PRÉFACE DE L'ÉDITEUR

 

L'EDITEUR ressent une joie sincère à offrir au peuple de l’Eternel cette édition des Figures du Tabernacle. Sous certains points de vue ce livre est l'œuvre littéraire la plus remarquable qui soit sortie de la plume féconde de notre Pasteur, bien que, en vérité, cela puisse être dit, sous d'autres points de vue du Volume I, sous d'autres points de vue encore du Volume V, et enfin, sous d'autres points de vue encore, du Volume VI. En effet, ses écrits, préparés avec soin, sont tous si excellents, qu'il est difficile de les différencier dans leur supériorité. Comme beaucoup d'autres personnes, l'Editeur peut témoigner de la puissance vivifiante de cet ouvrage pour le service en sacrifice dans son travail sacerdotal. Il ne connaît aucun ouvrage non inspiré qui l'ait aussi puissamment déterminé pour le service que ce petit livre, après qu'il eût constaté la véracité scripturale de ses enseignements sur la part de l'Eglise dans les offrandes pour le péché. Il espère que les Notes, les Questions béréennes, l'Index des citations bibliques et la Table des Matières, ajoutés comme appendice à l'ouvrage, augmenteront sa valeur pour qui en fera usage. Espérant et priant ardemment pour que la grâce du Seigneur puisse bénir le ministère de ce livre qui part vers une nouvelle mission d'utilité en faveur du peuple de l'Eternel, l'Editeur reste, avec beaucoup d'amour chrétien et l'assurance de ses prières pour l'Israël de Dieu en tout lieu,

 Votre frère et serviteur,

PAUL S. L. JOHNSON.

Philadelphie, Pie, le 22 Septembre 1936.

 


 

 

AVANT-PROPOS DE L'AUTEUR

 

 Ce petit livre, dans la première édition anglaise, fut publié en 1881 (en français en 1912. Trad.) et, sous la bénédiction du Seigneur, semble avoir été très utile à la classe pour laquelle il fut spécialement destiné : la sacrificature royale. Beaucoup de personnes de cette classe ont confessé que, comme un doigt de Dieu, il leur a montré la signification des types de l'Ancien Testament, lesquels n'avaient jamais été appréciés auparavant; ceci les a guidés dans le chemin du sacrifice de soi-même, en leur faisant voir la vraie signification des déclarations bibliques : " Offrez votre corps en sacrifice vivant ", " Achevez de souffrir ce qui reste des souffrances de Christ " ; " Si nous souffrons avec Lui, nous régnerons aussi avec Lui "; " Allons à Lui hors du camp en portant son opprobre ", en plus des nombreux "autres passages de l'Ecriture qui associent le peuple du Seigneur avec Lui " dans les souffrances du temps présent et dans la gloire à venir ".

 L'Auteur se réjouit que cela soit vrai, et prie pour que la bénédiction divine repose aussi sur cette nouvelle édition, laquelle est nécessaire pour la raison que les électro-clichés de l'édition précédente étaient usés et par le désir d'avoir son style général conforme à celui des Séries d'Etudes dans les Ecritures; car ce livre peut être considéré à bon droit comme un supplément et une suite au cinquième volume de cette œuvre, séparés pour plus de commodité. A part ces changements typographiques, l'addition d'un chapitre et quelques retouches dans la phraséologie pour rendre, si possible, quelques points plus clairs, il n'y a aucun changement. En vérité, aucune altération particulière n'a paru possible ou désirable pour le moment. (*). 

 (*) La présente édition française est la version améliorée de

l'édition 1912 - Trad.

 La compréhension des sujets traités ici semble être venue du ciel, a enseignée de Dieu ", au moment où la lumière était absolument nécessaire pour l'entière et claire présentation du Plan des Ages. Et ceux qui ont été bénis par la lecture de ce petit livre, et les autres qui seront encore bénis d'une manière analogue, nous l'espérons, peuvent tous estimer qu'ils sont aussi " enseignés de Dieu ". On remarquera que l'auteur a cherché à prouver chaque point et chaque application par la Parole de Dieu et n'a rien enseigné de lui-même ; il l'a reçu du Seigneur par Sa Parole et son esprit ; ainsi l'a-t-il présenté - avec les preuves - à quiconque a une oreille pour entendre.

 L'étudiant sérieux discernera que les applications des types présentés dans ce livre étant correctes, le Plan des Ages tout entier s'en trouve confirmé - justification, sanctification, et glorification de l'Eglise d'abord, et ensuite le rétablissement pour quiconque veut, de toutes les familles de la terre. Dès lors, de quel glorieux Evangile ceci est la clef.

 Cher Lecteur, si vous êtes convaincu que les enseignements ici présentés sont la vérité, ils éveilleront sûrement  en vous l'énergie et le zèle pour sacrifier vos intérêts terrestres, gagner le prix du haut-appel, afin de devenir l'un des sacrificateurs royaux qui seront bientôt associés avec le grand " Souverain Sacrificateur de notre profession " dans l'œuvre grandiose de bénir la création gémissante. Si vous recevez une bénédiction de ces vérités, si vous partagez leur esprit, vous désirerez passer la coupe rafraîchissante à d'autres qui ont besoin du même stimulant pour ranimer leurs cœurs défaillants. Et si vous désirez collaborer dans ce ministère, vous trouverez que tous les arrangements ont été agencés pour que vous puissiez obtenir ces brochures à un prix assez bas par douze ou par cent exemplaires. Celui qui reçoit de la nourriture à la table du Seigneur est honoré du privilège de pouvoir se joindre à ce service comme "collaborateur avec Dieu".

 Votre serviteur dans le Seigneur,

Charles T. RUSSELL.

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

CHAPITRE 1

LE TABERNACLE TYPIQUE

 Le Camp. Le Parvis. Le Tabernacle. L'Autel d'airain. La Cuve. La Table. Le Chandelier. L'Autel d'or. Le propitiatoire et l'Arche. La Porte. Le Premier Voile. Le Second Voile. Ce que ces choses signifient et leurs Antitypes

.................... p. 11

CHAPITRE II

 ISRAÉLITES, LÉVITES ET LA SACRIFCATURE

 Les Classes de l'Humanité typifiées par les Israélites. Les Lévites et les Sacrificateurs. L'Onction des Sacrificateurs. La Signification des Vêtements de Gloire et pour Ornement du Souverain Sacrificateur, considérés du point de vue Typique. L'Alliance Abrahamique. L'Alliance de la Loi et la Nouvelle Alliance, Préfigurées

 ..................... p. 25

 

CHAPITRE III

 CONSÉCRATION DE LA SACRIFICATURE

Lévitique 8 : 14 à 33.

 Mise a part pour le Service de Dieu. " Sois Fidèle jusqu’à la Mort ". " Sanctifiez-vous " et " Je vous Sanctifierai " 'Les Taureaux et les Béliers de Consécration. L'Huile d'Onction de la Consécration

 ...................... p 39

 

CHAPITRE IV

 LE GRAND " JOUR DE RÉCONCILIATION ".

Lévitique 16 : 3 à 33.

 L'Ordre du Type et ses Significations Antitypes. Le Taureau le Sacrificateur. L'Entrée dans les Lieux Saints avec le Sang l’Encens, le Parfum et la Mauvaise Odeur. L'Entrée dans le Très-Saint. Le Bouc de l’Eternel. Le Bouc d'Azazel. La Bénédiction du Peuple

....................... p. 49

 

CHAPITRE V

UN AUTRE TYPE DES SACRIFICES DE RÉCONCILIATION

Lévitique 9

 

 Sacrifices de Réconciliation répétés avec des Détails : Moïse et Aaron entrés dans le Tabernacle en ressortent pour bénir le peuple " Il apparaîtra à Ceux qui l'attendent ". " Apres la Mort, le Jugement " . Manifestation de l'Acceptation Divine du Sacrifice de Réconciliation

...................p 81

 

CHAPITRE VI

SACRIFICES QUI SE FONT APRES LE " JOUR DE RECONCILIATION "

 Ces Sacrifices typifient la Repentance, les Vœux, les Alliances, etc.., durant le Millenium. Les Holocaustes du Peuple. Leurs offrandes de Paix. Leurs Offrandes d'Aliments et de culpabilité. Les Types montrent que les Distinctions de Sexe cesseront, ...

   ....................... p. 97

 

CHAPITRE VII

" LA CENDRE D'UNE GÉNISSE SUR CEUX QUI SONT SOUILLES "

Hébreux 9 : 13.

 Ce n'est pas un des Sacrifices du " Jour de Réconciliation, " pas d'avantage un des Sacrifices pour le Peuple qui suivent ce Jour. La Classe typifiée par ce Sacrifice. L'Apôtre Paul, le Sacrificateur qui témoigne concernant l’antitype . L'Aspersion de a cendre pour la Purification du Peuple se fera durant l'Age Millénaire. Comment cette Purification se fera

.....................p.111

 

CHAPITRE VIII

AUTRES TYPES SIGNIFICATIFS.

 Les Poteaux du Parvis. Les Courtines Blanches. Les Agrafes d’argent, Les Poteaux de la Porte du Saint et du Très-Saint. La Table d'Or. le Chandelier d'Or. Les Sacrificateurs Antitypes qui voient les Choses Profondes et les Lévites qui ne les voient pas. L'Autel d'Or. L'Arche de l'Alliance dans le Très Saint; Son contenu et sa signification. Le propitiatoire. Les Deux chérubins. Le Sacrificateur sans Tache. Le Mystère caché dans tous les Ages.

……...............p.119

 


LES FIGURES DU TABERNACLE :

 

TYPES DES

" SACRIFICES PLUS  EXCELLENTS "

 

 

CHAPITRE PREMIER

 

LE TABERNACLE TYPIQUE

 

Le camp. Le parvis. Le tabernacle. L'autel d'airain. La cuve. La table. Le chandelier. L'autel d'or. Le propitiatoire et l'arche. La porte, le premier Voile. Le second voile. Ce que ces choses signifient et leurs antitypes.

Le Tabernacle, que Dieu avait commandé au peuple d'Israël de construire dans le désert de Sin, et qui était lié à tous les services religieux et cérémonies de ce peuple fut, comme nous le dit l'apôtre Paul, « la figure, l'ombre des biens à venir " (Héb. 8:5; 10:1 ; Col 2:17). En fait, la nation d'Israël tout entière, aussi bien que ses, lois, ses services, et ses cérémonies religieuses, servaient de type. Cela étant admis, notre compréhension du plan et de l’œuvre de salut s'accomplissant maintenant aussi bien que leur développement futur, ne peut qu'être grandement éclairée par une étude attentive de ces "figures" qui furent répétées chaque année pour notre édification jusqu'à ce que l'Age de l'Evangile ait introduit leurs antitypes ; la réalité, (1 Pierre 1:11 ; Héb. 10:1-3).

 Ce n'est pas simplement pour obtenir une connaissance historique des coutumes, des cérémonies et du culte Juif que nous voulons entreprendre l'étude de ce sujet, mais afin que nous puissions être édifiés par la compréhension de la substance en examinant la "figure" comme c'était le dessein de Dieu en faisant cette institution.

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 Ce n'est que lorsque nous comprenons avec quel soin Dieu a guidé et dirigé tous les détails de ces figures que nous pouvons y attacher toute l'importance qu'elles comportent. D'abord, Il emmena Moïse sur la montagne et lui fit voir le modèle d'après lequel ces choses devaient être faites ; Ensuite, Il lui recommanda de n'en oublier aucune particularité : - " Aie soin de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne." (Héb. 8:5 ; Ex. 25:40). Il en fut de même pour tous les menus détails du service, chaque point, chaque iota du type devait être accompli avec exactitude, parce qu'il illustrait quelque chose de plus grand et de plus important qui devait venir plus tard. Et afin que ces figures pussent toutes être exécutées fidèlement et que le peuple ne pût devenir négligent, le châtiment ordinaire pour toute violation, était la mort. - Voyez par exemple : Ex. 28:43 ; Nomb. 4:15, 20 ; 17:13 ; 2 Sam. 6:6, 7 ; Lév. 10:1, 2.

Si nous nous rendons nettement compte du soin que Dieu prit pour établir la "figure", cela devrait non seulement nous donner confiance en son exactitude, que pas un iota ou un trait ne doit passer sans qu'il soit accompli (Mat. 5:18), mais devrait aussi éveiller en nous, pour le plan de Dieu, un vif intérêt, au point de nous amener à l'examiner de près et à rechercher soigneusement la signification de ces figures. C'est ce que nous nous proposons maintenant de faire, avec la bénédiction divine promise, assurés que parmi ceux qui sont vraiment les consacrés de Dieu, - ses enfants engendrés de son Esprit - " Celui qui cherche trouve et l'on ouvre à celui qui frappe."

 

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LA CONSTRUCTION DU TABERNACLE

 

C'est dans l'Exode, ch. 25 à 27 que nous trouvons les instructions données à Moïse pour la construction du Tabernacle, et dans l'Exode 35 à 40, le récit de l'accomplissement du travail.

Brièvement exposé, le Tabernacle était une construction faite d'une série de planches de bois de sittim (acacia), recouvertes ou plaquées d'or, reposant sur des socles d'argent (Z. Kahn et Crampon) et solidement retenues ensemble par des barres de même bois également recouvertes d'or.

Cette construction avait 10 coudées de large, 10 coudées de haut et 30 coudées de long, et était ouverte sur la façade Est. Elle était recouverte par une grande toile de lin blanc, entrelacée de figures de chérubins, en bleu, en pourpre et en écarlate. L'ouverture de la façade était fermée par une courtine d'une toile semblable à celle de la couverture, et était appelée "la Porte" ou premier voile, un autre rideau de la même toile, pareillement brodé de figures de chérubins, appelé "le Voile" (ou second voile), était suspendu de manière à diviser le Tabernacle en deux appartements. Le premier de ces appartements, le plus grand, qui avait 10 coudées de large et 20 coudées de long, était appelé le " Saint " (*). Le second appartement, celui qui était en arrière, de 10 coudées de long et de 10 coudées de large, était appelé le "Très Saint ". Ces deux appartements constituaient le Tabernacle proprement dit; et une tente fut élevée au-dessus pour l'abriter. Cette tente était faite d'une couverture de drap (cachemire) de poil de chèvres, d'une autre de peaux de béliers teintes en rouge, et d'une autre de peaux de veaux marins. (Crampon) (mal traduit peaux de blaireaux) (**).

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(*) Cela est fréquemment, mais improprement, appelé "le lieu saint" dans nos différentes versions bibliques, et dans ces cas le mot lieu devait être en italique, indiquant qu'il est fourni par les traducteurs comme par exemple, en Ex. 26: 33. (Crampon. Pour le différencier d'avec le parvis - met un L majuscule). Cette erreur trompe beaucoup parce que c'est le " parvis " qui est appelé le "lieu saint" Quand lieu n'est pas en italique, il est toujours question du " Parvis ". Voyez Lév. 14:13 ; 6:27. Le " Saint " est quelquefois aussi appelé le Tabernacle d'assignation. Le " Très Saint " ou le " Saint des Saints", est aussi traduit (à tort par Darby) " lieu très saint ". [Crampon, L., Seg. et 0. Traduisent mieux: "sanctuaire"). Lieu, en italique. Exemples : Lév. 16:17,20, 23. [Cette place est aussi appelée le saint sanctuaire ou le sanctuaire de sainteté dans Lév. 16:33). En Parlant de ces pièces, nous appellerons respectivement chacune d'elles; le " Parvis ", le " Saint " et le " Très Saint ". Le manque d'intérêt des chrétiens à apprécier ces descriptions typiques", et aussi le manque d'une exactitude uniforme de la part des traducteurs du Lévitique, ont été la cause de ces différentes traductions qui induisent en erreur ceux qui étudient la Bible.

 

(**) [La coudée sacrée de 25 pouces, soit de 0,63 m, environ, est celte du Tabernacle}.

LE PARVIS OU SAINT LIEU

 Le Tabernacle était entouré d'une cour ou "Parvis", à l'extrémité duquel il se trouvait. Ce parvis de 50 coudées de large et 100 coudées de long, était formé par une clôture de courtines de lin, suspendues par des agrafes d'argent, placées au sommet de poteaux de bois ayant 5 coudées de haut, qui étaient eux-mêmes enchâssés dans de pesants socles de cuivre (mal traduit par " airain "), et tendues, comme la tente qui couvrait le Tabernacle avec des cordes et des épingles. L'enclos tout entier était une place sainte, et en conséquence, appelé le "Lieu Saint", ou le " Parvis du Tabernacle ". Son ouverture était du côté de l'est, comme la porte du Tabernacle, et on l'appelait : la "Porte". Cette "Porte" était de lin blanc, entremêlé de bleu, de pourpre et d'écarlate (D).

 Il est bon de remarquer que les trois entrées, c'est-à-dire : la "Porte du Parvis", la "Porte du Saint", et le "Voile" du "Très Saint", étaient de même toile et des mêmes couleurs. En dehors du Tabernacle et de son "Parvis", se trouvait le "Camp" d'Israël, qui l'entourait de tous côtés à une distance respectueuse.

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L'AUTEL. D'AIRAIN.


 


LE MOBILIER

 Le mobilier du "Parvis" ne comprenait que deux meubles principaux : "l'Autel d'airain" et la "Cuve", avec leurs ustensiles respectifs.

 En dedans de la porte, et immédiatement en face d'elle, se trouvait "l'Autel d'airain". Cet autel était en bois, recouvert de cuivre, et avait 5 coudées carrées et 3 coudées de haut. Divers ustensiles appartenaient à son service: "vases à feu", (appelés encensoirs), pour transporter le feu à "l'Autel des parfums", bassins (pour recevoir le sang), fourchettes, pelles, etc.  Ensuite, entre "l'Autel d'airain" et la porte du Tabernacle, était la "Cuve". Elle était faite de cuivre poli et contenait de l'eau ; les sacrificateurs s'y lavaient avant d'entrer dans le Tabernacle.

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La cuve

 


Le mobilier du Tabernacle se composait d'une "Table", d'un "Chandelier", d'un "Autel des parfums" dans le "Saint" ; et de l'Arche du Témoignage" dans le "Très Saint".

 LA TABIE DES PAINS DE PROPOSITIOM


 


 Dans le premier appartement du Tabernacle, le "Saint", du côté droit (nord) se trouvait la "Table des pains de proposition" ; elle était en bois recouvert d'or, et sur cette table étaient placés douze pains sans levain en deux piles, avec de l'encens au sommet de chaque pile. (Lév. 24:6, 7). Les sacrificateurs seuls pouvaient manger de ce pain ; il était saint et on le renouvelait chaque septième jour ou sabbat.

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Du côté opposé à la "Table des pains de proposition", se trouvait le "Chandelier", fait d'or pur battu (martelé), ayant sept branches et une lampe à chaque branche. C'était la seule lumière dans le "Saint", car, ainsi que nous l'avons vu, la lumière naturelle était obscurcie par les voiles et les courtines et il n'y avait aucune fenêtre. Ses sept lampes étaient nettoyées, arrangées et pourvues d'huile, etc. par le Souverain Sacrificateur lui-même qui, en même temps, offrait l'encens sur "l'Autel d'or".

Le Chandelier d'or.


 


L'Autel des parfums.


 


Plus loin, tout près du "Voile", se trouvait un petit autel de bois recouvert d'or, appelé " l'Autel d'or "  ou "l'Autel des parfums". Là, il n'y avait pas de feu, sauf lorsque le sacrificateur en apportait dans les encensoirs qui étaient placés au sommet de cet " Autel d'or ", et qu'il émiéttaint l'encens dessus, Il se produisait alors une fumée odoriférante ou parfum qui, remplissant le " Saint", pénétrait aussi au-delà du "second voile", dans le "Très-Saint" ou "Saint des Saints"

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  L'ARCHE DU TEMOIGNAGE.

 

 


 Au-delà du "Voile", dans le "Très Saint", il n'y avait qu'un seul meuble - "l'Arche", sorte de coffre rectangulaire, fait de bois recouvert d'or, muni d'un couvercle d'or pur, appelé le "Propitiatoire". Par dessus (et tirés de la même masse) étaient deux chérubins en or battu. Dans cette "Arche" (sous le Propitiatoire) étaient placés le vase d'or contenant la verge d'Aaron qui avait fleuri, et les deux Tables de la Loi. (Héb. 9:4). Une lumière surnaturelle apparaissait sur le Propitiatoire et brillait entre les chérubins, représentant la présence divine. C'était la seule lumière du "Très Saint".

 Il est à remarquer que tous les meubles qui se trouvaient dans le Tabernacle étaient en or ou recouverts d'or, tandis que, dans le "Parvis", tous les objets étaient en cuivre. Nous croyons que le bois recouvert par ces métaux était employé afin de rendre ces objets plus légers et plus faciles à transporter que s'ils avaient été en métal massif, ce qui avait son importance en voyage. Les vases du Temple, qui avaient les mêmes symboles, étaient de métal massif (1 Rois 7:47-50). Nous pensons que les deux métaux, or et cuivre, représentent deux natures différentes - le cuivre représentant la nature humaine dans sa perfection, un peu inférieure à la nature angélique ; et l'or représentant la nature divine, bien au-dessus des anges, principautés et puissances. De même que l'or et le cuivre se ressemblent beaucoup en apparence, bien que de qualités différentes, ainsi la nature humaine est une image et une ressemblance de la nature divine, adaptée aux conditions terrestres.

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 On remarquera que l'arrangement des  CAMP, PARVIS ET TABERNACLE en trois divisions principales, distinctement séparées et différenciées, représente trois classes distinctes, bénies par la réconciliation, et que les deux parties du Tabernacle représentent deux conditions de l'une de ces classes.

Le "Camp" représente la condition de l'humanité dans le péché, ayant besoin de la réconciliation, la désirant, ainsi que les bénédictions qui en découlent, cependant analysant indistinctement ses désirs et ses gémissements. Dans le type, le "Camp", c'était la nation d'Israël. Les Israélites étaient séparés de toutes les choses saintes par les courtines de lin blanc représentant un mur de foi pour ceux qui sont en dedans, mais un mur d'incrédulité pour ceux qui sont en dehors, ce mur leur dérobant la vue des choses saintes qui sont à l'intérieur et les empêchant d'y avoir accès. Il n'y avait qu'une seule ouverture pour entrer dans le "Lieu saint" ou "Parvis" ; le type témoignant ainsi qu'il n'y a qu'une seule voie pour aller à Dieu, une seule "porte" - Jésus. " Je suis le chemin... nul ne vient au Père que par Moi". "Je suis la porte". (Jean 14:6 ; 10:9).

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 Le "Parvis" représente la condition de justification, dans laquelle nous entrons par la foi en Christ, la "porte". Les Lévites (types des croyants justifiés) seuls étaient admis à venir dans ce "parvis" après le jour de réconciliation. Ils avaient accès à "l'Autel d'airain" et à la "Cuve" et faisaient le service dans le "Parvis", mais n'avaient pas le droit, en tant que Lévites (croyants) d'entrer dans le Tabernacle, ni même d'y regarder. (Nom. 4:19, 20). Tout ce qui se trouvait dans le "Parvis" était en cuivre, ce qui indique que la classe qui y était admise représentait celle des hommes justifiés. Le "Parvis" ne représente pas la condition de la classe spirituelle pendant l'Age de l'Evangile, bien que les sacrificateurs s'en servaient aussi pour accomplir leur sacrifice et pour se laver.

 Le "Tabernacle", avec ses deux parties, représentait les deux conditions de tous ceux qui subissent un changement de nature - de la nature humaine à la nature spirituelle. Le premier appartement, le "Saint", représentait la condition de tous ceux qui, (comme Lévites - croyants justifiés), ont consacré leur nature humaine jusqu'à la mort, afin de devenir participants de la nature divine (2 Pierre 1:4), ayant été engendrés de l'Esprit. Le second appartement, le "Saint des Saints", au-delà du "Voile" _ la mort - représentait la condition des fidèles " vainqueurs " qui atteindront la nature divine. Ceux-là, après avoir complété leur consécration dans la mort, seront complètement changés, nés d'entre les morts par la Première Résurrection, à la nature divine et à son organisme. Aucun être humain, quelle que soit sa foi, serait-il purifié de tout péché, justifié pleinement de tout aux yeux de Dieu, et reconnu parfait, ne peut avoir une place ou quelque privilège dans les choses spirituelles représentées dans les intérieurs du Tabernacle et du Temple. Il ne peut même pas regarder dans les choses spirituelles, dans le sens de les apprécier. Mais, durant l'Age de l'Evangile, il y en a qui sont "appelés" à consacrer leur nature humaine et à la sacrifier au service de Dieu, pour hériter en échange la nature spirituelle - comme membres du Corps de Christ. "L'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'Esprit... il ne peut les connaître parce que c'est spirituellement qu'on en juge", (1 Cor. 2:14).

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Le fait que, dans le Tabernacle, tout était en or, représentant la nature divine, indique qu'il représente la condition de ceux seulement qui sont appelés à la nature divine. Seuls, ceux d'entre les Lévites qui étaient consacrés pour offrir des sacrifices (les Sacrificateurs), avaient accès au Tabernacle ; de même, seuls ceux de la maison de la foi qui se sont consacrés, donnés en sacrifice, jusqu'à la mort même, sont dans les conditions divines représentées dans le Tabernacle.

 Le "Parvis", la condition humaine justifiée, est atteint par la foi seule. Donc, si nous voulons expérimenter un changement de nature et devenir de "nouvelles créatures", "participants de l'appel céleste", "participants de la nature divine", nous devons, non seulement garder la foi qui justifie, mais nous devons faire davantage. Ainsi l'entrée dans le "Saint" implique notre pleine consécration au service de l'Eternel, notre engendrement de l'Esprit et notre enrôlement dans la course pour le prix de la nature divine, dont les conditions sont : fidélité à notre vœu en crucifiant la chair justifiée, en présentant notre volonté humaine et notre corps à Dieu en sacrifice vivant ; ne recherchant plus les plaisirs humains, les honneurs, la louange, etc.., mais étant morts à tout cela et vivants aux impulsions célestes. Cependant, dans cette condition, c'est toujours par Christ Jésus notre Seigneur, qui, non seulement nous ouvre la "Porte" de la justification par la foi en son sang, mais nous ouvre aussi la "Porte" (le premier voile) dans le Tabernacle, un " nouveau chemin de vie ", pour entrer dans le "Tabernacle", comme êtres spirituels, à travers et au-delà du second voile, par le sacrifice de notre chair justifiée.

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 Ainsi, les deux appartements du Tabernacle, le "Saint" et le "Très Saint", représentent deux phases ou étapes de la nouvelle vie à laquelle nous sommes engendrés par le Saint Esprit.

 Le " Saint ", représentait la condition actuelle de ceux qui sont engendrés de Dieu par la Parole de la Vérité (Jac. 1 : 18). Ceux-ci, en "nouvelles créatures", avec des pensées célestes, bien que toujours dans "la chair", ont leur vie réelle (intérieure) et marchent avec Dieu en dedans du premier voile de  consécration et au-delà de la vue intellectuelle du monde et des croyants non consacrés. Ils jouissent de la lumière intérieure du " chandelier d'or ", tandis que les autres sont dans les "ténèbres du dehors"; ils mangent de la nourriture spirituelle spéciale, représentée par les " pains de proposition " sans levain, et ils offrent l'encens sur "l'autel d'or", acceptable par Christ Jésus.

 Le " Très Saint " représentait la condition parfaite de ces nouvelles créatures qui, fidèles jusqu'à la mort, gagnent le grand prix de notre haut appel en participant à la première résurrection (Apoc. 20 :6). Alors, au-delà des deux voiles - l'esprit charnel et le corps charnel - elles posséderont des corps spirituels glorieux, aussi bien que des dispositions spirituelles. Elles seront semblables, au-delà du voile, à leur Conducteur et Précurseur qui, après y être entré comme notre Rédempteur, a inauguré pour nous, ce " chemin nouveau et vivant " - un nouveau chemin de vie. (Héb. 10:20 ; 1 Jean 3:2).

 La créature avec des dispositions spirituelles dans le "Saint", regarde par la foi dans le "Très Saint" à travers le "Voile" déchiré, entrevoyant la gloire, l'honneur et l'immortalité au-delà de la chair, et cette espérance est comme une ancre ferme et sûre, qui pénètre au-delà du voile (Héb. 6:19 ; 10:20).

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 Nous voyons alors que la justification par la foi, notre première étape vers la sainteté, nous amène à une condition de "paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ" (Rom. 5:1). Quand nos péchés sont pardonnés ou reconnus couverts par la justice de Christ, nous sommes d'un degré plus près de Dieu, mais encore des humains - dans le "Parvis". Si nous voulons atteindre le prix du "haut appel" qui est de Dieu en Christ Jésus et entrer par le "Saint" dans le "Très Saint", nous devons suivre LES TRACES DE JÉSUS, notre Conducteur et notre Tête ou Chef, le "Souverain Sacrificateur de notre profession" [c'est-à-dire, le Souverain Sacrificateur de notre ordre de sacrificature] - la "sacrificature royale" (Héb. 3:1 ; 1 Pierre 2:9) :

 (1) Par la foi dans le sacrifice de Christ pour notre rançon, lequel est représenté par l'Autel d'airain, le voile d'incrédulité et de péché est traversé et nous entrons par la Porte dans le Parvis. Cette étape est celle par laquelle notre Seigneur Jésus n'est jamais passé, car n'étant pas un être de la souche adamique, mais saint, sans souillure et séparé des pécheurs, il n'avait jamais été en dehors de la condition du "Parvis".

 (2) En renonçant à notre volonté humaine justifiée et à toutes nos aspirations et espérances humaines, nous traversons le premier voile, ou voile de la disposition de l'esprit humain - estimant que la volonté humaine est morte : c'est-à-dire ne la consultant plus, mais ne consultant que la volonté de Dieu. Nous nous trouvons maintenant dans le " Saint " comme " nouvelles créatures " - dans le premier des " Célestes " (L.), ou Saints (Eph. 2:6 (Diaglott) et nous commençons à être éclairés par le "Chandelier d'or" (la Parole de Dieu) concernant les choses spirituelles - ("les choses profondes de Dieu") et à être rafraîchis et fortifiés journellement par la vérité, comme elle est représentée par les "pains de proposition" que les sacrificateurs seuls avaient le droit de manger (Mat 12 : 4). Ainsi éclairés et fortifiés, nous offrons journellement des sacrifices sur "l'Autel d'or", agréables à Dieu par Jésus-Christ - un parfum d'agréable odeur à nôtre Père (1 Pierre 2 : 5). (*).

(*) Le mot spirituel ne se trouve pas, avec juste raison, dans le plus ancien manuscrit grec, le Sinaïticus. Ce ne sont pas des droits, privilèges, vie, etc., spirituels, mais humains, qui sont sacrifiés.

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 Ainsi tous les saints, tous les consacrés, sont maintenant dans une condition "céleste" ou "sainte" - "assis [dans le repos et la communion] avec Christ dans [le premier de ces] lieux célestes", mais ils ne sont pas encore entrés dans le " Très Saint ". Un autre voile doit auparavant être traversé. De même que le passage du voile précédent représentait la mort à la volonté HUMAINE,- ainsi le passage du second voile représente la mort du corps HUMAIN ; et les deux sont requis pour compléter notre "sacrifice". L'esprit charnel et le corps charnel doivent être laissés derrière avant d'entrer dans le " Saint des Saints " - rendus parfaits comme participants à la nature divine et à ses conditions spirituelles : parce que la chair et le sang ne peuvent, hériter le Royaume de Dieu. 1 Cor. 15 : 50 ; comp. Jean 3 : 5, 8, 13.

 Avec ces pensées, présentes à notre esprit, concernant les trois conditions représentées par ces trois places : " Camp", " Parvis" et " Tabernacle" nous pourrons, dans l'étude suivante, considérer en particulier les trois classes qui viennent sous ces conditions, c'est-à-dire : le Monde incrédule, les Croyants justifiés et les Saints ou Croyants consacrés, typifiés respectivement par les Israélites, les Lévites et la Sacrificature.

 

CHAPITRE II

 

Israélites, lévites et la sacrificature les classes de l’humanité typifiées par les Israélites, les lévites et les sacrificateurs. L'onction des sacrificateurs. La signification des "vêtements de gloire et de beauté" du Souverain Sacrificateur, considérés du point de vue typique. L'alliance abrahamique, l'alliance de la Loi et la Nouvelle Alliance préfigurées.

 

 IL est important que nous ayons une idée claire, non seulement sur la structure du Tabernacle, sur son ameublement, et leur signification typique, mais aussi que nous sachions quelque chose sur les acteurs qui s'y meuvent et leur signification comme types.

 Israël est employé dans de nombreux exemples pour typifier l'Eglise chrétienne. Par exemple, lorsqu'il quitta l'esclavage de l'Egypte, il fut un type des enfants de Dieu qui entendent son appel à sortir du monde et à s'engager  à son service.

 La traversée du désert représente le fatigant pèlerinage par lequel plusieurs passent, cherchant le repos de la Canaan promise - " Venez à moi... et je vous donnerai du repos ". Il en est de la réalité comme dans le type, le repos de la Canaan promise n'est pas éloigné, si les enfants de Dieu avaient assez de foi pour y monter et, sans tarder, y entrer par la foi. Dieu a pourvu à d'abondantes provisions pour eux : cependant ils marchent à travers le Désert du péché, cherchant le repos et ne le trouvant pas, parce qu'ils manquent de foi dans les promesses de Dieu. Quelques-uns errent ainsi pendant un temps très long, d'autres n'entrent jamais dans le repos de Canaan à cause de leur incrédulité. Mais si Israël, selon la chair, sert ainsi, et dans d'autres manières, à typifier l'Israël selon l'esprit, cependant, comme nous l'examinons maintenant, par rapport au Tabernacle, c'est un type totalement différent. Ici, Israël typifie indubitablement tous les humains. L'offrande pour le péché, le sacrifice, la réconciliation, rendus typiques, etc., pour eux (et pour eux seuls), étaient des types des " meilleurs sacrifices " et d'une réconciliation faite en faveur du monde entier, ainsi que nous lisons : "Jésus est la propitiation pour nos péchés; et non pas seulement pour les- nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier", (1 Jean 2:2; Héb. 9:23). En un mot, Israël fut un type, aussi bien que le Tabernacle, les Sacrificateurs, les Lévites et les sacrifices. Le symbole qui fut fait d'Israël et pour Israël, s'est réalisé depuis le premier avènement de Christ, sur un plan plus élevé et sur une plus grande échelle, ceci étant la réalité de ce que fut le type ou ombre.

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 Comme Israël typifiait le monde, ainsi la tribu des Lévites typifiait la " maison de la foi ", ou tous ceux qui croient en Jésus et en sa rançon. La Sacrificature, un seul corps sous un seul chef ou Souverain Sacrificateur, était le type du "Petit Troupeau", lequel avec sa "Tête" ou Souverain Sacrificateur, constitue une sacrificature royale dont les membres, après te temps actuel de sacrifice, doivent être rois et sacrificateurs à Dieu, et régner sur la terre (Apoc. 5:10).

 Sous cette lumière, nous voyons Jésus, le Souverain Sacrificateur, non un sacrificateur de l'ordre d'Aaron, lequel n'était que le type d'une profession ou ordre plus élevé, mais la Tête de la sacrificature réelle de laquelle les autres n'étaient que des figures (Héb. 3:1; 4:14). La sacrificature aaronique typifiait bien plus l'humiliation et les souffrances de Christ que sa gloire future - Melchisédek étant le type du Christ comme sacrificature royale.

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Mais avant que les sacrificateurs, les membres du Corps de Christ, la sacrificature royale, soient unis à leur Tête et commencent leur règne, ils doivent " souffrir avec Lui", participer aux sacrifices antitypes, comme nous le montrerons bientôt - 2 Tim. 2:12.

 L'apôtre Pierre montre quels étaient ceux qui étaient typifiés par la sacrificature aaronique, quand, s'adressant à ceux qui étaient sanctifiés il dit : " Vous êtes... une sainte sacrificature pour offrir des sacrifices agréables à Dieu par Jésus-Christ". ".Vous êtes une sacrificature royale (1 Pierre 2: 5, 9). Ils sont tous ministres, (serviteurs) de la vérité, bien qu'ils ne soient pas tous prédicateurs et docteurs en théologie, et chacun doit faire sa part en se sacrifiant lui-même avant d'être trouvé digne d'être cohéritier avec Christ. Il n'y a que ceux qui souffrent avec Lui auxquels soit faite la promesse de régner avec Lui. - Romains 8:17.

 Les apôtres ont mentionné à maintes reprises notre Seigneur Jésus comme étant la Tête ou Chef sacrificateur de cette sacrificature, de ce " Petit Troupeau ". Nous ne ferons qu'une seule citation : " Frères saints [ la sacrificature royale ], participants à l'appel céleste, considérez l'Apôtre et le Souverain Sacrificateur de notre profession", [de notre ordre de sacrificateurs à venir ], Christ Jésus • Héb. 3:1.

Si nous considérons maintenant l'inauguration de la sacrificature type, nous remarquons que la tribu des Lévites (type de tous les croyants justifiés) existait avant que la sacrificature fût instituée. Ainsi, dans l'antitype, la " sacrificature royale " commença avec l'onction de Jésus, le Souverain Sacrificateur (au baptême, Luc 3:22 ; Actes 10:38) ; mais il y avait eu des croyants justifiés par la foi en Christ bien avant cela. Par exemple, Abraham crut à Dieu. et fut justifié par sa foi (Rom. 4 : 2, 3). Bien que même le type ne fût pas encore venu de son temps, Abraham, comme croyant justifié, fut un membre de la " maison de la foi ", typifiée par les Lévites. Mais personne ne fut choisi comme membre de la " sacrificature royale " avant que le Chef ou souverain Sacrificateur de cet ordre eût d’abord été initié et installé dans sa charge Depuis lors l'initiation et l'installation des sacrificateurs a été le travail spécial de cette dispensation chrétienne ou Age de l'évangile. Ainsi les sacrificateurs qui se consacrent maintenant étant installés et s'offrant eux-mêmes comme sacrifices, sont préparés comme des instruments de Dieu pour la royauté dans le Royaume et ainsi pour bénir toutes tes familles de la terre.

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LA SACRIFICATURE

Il est bon de remarquer que, dans chaque cérémonie pour l'ordination et le travail de la sacrificature, le Souverain Sacrificateur était le premier : ainsi en est-il dans la sacnficature antitype, où Jésus fut le premier - le Conducteur, le Capitaine, le Précurseur, enseignant clairement que personne ne l'avait précédé. Nous voyons donc qu'aucun des patriarches ou des prophètes n'est du „ Petit Troupeau ", de la " sacrificature royale ", autrement appelée " l'Epouse ", la " Femme de l'Agneau ". Bien qu'ils soient appelés a être grandement bénis comme serviteurs de l'Eternel, leur service ne sera pas aussi magnifiquement élevé que celui des sacrificateurs, ni leur honneur aussi grand ; néanmoins, comme cela est représenté pour les Lévites, leur travail et leur honneur futurs seront évidemment grands.  " Le chemin étroit qui conduit à la vie " (immortalité) ne fut pas ouvert avant la venue de Jésus. Il y marcha le premier. " II a mis en lumière la vie et l'immortalité ». (2 Tim. 1:10). Et si tous les croyants fidèles (Lévites) peuvent, dans l'avenir, devenir possesseurs de ta vie éternelle, ainsi que le monde (représenté par le " Camp d'Israël ") s'il veut l'accepter durant l'Age millénaire, cependant seuls les membres de la sacrificature, ceux qui vainquent et qui suivent leur Conducteur dans le chemin étroit de la vie - sacrifiant leurs intérêts humains - recherchant ainsi la gloire, l'honneur et l'immortalité (Rom. 2:7), deviendront pour toujours possesseurs de ce degré illimité de vie, appelé immortalité, possédée à l'origine seulement par Jéhovah Dieu, et par notre Seigneur Jésus-Christ depuis sa résurrection. (Voyez Le Plan des Ages, chapitres X et XI).

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  L'ONCTION

Sous la Loi, l'onction était la cérémonie par laquelle les sacrificateurs étaient installés dans leur service. Ils étaient oints pour leur charge avec un onguent particulier appelé l' " Huile de l'onction sainte ". Cette huile n'était employée que pour les sacrificateurs, et il n'était permis à personne d'autre d'en avoir ou d'en fabriquer. (Ex. 30 : 35-33, 38). Cette huile typifie le Saint-Esprit de filiation, par lequel nous, la vraie " sacrificature royale ", sommes scellés comme fils de Dieu. Les consacrés seuls, les sacrificateurs, peuvent être oints ainsi. Aaron, le Souverain Sacrificateur type, représentait Jésus, la Tête, et l'Eglise comme membres du Corps - le grand Souverain Sacrificateur antitype. Aaron n'étant qu'un homme pécheur comme les autres, avait besoin de se laver afin de représenter convenablement la pureté de l'antitype, Jésus qui fut sans péché, et celle de son Eglise, purifiée par son précieux sang, et le lavage d'eau par la Parole - Eph. 5:26.

 Après s'être lavé, Aaron était revêtu des saints vêtements pour " gloire et pour ornement " (Ex. 28 : 2 - L), et, en dernier lieu, l'huile d'onction était répandue sur sa tête (Ex. 29:7). Chaque article de ce glorieux habillement était typique des qualités et des pouvoirs du grand Libérateur - Tête et Corps - tels que Jéhovah les discernait, regardant dans l'avenir, au temps de la " manifestation des Fils de Dieu " et l'accomplissement en eux de ses promesses.

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LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR DANS SES VÊTEMENTS DE "GLOIRE ET DE BEAUTÉ " TYPIQUES

 

 " Voici les vêtements : un pectoral, et un éphod, et une robe, et une tunique brodée, une tiare, et une ceinture ". (Ex. 28 : 4).

 La " tunique " de lin blanc représentait la pureté du Souverain Sacrificateur, tandis que les broderies montraient la croissance de ce caractère pur en œuvres de grâce.

 La " tiare ", une bande de fin lin blanc (type de la justice) qui se plaçait autour du front, et à laquelle la lame d'or pur, ou " couronne ", était attachée par un cordon bleu, ce qui montrait que la couronne lui appartenait en justice [et était fidèlement employée].

 Sur la lame d'or étaient écrits ces mots : " Sainteté à l'Eternel ", proclamant ainsi : Ce Souverain Sacrificateur est entièrement voué à l'accomplissement des desseins de Jéhovah. La couronne d'or proclamant aussi sa royauté: Christ sera " un sacrificateur sur son trône " - un " sacrificateur à toujours, selon l'ordre de Melchisédek ". _ Zac. 6 : 13, PS. 110 : 4 ; Héb. 7 : 17.

 " La Ceinture de lin " indiquait un serviteur juste : lin - justice -, ceinture - servitude.

 La " robe bleue " représentait sa fidélité. Sa frange était faite de clochettes d'or et de grenades. La grenade étant un fruit de choix, montrait que du fidèle accomplissement de l'œuvre de sacrifice du Rédempteur est sorti un riche fruit - la rédemption de la vie perdue de la race humaine. Les clochettes d'or signifient que lorsque notre Souverain Sacrificateur apparaîtra en gloire et en splendeur, le fruit de son œuvre de sacrifice sera rendu manifeste à tous - sera proclamé à tout le monde, comme dans le type, les clochettes le proclamaient à tout Israël. Cela est indiqué par leur proximité, les clochettes attirant l'attention sur le fruit.

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LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR DANS SES VETEMENTS TYPIFIANT LA GLOIRE FUTURS DU CHRIST.


 


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" L'Ephod " était fait de tissu pourpre, bleu, et écarlate, de fils blancs et or, habilement et merveilleusement entrelaces. II se composait de deux parties, l'une suspendue par devant et l'autre par derrière. Ces deux parties étaient réunies ensemble par deux agrafes d'or, qui reposaient sur les épaules. L'Ephod typifie les deux grandes alliances - l'Alliance Abrahamique est représentée par la partie placée sur la poitrine, et la Nouvelle Alliance, par celle placée derrière, ce qui montre que toutes deux sont sous la dépendance de notre Souverain Sacrificateur. Ces deux alliances sont placées sur Lui : s'il faillit à les soutenir à exécuter leurs termes et conditions, elles tombent, elles échouent. Mais, Dieu merci, ces alliances sont unies et fermement attachées sur lui par des agrafes d'or (puissance divine), aussi bien que liées à lui par la " ceinture artistement faite (v. note D.) " - un cordon fait avec le même tissu que l'éphod.

 Cette " ceinture artistement faite ", semble dire : C'est un serviteur, et comme c'est la ceinture de l'éphod, elle nous dit que celui-ci est " le Messager (Serviteur) de l'Alliance, en qui vous prenez plaisir „ - Malachie 3:1.

 La partie de l'Ephod qui représente la Nouvelle Alliance fut garantie au Calvaire ; car la mort de notre Seigneur ne fut-elle pas " le sang de la Nouvelle Alliance " en laquelle participent ses membres ? - Mat 26:28 ; 1 Cor. 10:16.

 L'autre partie est incomplète, excepté cependant que notre Père céleste la voit accomplie dans l'avenir : car l'Alliance Abrahamique promit le développement de la Semence d'Abraham, par laquelle la Nouvelle Alliance bénira tout le peuple, et cette semence n'est pas encore complète. Il est vrai que notre Seigneur Jésus est la semence, cependant Dieu avait prévu et prédit une plus grande semence spirituelle, qui doit comprendre le Corps, l'Eglise avec la Tête - (Gal. 3:16, 29). L'Apôtre indique aussi qu'une semence terrestre d'Abraham participerait à l'œuvre de bénédiction du monde, mais Israël selon l'esprit est la vraie semence : selon qu'il est écrit : " Le fils de la servante n'héritera point avec lé fils de la femme libre " - Gal. 4:22-31.

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 Comme preuve que la semence naturelle d'Abraham ne formera pas les membres du Sacrificateur qui bénira, l'Apôtre dit: " En ce qui concerne l'Evangile (la partie spirituelle de l'Alliance], ils [la semence littérale] sont ennemis à cause de vous, mais en ce qui concerne l'élection, ils sont [encore] bien-aimés à cause des pères. Car les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir. C'est là l'Alliance de ma part pour eux. Le libérateur [le Grand Souverain Sacrificateur, le Serviteur de l'Alliance, Jésus, la Tête, et le " Petit Troupeau ", son Corps], viendra de Sion [l'Eglise spirituelle], il détournera de Jacob l'impiété ". Ils doivent être les premiers bénis par la vraie semence, la spirituelle, pour coopérer dans la suite à l'œuvre de bénédiction - Rom. 11:26-29.

 Ainsi donc, après que le Corps de Christ aura complété cette " Semence " spirituelle, cette promesse additionnelle faite à Abraham, concernant une semence terrestre, devra s'accomplir : La semence charnelle doit devenir nombreuse " comme le sable qui est au bord de la mer ", - la Semence céleste étant semblable " aux étoiles des cieux " (Gen. 22:17). Elle devra premièrement revenir à la justice et à la vérité ; ensuite, elle deviendra un canal par lequel la Semence spirituelle distribuera les bénédictions de grâce et de vérité promises à toute l'humanité.

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 L'écarlate, le bleu et le pourpre, etc., qui entrent dans la composition de l'éphod, indiquent les conditions" des deux alliances. L'écarlate montre comment Dieu pourvoit à la rédemption de la malédiction adamique, par le sang de la rançon. Le lin blanc indique la restauration de l'homme dans sa pureté originelle. Le bleu lui assure l'assistance, la capacité de maintenir fidèlement son caractère droit. Le pourpre proclame la puissance royale du Royaume coopérant. Toutes ces bénédictions entremêlées sont assurées par le pouvoir divin du sacrificateur oint, ce qui est représenté par l'entrelacement des fils d'or. Ainsi Jéhovah, en ce qui concerne les hommes, a placé ces deux alliances sur celui qui est à la fois puissant et bien disposé pour exécuter ce glorieux programme de bénédictions - " au propre temps ".

 Le " Pectoral de Jugement " était placé sur le devant de l'éphod. Il était suspendu par une chaîne d'or aux agrafes qui étaient sur les épaules et attaché à l'éphod par un cordon passé dans des anneaux d'or. Ces attaches étaient cachées en dessous de telle manière que le pectoral, pour une observation superficielle, semblait faire partie de l'éphod. (Ex. 28:26-28). Ce pectoral représente merveilleusement la Loi : elle ne faisait pas partie de l'Alliance Abrahamique (l'éphod), mais " elle y a été ajoutée ". (Gal. 3:19) de sorte que l'Israélite les considérait, l'alliance abrahamique et la loi venue 430 ans après, comme une seule et même chose (parce qu'il ne distinguait pas la relation cachée).

 Mais Paul nous montre que Dieu avait dans l'esprit deux semences, la spirituelle et la naturelle, et que l'Alliance et la Loi étaient distinctes : " Pour que la promesse soit assurée à toute la semence, non seulement à celle qui est de la Loi, mais aussi à celle qui est de la Foi" -(Rom. 4:16 D).

 L'emblème de la Loi (lé pectoral) était un des plus beaux ornements du Souverain Sacrificateur. Il était fait des mêmes matières que l'éphod. Dessus il y avait douze pierres précieuses serties en or, sur lesquelles étaient gravés les noms des douze tribus d'Israël. Il était attaché sur son cœur, ce qui indique combien il lui était précieux. " Telle une cuirasse de justice ", il couvrait son cœur. Cette chose qui condamnait toutes les imperfections était son plaisir. - " Je mets mon plaisir à faire ce que tu trouves bon, mon Dieu ! Et ta Loi est au fond de mon cœur ".- PS. 40 : 8.

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 Ce pectoral avait deux empans (Empan ; environ 10 pouces soit 0,25m) de long, un empan de large, et était plié dans le milieu, c'est-à-dire qu'il avait un empan de long et de large quand il était doublé. La grandeur d'un empan indiquait que la loi de Dieu est la pleine mesure de capacité pour un homme parfait. L'homme Christ Jésus, étant parfait, fut le seul qui garda toujours la Loi parfaite de Dieu sans la violer, tandis que ceux qui composent le " Petit Troupeau ", son Corps, ont sa justice qui leur est imputée, et c'est ainsi qu'ils peuvent vraiment dire : " la justice de la Loi est accomplie en nous ".

 Le fait que le pectoral était double et que les dimensions étaient les mêmes pour les deux parties, représentait la lettre et l’'esprit de la Loi. La partie qui était en dessus portait les pierres précieuses et était attachée par une chaîne d'or à l'agrafe d'or de l'éphod. La partie qui était en-dessous était liée à l'éphod. Cette moitié liée à l'éphod (Alliance) semble représenter la lettre de la Loi, telle qu'elle a été donnée à l'Israël charnel. La partie de dessus paraît illustrer l'esprit de la Loi " accomplie en nous ", qui marchons non selon la chair, mais selon l'Esprit " (Rom. 8:4). A bien considérer, les deux parties n'en forment réellement qu'une, cependant le dessus seul porte les précieux joyaux.

 L'or pur étant un symbole des choses divines, la suspension de cette partie de la Loi par une chaîne d'or aux agrafes d'or, semble enseigner que la Loi est divine ; et nous savons aussi que ce n'est que par le secours divin que nous sommes capables de marcher - non selon la chair, mais selon l'Esprit. C'est cette partie de la Loi qui porte les " joyaux " enchâssés dans l'or, représentant les " véritables Israélites ", le " Petit Troupeau " de l'Eternel : " Ils seront miens, dit l'Eternel des armées, au jour où je mettrai à part mes joyaux " (Mal. 3:17); Ainsi enchâssés dans l'or (la nature divine), et soutenus par la chaîne d'or de ses promesses divines, qu'y a-t-il d'étonnant à ce que " la justice de la Loi soit accomplie en nous!". - Rom. 8:1,4.

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 Lorsqu'Aaron était ainsi revêtu de ses beaux vêtements d'un type si significatif, et qu'il était oint avec l'huile sainte, sa tête représentait Jésus, la Tête de la sacrificature, tandis que son corps représentait l'Eglise, complète en Christ. Combien est expressif et significatif ce type du Souverain Sacrificateur du monde, sans souillure, revêtu de puissance et d'autorité pour accomplir les Alliances de Jéhovah !

LES SACRIFICATEURS -- LE " CORPS "

 Nous voyons le " Corps " ou membres du Souverain Sacrificateur, typifiés individuellement encore par les sacrificateurs, portant chacun un " bonnet " qui lui couvrait la tête pour indiquer qu'il n'était pas la tête de la Sacrificature, mais simplement un membre du Corps. Dieu donna Jésus " pour être la Tête sur toutes choses à l'Eglise qui est son Corps " (Eph. 1:22, 23, D.). C'est pour cette raison que Paul insiste sur ce fait que la femme doit se couvrir la tête pour indiquer qu'elle n'est pas la tête ; le mari et la femme étant le type de Jésus et de son Epouse - " l'Eglise des premiers-nés ".

 Les sacrificateurs étaient revêtus de robes de lin et portaient des ceintures. Leurs robes représentaient la justice de Jésus qui leur est imputée, et leurs ceintures nous les montrent comme serviteurs de la justice. Le Souverain Sacrificateur portait de pareils vêtements quand il officiait (le Jour de réconciliation). Il se revêtait des riches vêtements après avoir fait la Réconciliation.

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 L'ONCTION DU SACRIFICATEUR

 De même que l'huile sainte fut répandue sur la tête d'Aaron, ainsi, notre Tête, le Seigneur Jésus, fut oint avec l'huile antitype - le saint Esprit- au moment de sa consécration sur les bords du Jourdain, à l'âge de trente ans. Là, il fut " oint, d'une huile de joie, au-dessus de ses compagnons " - comme Tête sur tous ses cohéritiers. Une mesure de l'Esprit est donnée à chacun des membres qui se consacrent ainsi. A Jésus cependant, Jéhovah " ne lui donna pas l'Esprit avec mesure " (Jean 3:34). Jean vit et témoigna que notre Souverain Sacrificateur fut oint de cette manière, et Pierre y ajoute : " Comment Dieu a oint d'Esprit saint et de puissance Jésus de Nazareth ". - Jean 1:32 ; Luc 4:1; Actes 10:38.

 L'huile de l'onction était répandue seulement sur la tête. Les sacrificateurs ne furent pas oints individuellement (*). Ils furent reconnus comme membres du corps du Souverain Sacrificateur et reçurent leur onction en lui seulement comme étant leur tête. De même aussi, les sacrificateurs antitypes sont simplement participants de l'Esprit de Christ, et seuls ceux qui sont en Christ Jésus participent à l'onction scellant tous ceux qui seront reconnus comme les héritiers des promesses de Dieu, et cohéritiers de Jésus-Christ leur Seigneur - Eph. 1:13, 14 ; 4:30.

 (*) Ex. 30 : 30 se rapporte à l'onction d'Aaron et de ses fils. La pensée est que chacun des fils d'Aaron qui succédait dans l'office de Souverain Sacrificateur, devait être oint à son tour, comme Aaron lui-même le fut au commencement.

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 L'huile " descendait jusqu'à l'ouverture [au bas] de ses vêtements [ceux du Souverain Sacrificateur] " (PS. 133 : 2-L), représentant ainsi que tous les membres du Corps de Christ doivent participer à la même onction après leur Tête. "L'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous ". (1 Jean 2:27).

 Cette huile commença à atteindre le Corps, le jour de la Pentecôte, et coula pendant cet Age de l'Evangile, oignant tous ceux qui sont vraiment baptisés en Christ ; les constituant, avec leur Tête, rois et sacrificateurs à Dieu, pour régner mille ans. - Apoc. 20:6.

 Nous voyons ainsi qu'Aaron, vêtu et oint, représentait le Christ entier - " la Semence complète d'Abraham ", par laquelle Dieu va bénir toutes les familles de la terre. Mais n'oublions pas que nous avons considéré le Grand Libérateur du point de vue de Dieu, et avec lui, porté nos regards vers le temps de sa manifestation - l'aurore du Jour millénaire - quand tous les membres auront été ajoutés au Corps et lorsque " l'huile sainte " aura descendu " sur le bord de ses vêtements ", oignant ainsi chaque membre. (Lév. 10:7). C'est alors qu'il commencera l'œuvre de la bénédiction de l'humanité. Pour la venue du glorieux règne de ce royal Sacrificateur nous prions constamment : " Ton royaume vienne, ta volonté soit faite sur la terre ".

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CHAPITRE III.

 

-CONSÉCRATION DE LA SACRIFICATURE

LÉVITIQUE 8 : 14-33

Mise à part pour le service de Dieu. " Sois fidèle jusqu'à la mort ". " Sanctifiez-vous " et " je vous sanctifierai". Les taureaux et les béliers de consécration. L'huile d'onction de la consécration.

La consécration de la Sacrificature fut le type de la consécration de la nature humaine du Seigneur Jésus et de son Corps, l'Eglise, à la volonté de Jéhovah - l'obéissance de Jésus, même jusqu'à la mort, et l'obéissance des membres de son Corps qui souffrent avec lui pour la cause de la justice " jusqu'à la mort". Le Corps entier, représenté par les fils d'Aaron, de même que la Tête, représentée personnellement par Aaron lui-même, est, par les sacrifices antitypes, offerts pendant l'Age de l'Evangile, consacré pour le travail futur, comme rois et sacrificateurs, afin de restaurer, gouverner et bénir l'humanité. Cette consécration signifie l'abandon de leur TOUT à la volonté de Dieu dans son service. Mais l'extrême limite des sacrificateurs devient l'opportunité de Jéhovah ; quand ces sacrificateurs ont consacré tout ce qu'ils ont, tout ce qu'ils sont, et toutes leurs espérances comme êtres humains; en les vouant ou les sacrifiant à la destruction, et en devenant ainsi cosacrificateurs avec Jésus leur Rédempteur, alors, en acceptant leurs sacrifices, Jéhovah les engendre à une nouvelle nature - la nature spirituelle. Et non seulement cela, mais en récompense de leur fidélité, Il promet de leur accorder l'ordre d'existence spirituelle le plus élevé, la nature divine et de suite ils sont considérés comme Lui appartenant comme fils spirituels de Dieu. - (Gal. 4:4-7; 2 Pierre 1:4).

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 " SOIS FIDÈLE JUSQU'A LA MORT ".

Ces types montrent aussi que quelques-uns de ceux qui se consacrent pour le sacrifice, et sont ainsi ajoutés à la " sacrificature royale " n'atteindront pas au service royal futur ; et cela est aussi expressément déclaré dans le Nouveau Testament. Il est une classe "qui sera sauvée, mais comme au travers du feu", " venant de la grande tribulation ", ils manqueront le prix pour lequel ils s'étaient consacrés, en n'appréciant pas suffisamment le privilège d'officier comme sacrificateurs, n'étant pas suffisamment zélés à "souffrir avec lui", le Souverain Sacrificateur. Nous considérerons cela plus loin lorsque nous examinerons les sacrifices du jour de Réconciliation.

 Une autre classe de ceux qui se consacrent comme sacrificateurs et qui se montreront indignes des bénédictions royales promises à ces sacrificateurs sera détruite dans la Seconde Mort. Ceux-là sont figurés aussi dans ces types ou ombres du service du Tabernacle comme nous le montre clairement le Nouveau Testament (Héb. 6:4-6 ; 10:28-31 ; 1 Jean 5:16).

 Les quatre fils d'Aaron représentaient tout d'abord les sacrificateurs, mais deux d'entre eux furent détruits,  correspondant aux deux classes décrites ci-dessus, lesquelles n'arrivent pas à la sacrificature royale. L'un typifie ceux qui encourent la Seconde Mort, l'autre, ceux qui y échappent seulement " comme au travers du feu ", la tribulation, la purification [Note 1]. Et comme il fut défendu à Aaron et aux deux fils qui lui restaient de se lamenter sur leurs frères qui étaient retranchés, cela signifie que tous les fidèles sacrificateurs doivent reconnaître la justice des décisions divines et s'incliner avec une humble soumission en disant : " Justes et vraies sont tes voies, ô Roi des saints ! ". En effet, il y a en cela une bénédiction aux fidèles en les conduisant à un plus grand zèle selon qu'il est écrit : " Craignant donc, que peut-être, puisqu'une promesse d'entrer en son repos (nous) est laissée, quelqu'un d'entre vous ne paraisse en être privé " - Lév. 10:1-7 ; Apoc. 15:3 ; Héb. 4:1.

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"SANCTIFIEZ-VOUS" ET " JE VOUS SANCTIFIERAI"

 L'invitation faite au croyant justifié de se consacrer, de se sanctifier ou de se mettre à part pour le service divin est une invitation à sacrifier les intérêts et les droits terrestres : et la promesse de Dieu à cet égard c'est que de tels sacrifices seront saints et lui seront agréables par le mérite de notre Rédempteur, et qu'en retour Il nous acceptera comme de nouvelles créatures, nous engendrant à la nouvelle nature par l'Esprit saint de la vérité. Ainsi Dieu sanctifie ou met à part tous ceux qui sont ainsi comptés comme de saintes nouvelles créatures.

Le service type de consécration, accompli sur les sacrificateurs types montre les deux parties de la consécration - la nôtre, qui est d'abandonner la nature humaine et ses droits, et la part de Dieu qui accepte notre sacrifice, en nous mettant à part et en nous reconnaissant comme de nouvelles créatures. La nouvelle nature spirituelle était représentée en Aaron et ses fils ; la nature terrestre sacrifiée était représentée dans le taureau et les boucs offerts sur l'autel. - Lév. 8:14-33.

 Le taureau de l'offrande pour le péché était amené, " et Aaron et ses fils posaient leurs mains sur sa tête ", voulant dire, ce faisant : Ce sacrifice nous représente. Et, à partir de ce moment, tout ce qui arrivait ou était fait au taureau représentait ce qui devait être fait à Jésus et à son Corps, l'Eglise, comme êtres humains. Le taureau était livré à la "Loi" (représentée par Moïse) pour faire face à ses exigences contre Israël, type de l'humanité en général. Pour répondre aux exigences de la Loi, il devait être tué - "Moïse l'égorgea ; puis il plaça le sang sur les cornes de l'autel. Le "doigt" de la "Lot" indique ainsi que l'autel des sacrifices terrestres était rendu acceptable à Dieu, à cause du sang répandu (la vie donnée), et que tous ceux qui comprennent la puissance de l'autel (les cornes sont un symbole de puissance) doivent premièrement reconnaître le sang qui le sanctifie. Le sang répandu à la base de l'autel montre que par le sang du sacrifice (vie donnée) même la terre était rachetée de la malédiction " - "Pour la rédemption de la possession acquise " '(Eph. 1:14. - D.).

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 Et Moïse prit le taureau, sa peau, sa chair, etc.., les brûla hors du "Camp" (verset 17). Ainsi la nature humaine du Christ complet - Tête et Corps - est faite, une "offrande pour le péché" souffrant la destruction à laquelle le monde fut condamné et de laquelle, par ce sacrifice, il sera finalement délivré. Ce mérite se trouvant dans le sacrifice de notre Seigneur Jésus, nous, - ses "frères", avons le privilège de participer à SES souffrances, comme "membres de son Corps" (Col. 1:24). Mais tandis que la nature humaine de la sacrificature royale est détruite comme une chose vile aux yeux du monde, ainsi que cela est représenté par le taureau - brûlé hors du "Camp", Dieu accepte la dévotion du cœur qui dit en accomplissant ce sacrifice : " Voici, je viens... ô Dieu, pour faire ta volonté". "Mon Dieu, je mets mon plaisir à faire ce que tu trouves bon". Tout cela est représenté par l'offrande, sur l'autel, de la graisse et des parties intérieures constituant les organes de la vie comme un "parfum d'agréable odeur" à l'Eternel.

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UN SACRIFICATEUR--EN ROBE DE LIN.

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 D'autres traits de la même consécration sont montrés par les deux béliers mentionnés aux versets 18 et 22. Le premier désigné est le bélier pour l'holocauste. Aaron et ses fils placèrent leurs mains sur sa tête indiquant ainsi qu'il les représentait. Il fut égorgé et son sang répandu sur l'autel ; "Moïse coupa le bélier par morceaux... lava avec de l'eau les entrailles et les jambes " et " brûla la tête, les morceaux et la graisse " C'est ainsi que durant l'Age de l'Evangile tout entier, Jésus et son Corps l'Eglise, ont été présentés, membre après membre, devant Dieu sur l'autel, bien que tous ensemble ne soient comptés que comme un seul sacrifice. La Tête fut premièrement placée sur l'autel, et depuis lors tous ceux qui sont "morts avec lui", et purifiés, comme dans le type, par le lavage d'eau - par la Parole - sont estimés comme placés avec la Tête sur le même autel. L'action de brûler l'offrande sur l'autel montre comment Dieu accepte le sacrifice, comme "un parfum d'agréable odeur".

 Le second bélier, "le bélier de consécration ", montre quel effet le sacrifice aura sur nous, de même que le premier montre comment Dieu reçoit notre sacrifice. Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier de consécration, montrant ainsi qu'il les représentait. Moïse l'égorgea, prit son sang (sa vie consacrée) et en mit sur chacun séparément, ce qui montre que notre consécration est une œuvre individuelle. Il en mit sur le lobe de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite et sur le gros orteil de leur pied droit. Ainsi, par notre consécration, nous sommes rendus capables d'avoir " l'ouïe de la foi", et d'apprécier les promesses de Dieu, ce que peuvent faire les consacrés seuls. Nos mains sont consacrées de sorte que tout ce que nos mains trouvent à faire, nous le faisons de tout notre pouvoir, pour le Seigneur. Nos pieds sont consacrés de sorte que nous ne " marchons plus comme le reste des nations", mais "marchons en nouveauté de vie", "marchons par la foi", "marchons selon l'Esprit", et "marchons dans la lumière". "Comme nous avons reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchons en Lui".- Vs. 23, 34.

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 Les portions de choix du bélier, " les entrailles", "sa graisse", représentaient les sentiments de notre cœur, nos meilleures facultés. Ces portions de choix, mises sur les mains des sacrificateurs furent " tournoyées - agitées de côté et d'autre devant l'Eternel". Ceci représente le fait qu'une, offrande consacrée n'est pas donnée à l'Eternel pour un moment, un jour ou une année, mais que nous nous consacrons pour garder continuellement nos affections et nos facultés tournées en haut, jusqu'à ce que, notre course terminée, nous soyons acceptés par lui. Moïse prit des mains des sacrificateurs l'offrande tournoyée (les sacrificateurs ne la déposaient pas). Dieu en montra, par le feu, l'acceptation, il en est de même pour nous, les " sacrificateurs royaux", nous ne pouvons pas laisser reposer toutes nos facultés, ou cesser de les offrir au service de Dieu, tant que nous les avons, ou jusqu'à ce que tout soit consumé à son service, jusqu'à ce que Dieu nous dise : " C'est assez - venez plus haut ". Lorsque notre amour le plus intime ("la graisse") est placé sur l'autel, il sert à augmenter le feu de l'acceptation de Dieu. Plus l'amour est lié à notre consécration à Dieu, le plus vite notre offrande est consumée.

 Pendant que "cette offrande tournoyée" était dans leurs mains, on y plaça trois gâteaux pris d'une corbeille des pains. Cette offrande fut placée par Moïse sur les mains du Souverain Sacrificateur et de ses sacrificateurs. Le premier, un gâteau sans levain, représentait la pureté réelle de Jésus comme homme, et la pureté imputée aux membres de l'Eglise comme hommes, ainsi que l'atteste la Loi (Moïse) - la justification - parce que " la justice de la Loi est accomplie en nous ", aussi longtemps que nous sommes acceptés comme membres de son Corps - Rom. 8:4. Le second gâteau sans levain, à l'huile représentait" l'esprit de Dieu en nous - la sanctification. Le troisième, une galette an miel, représentait notre espérance et notre foi dans les délicieuses et précieuses promesses de gloire, d'honneur et d'immortalité.

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 Notre consécration ne saurait être complète et, par conséquent, acceptable sans ces éléments; c'est-à-dire sans la justification (pureté), la sanctification au moyen de l'Esprit, par la foi en la vérité, et la foi en la glorification promise.

 L'huile d'onction mélangée avec le sang de la consécration fut aspergée sur eux (v. 30), enseignant que notre consécration n'est acceptée que parce que nous sommes justifiés par le précieux sang de notre Rédempteur _  " acceptés dans le Bien-Aimé " - seulement - Eph. 1: 6.

 Le fait de bouillir la chair de consécration (verset 31) ne faisait pas partie du sacrifice : c'était simplement la préparation de la portion qui devait être mangée. Tout devait être employé (verset 32), ce qui montre que nous devons être entièrement et complètement consacrés, et que rien de notre temps ou de nos facultés ne doit être gaspillé.

 Les sept jours de consécration (vs 33, 35) montraient encore que notre temps tout entier est consacré au service de Dieu et non en partie. Dans les Ecritures, sept est le nombre complet, et signifie le tout ou l'entier de la chose à laquelle il est appliqué. ("Sept sceaux", "sept trompettes", "sept plaies", etc...). Le verset 36 montre l'achèvement de l'œuvre de consécration.

 II n'y eut jamais un temps comme celui-ci, où il fut plus nécessaire à tous ceux qui se sont consacrés comme sacrificateurs, d'être "morts avec lui", afin qu'en présentant tout le peu que nous avons, Dieu puisse l'accepter et employer nos talents à sa gloire.

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 Cela a vraiment de l'intérêt pour ceux qui comprennent que les Ecritures enseignent que bientôt tous les membres du Corps seront acceptés avec la Tête, en agréable odeur à Dieu ; et que le travail du sacrifice de soi-même étant alors terminé, le glorieux travail de bénir l'humanité et d'accomplir l'Alliance de Dieu commencera.

La consécration antitype des sacrificateurs antitypes est limitée à l'Age actuel [de l'évangile]. Elle a progressé constamment depuis que notre Seigneur et Précurseur " s'offrit lui-même ", - et elle sera achevée avant la fin de cet âge. Si, par notre faute, nous ne faisons pas partie des sacrificateurs maintenant, durant ce temps de consécration, nous ne serons pas avec eux lorsqu'ils commenceront leur service pour le peuple dans le Royaume, lorsque ces mêmes sacrificateurs (maintenant méprisés des hommes, mais "une bonne odeur pour Dieu"), porteront aussi le titre de rois, qu'ils gouverneront et béniront avec Jésus leur Tête toutes les nations. (Apoc. 20:6). Désirons-nous de tout notre cœur, faire partie de ceux qui chanteront à la louange de notre grand Souverain Sacrificateur : " Tu nous as faits un royaume et sacrificateurs, et nous régnerons sur la terre " ? S'il en est ainsi, il faut que nous soyons consacrés entièrement maintenant, parce que ce n'est que " si nous souffrons avec lui " que " nous régnerons aussi avec lui " (Apoc. 20:6 ; 2 Tim. 2:12

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PRIÈRE DES SACRIFICATEURS

"Grand Sacrificateur, tu n'as plus de service

A remplir désormais; il est un sacrifice

Plue efficace et pur que celui des taureaux :

II est fait une fois pour tous péchés et maux.

Un Sacrificateur dont l'amour est extrême

Vint pour te remplacer et se donna lui-même.

Que les péchés du peuple et leur pénalité

Ne té peinent donc plus, le monde est racheté.

Miséricordieux Avocat et grand Prêtre,

Roi, Frère, Ami, Sauveur, à Jamais notre Maître,

Reçois notre louange et notre adoration,

Nos cœurs, pour toi, sont pleins de sainte adoration

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CHAPITRE IV

LE GRAND " JOUR DE RÉCONCILIATION "

LÉVITIQUE l6 : 3-33

 

L'ordre du type, et ses significations antitypes. Le taureau. Le sacrificateur. L'entrée dans les lieux saints avec le sang. L'encens, l’agréable et la mauvaise odeur. L'entrée dans le Très Saint. Le bouc pour l'Eternel. Le bouc pour azazel. La bénédiction

Le jour de Réconciliation comme type doit être considéré comme distinct des types du tabernacle, tout en en faisant cependant partie à d'autres égards. En effet, chacun de ces types est, pour ainsi dire, une figure séparée; chacun d'eux a un sujet qui lui est propre et enseigne ses leçons particulières ; cependant, tous sont d'accord, comme les parties d'une même galerie, et s'harmonisent comme l’œuvre d'un seul grand Artiste. Dans tous ces types, nous devons considérer d'abord la Tête, et ensuite son Corps, les sacrificateurs, l'Eglise.

 Pour bien comprendre la signification du jour de Réconciliation et son œuvre, Il est nécessaire que nous comprenions bien que, personnellement, notre Seigneur Jésus est le Souverain Sacrificateur de la sacrificature, l'Eglise évangélique, "son Corps"; mais dans un sens plus complet, Il est la Tête et nous les membres du Corps du Souverain Sacrificateur du monde. De la même manière Aaron était le chef de ses sacrificateurs, tandis que réellement, dans son sens général et convenable, en représentant les sacrificateurs, il était établi pour officier comme Souverain Sacrificateur " pour tout le peuple " d'Israël - qui représentait typiquement toute l'humanité désireuse que propitiation soit faite pour ses péchés et désireuse de retourner à la faveur divine et à l'obéissance.

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De même que la consécration du sacerdoce antitype comprend tous les membres du Corps, et demande l'Age de l'évangile tout entier pour le compléter, il en est ainsi de l'offrande pour le péché ou le sacrifice de réconciliation : elle a commencé avec la Tête et nous, les membres de son Corps, complétons ce qui reste des souffrances de Christ, ce qui a nécessité l'Age de l'Evangile tout entier. -1 Pierre 4:13 ; Rom. 8:17; 2 Cor. 1:7 ; 4:10 ; Fil. 3:10; Col. 1:24; 2 Tim. 2:12; 1 Pierre 5: 1, 10.

 Nous voyons que le "Jour de Réconciliation" qui dans le type n'était qu'un jour de vingt-quatre heures, est alors, dans l'antitype, l’âge de l'Evangile tout entier. A sa clôture le sacrifice cesse, la gloire et la bénédiction commencent, et le grand Souverain Sacrificateur du monde (Jésus et son Epouse faits un, Tête et membres complets) se présentera couronné Roi et Sacrificateur selon: l'ordre de Melchisédek, un Roi de Paix - un Sacrificateur sur son trône - Hébreux 5:10. [Note II].

 Pendant cette ère de bénédiction, Il se présentera, devant le monde (manifesté, reconnu, mais invisible aux yeux naturels), non seulement comme Roi et Sacrificateur, mais aussi comme le grand Prophète : "Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d'entre vos frères un Prophète comme moi [Moïse]... et il arrivera que toute âme qui n'écoutera pas ce Prophète sera exterminée d'entre le peuple".. Quand, durant le Millenium, sous le gouvernement et l'enseignement de ce grand Prophète, Sacrificateur et Roi, l'humanité sera amenée à une connaissance parfaite et à une pleine capacité, l'obéissance parfaite sera exigée, et tous ceux qui s'y refuseront seront retranchés de la vie sans aucune espérance ultérieure - la seconde mort. _ Actes 3 : 22, 23.

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 A la fin de l’âge judaïque, Jésus s'offrit lui-même individuellement à Israël, comme Prophète, Sacrificateur et Roi ; typifiant ou illustrant l'offrande de son Corps tout entier, le Christ complet et glorifié pour le monde entier. Comme Prophète Il les enseigna ; comme Sacrificateur "Il s'offrit lui-même" (Héb. 7: 27), et comme Roi, il entra dans leur cité à la clôture de son ministère. Mais ils ne le reçurent dans aucun de ces offices. Pendant l'Age de l'Evangile, son Eglise ou Corps l'a reconnu comme " un docteur venu de Dieu " - le grand Prophète ; comme le "Souverain Sacrificateur de notre profession", et comme le Roi légitime. Toutefois la Parole de Dieu enseigne que ce n'est pas seulement par l'Eglise qu'Il doit être accepté ; mais qu'Il sera (avec son Corps, l'Eglise) Prophète pour tout le peuple, Sacrificateur pour tout le peuple et Roi sur tous les peuples, nations et langues ; "Seigneur de tous", "Sacrificateur de tous" et "Prophète ou instructeur de tous".

Dans la consécration des sacrificateurs types, nous avons vu Aaron et ses fils représenter notre Seigneur Jésus et son Corps comme "nouvelles créatures", et un taureau représenter leur nature humaine ; mais dans le type qui va être considéré maintenant, nous trouvons qu'Aaron seul représente l'Oint tout entier (Tête et Corps), et que deux sacrifices différents, un taureau et un bouc, sont employés ici pour représenter l'état de séparation, mais avec des souffrances semblables, du Corps et de sa Tête, comme " l'offrande pour le péché ".

LE PREMIER SACRIFICE DU JOUR DE RÉCONCILIATION.

LE TAUREAU.

 Le taureau représentait Jésus à l'âge de trente ans - L'HOMME parfait qui se donna lui-même et mourut pour nous. Comme nous l'avons déjà vu, le Souverain Sacrificateur représentait la "nouvelle'" nature de Jésus, la Tête Ointe et tous les membres de son Corps, préconnus de Dieu. Il est bon que la distinction qui est faite ici entre la créature humaine et la nouvelle créature, soit clairement saisie et comprise.* "L'homme Christ Jésus, qui se "donna lui-même", à l'âge de trente ans, est le même qui auparavant était riche (d'une nature plus élevée), mais qui pour nous devint pauvre, c'est-à-dire un homme, afin de pouvoir donner la seule rançon possible pour les hommes - une vie d'homme parfait. - 1 Cor. 15:21.

(*) Voyez ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES, tome I chapitre X, et Tome II p. 127. (3° Edition française).

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 Puisque le châtiment pour le péché de l'homme était la mort, il était nécessaire que notre Rédempteur devînt  un "homme", fût "fait chair" ; autrement Il n'aurait pu racheter l'humanité. Un homme avait péché et le châtiment était la mort ; et si notre Seigneur voulait payer le châtiment il était essentiel qu'Il fût de la même nature (mais sans souillure, séparé du péché et de la race des pécheurs), et qu'Il mourût comme le substitut d'Adam, autrement l'humanité n'aurait jamais été, libérée de la mort. Pour cela, l'homme Jésus sacrifia "tout ce qu'il avait " - sa gloire comme homme parfait, son honneur auquel Il avait droit comme homme parfait, et finalement sa vie comme homme parfait. C'était là tout ce qu'Il avait (à part la promesse de Dieu d'une nouvelle nature et l'espérance que cette promesse avait engendrée); parce qu'Il avait changé son être ou existence spirituelle contre une existence humaine, et qu'Il avait fait de celle-ci une "offrande pour le péché", qui était typifiée par le taureau du jour de réconciliation. - Jean 1:14 ; Essaie 53:10.

 Mais puisque "l'homme Christ Jésus" se donna lui-même comme PRIX de notre RANÇON, il s'ensuit qu'il ne peut être ramené à la condition humaine qu'il donna. S'Il reprenait le prix de la rançon, nous, les rachetés, retomberions sous la condamnation de la mort. Mais, béni soit Dieu, son sacrifice demeure à toujours, de façon que nous puissions être libérés à toujours de la culpabilité adamique et de son châtiment, la mort. Si donc, le Père voulait conférer au Seigneur Jésus, quelque gloire, quelque honneur ou vie en récompense de son obéissance jusqu'à la mort, ce devait être une gloire, honneur et vie sur quelque autre plan que le degré humain.

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 Tel était donc le dessein de Jéhovah pour Jésus, savoir, qu'Il l'exalterait au-dessus de la condition humaine, et, au-dessus de sa condition pré-humaine ; au-dessus de tous les anges, principautés et puissances, à sa droite (condition de principale faveur, le plus près de Jéhovah), et le faire participant de l'immortalité - la nature divine. C'est à cause de cela et à cause d'autres joies placées devant lui, que Jésus a "souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu." - Héb. 12 :2 ; Phil. 2 : 9 ; Héb. 1:3, 4.

 La nouvelle nature que notre Seigneur reçut à la place de la nature humaine, et en récompense de son sacrifice, est ce qui est typifié ici par le sacrificateur. Bien qu'il soit vrai que le sacrifice de ce qui était humain ne se termina qu'à la croix, et que la récompense, la nature divine, ne fut pleinement reçue qu'à la résurrection, trois jours après, cependant - comme cela est montré dans ce type - aux yeux de Dieu, la mort de Jésus (le taureau) fut considérée comme complète lorsque Jésus se présenta lui-même en sacrifice vivant, symbolisant sa mort dans le baptême. Là,Il se considéra lui-même mort, - mort à toutes les prétentions humaines, aux espérances de gloire, d'honneur et de vie humaine ; - dans le même sens que, nous, ses disciples, sommes exhortés à nous considérer nous-mêmes morts au monde, mais vivants à Dieu comme nouvelles créatures. - Rom. 6:11.

 Cette acceptation par Jéhovah du sacrifice de Jésus, au moment de sa consécration, comme si ce sacrifice était accompli et que Jésus fût vraiment mort, fut indiquée par l'onction du Saint-Esprit - "le gage" ou garantie de ce qu'Il devait recevoir lorsque sa mort aurait été un fait accompli.

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 Ainsi considérée, nous voyons que la mort du taureau typifiait l'offrande personnelle de Jésus au moment de sa consécration. Cela s'accorde avec ce que dit l'apôtre concernant la consécration de Jésus ou l'offrande de lui-même. Il cite le prophète qui dit : "Voici, je viens, dans le rouleau du livre il est question de moi, ô Dieu, pour faire ta volonté ", - pour mourir et en racheter plusieurs. Là, dit l'auteur inspiré : "II ôte le premier [c'est-à-dire mit de côté les sacrifices types] afin d'établir [ou d'accomplir] le second (D.) [l'antitype, le sacrifice réel pour les péchés] ". - Héb. 10 : 7, 9, 14.

 Oui, c'est là que s'accomplit la mise à mort de l'offrande pour le péché, typifiée par le taureau ; et les trois ans et demi du ministère de Jésus montrent que toute volonté humaine était morte, et que le corps humain était reconnu tel, à partir du moment de sa consécration.

 L'oint, Jésus, rempli de l'Esprit Saint au moment de son baptême, fut la divine "nouvelle créature" (bien qu'elle ne devînt parfaite, en tant que divine, qu'après la résurrection) : et Il a toujours prétendu à cette relation en disant : "Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même [en tant qu'homme], mais le Père qui demeure en moi [par son Esprit] c'est lui qui fait les œuvres... La parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé " (Jean 14:10, 24) ; " que ma volonté [comme homme] ne se fasse pas, mais la tienne [Père - la volonté divine] soit faite " dans et par ce " vase terrestre" consacré jusqu'à la mort. - Luc 22:42.

 Le Taureau était égorgé dans le "Parvis", ce qui, ainsi que nous l'avons vu, typifie la condition de foi en Dieu et d'harmonie avec Lui, la condition la plus haute que puisse atteindre la chair, la nature humaine. Jésus était dans cette condition, un homme parfait, lorsqu'il s'offrit (le taureau dans le type) à Dieu.

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Il est nécessaire que nous ayons bien présentes à l'esprit ces distinctions quand nous examinons soigneusement l'œuvre du Jour de Réconciliation type, afin que nous puissions réellement en comprendre les réalités antitypes. Aaron se lavait, afin de représenter convenablement la pureté, l'innocence de la " nouvelle créature " - la Tête et les membres de son Corps. (" Celui qui est engendré de Dieu ne pratique pas le péché car sa (D) semence demeure en lui, et il ne peut pas pécher parce qu'il est engendré de Dieu)" (1 Jean 3:9). Diaglott. La nouvelle créature ne peut pécher, et son devoir est de veiller constamment sur la vieille nature, considérée comme morte, pour l'empêcher de vivre encore, parce que si l'ancienne volonté partageait le contrôle avec la nouvelle cela voudrait dire que l'ancienne n'est pas morte et que la nouvelle n'est pas triomphante. Le triomphe de la vieille créature signifierait alors la mort de la " nouvelle créature " -- la " Seconde Mort ".

 Pour faire le service du " Jour de Réconciliation ", Aaron était revêtu des vêtements de sacrifice, des "vêtements de lin ", emblèmes de pureté - " la justice des saints ", et non de ses vêtements habituels de "gloire et de beauté ". La robe de lin était un gage de la robe glorieuse qui devait suivre ; la " ceinture de lin " le représentait comme serviteur, mais moins puissant que lorsqu'il ceignait la " ceinture faite artistement " de l'éphod, A la clôture du jour de réconciliation ; la mître de lin étant la même que celle appartenant au glorieux vêtement, proclame la parfaite justice de notre Tête, pendant le sacrifice, aussi bien qu'après. Ainsi, le Souverain Sacrificateur antitype celui qui possédait la pensée divine, qui était engendré de l'Esprit, bien que pas encore né de l'Esprit, était prêt et capable d'accomplir le sacrifice de la réconciliation, lors du premier avènement, et il l'accomplit comme cela est typifié en Aaron.

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 " Aaron entrera de cette manière dans le Saint (et le Très Saint) avec un jeune taureau pour offrande pour le péché et un bélier pour holocauste. Et Aaron présentera son taureau de l'offrande pour le péché qui est pour (le représenter] lui-même, et fera propitiation pour lui-même (tes membres de son corps - les sacrificateurs] et pour sa maison (tous les croyants de la maison de la foi - les Lévites]. Il égorgera le taureau de l'offrande pour le péché qui est pour [le représenter] lui-même ; puis il prendra plein un encensoir de charbons de feu de dessus l'autel devant l'Eternel, et plein ses paumes de drogues odoriférantes (pulvérisées) ; il les apportera en dedans du voile [le premier voile ou " porte "]. Et il mettra l'encens sur le feu devant l'Eternel [l'encensoir plein de charbons de feu était placé au sommet de l'autel d'or dans le " Saint ", et l'encens versé sur le feu répandait graduellement un parfum d'agréable odeur], pour que la nuée de l'encens [pénétrant au-delà du second voile] couvre le propitiatoire qui est sur [couvre] le témoignage [ta Loi], afin qu'il ne meure pas (en enfreignant ces conditions par lesquelles seulement il peut être acceptable en la présence divine]" - Lév. 16:3, 6, 11-13.

 Allant du type à l'antitype, comparons une à une les actions de Jésus avec l'image prophétique de son œuvre. Immédiatement après que" l'homme Christ Jésus se fut consacré lui-même, comme nouvelle créature, engendrée par l'Esprit saint, il prit sa vie humaine sacrifiée (te sang du taureau), et la présenta devant Dieu comme le prix de la rançon " pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier ". Engendré de l'Esprit, Il ne demeura pas dans la condition du "Parvis", mais passa dans le premier "Saint", où Il devait séjourner et offrir son encens sur le feu de l'épreuve démontrant sa loyauté à Dieu et à la justice par les choses souffertes comme Fils engendré, avant d'entrer dans le " Très Saint ", la condition spirituelle parfaite. - Héb. 5:8.

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 De même que le Souverain Sacrificateur prit avec lui (avec le sang) du feu sur l'autel et ses deux mains pleines d'encens pour provoquer le parfum ; ainsi notre Seigneur Jésus en accomplissant son vœu de consécration, pendant les trois ans et demi de son ministère, fut pour le Père un parfum d'agréable odeur, attestant en même temps la plénitude de sa consécration et la perfection de son sacrifice. L'encens pulvérisé représente la perfection de l'homme Jésus. Le feu de l' « Autel d'airain » représente les épreuves auxquelles Il fut assujetti ; et son transport par le sacrificateur signifie que, par sa vie de fidélité, le Seigneur devait attirer sur lui ses persécutions. Lorsque les perfections de son être (encens) se trouvèrent en contact avec les épreuves de la vie (feu), Jésus offrit une obéissance parfaite à la volonté divine - un parfum suave. Ceci montre qu'Il fut tenté en tous points, mais sans péché. De même que l'encens devait être entièrement consumé par le feu, ainsi Il offrit son tout dans l'obéissance. Le fait que c'étaient les "deux poignées pleines " du sacrificateur qu'il offrait, représente ainsi la pleine capacité et faculté de justice de notre Seigneur – requise et offerte.

 Mais tandis que Jésus, comme " nouvelle créature ", est ainsi dans le " Saint " jouissant de la lumière du chandelier d'or, nourri par le pain de la vérité, et offrant l'encens agréable à Jéhovah, jetons un coup d'œil dans le " Parvis ", et au dehors, de l'autre côté du " Camp ", et voyons un autre travail qui s'y accomplit simultanément. Nous avons vu que la mort du taureau, dans le "Parvis, ", représentait l'homme Jésus, consacré lors de son baptême à l'âge de trente ans. Maintenant sa graisse a été placée sur " l'Autel d'Airain " avec les rognons et différents organes vitaux. Ils brûlent avec force, parce qu'un taureau a beaucoup de graisse. Une nuée de fumée, qui est appelée " une suave odeur pour Dieu ", s'élève à la vue de tous ceux qui sont dans le a Parvis ", les Lévites - la maison de la foi, les croyants.

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 Cela représente comment le sacrifice de Jésus apparut aux hommes croyants. Ils virent le dévouement, le sacrifice de soi-même, le zèle (graisse) plein d'amour qui montait vers Dieu, comme un sacrifice suave et agréable, pendant les trois ans et demi du ministère de notre Seigneur. Ils surent, par ce qu'ils virent dans le " Parvis " (dans la chair), qu'il était agréable, et ils surent bien qu'avec lui, le Père fut toujours satisfait ; mais ils ne purent voir le sacrifice dans toute sa grandeur et sa perfection, tel qu'il apparut aux yeux de Jéhovah (dans le « Saint ») un suave encens sur l'Autel d'or .

 Tandis que ces deux feux brûlent (dans le  Parvis, la graisse, et dans le Saint, l'encens, et leurs parfums montent en même temps), il y a un autre feu « hors du camp ». Là, le corps de chair est détruit (Verset 27). Cela représente l'œuvre de Jésus telle qu'elle est vue par le monde. Cela lui semble une folie qu'Il doive dépenser sa vie en sacrifice. Les hommes n'en voient pas la nécessité comme rançon de l'homme ; ni l'esprit d'obéissance qui l'inspirait, comme le Père les vit. Ils ne voient pas les perfections d'amour et les renoncements de notre Seigneur comme les croyants (ceux qui sont dans la condition du « Parvis ») les voient. Non, ils n'ont pas vu en lui, à son époque, ni depuis, leur héros idéal et leur conducteur. Ils ne voient en lui que ces éléments de son caractère qu'ils méprisent comme étant faibles, n'étant pas dans les conditions voulues pour l'aimer et l'admirer. Pour eux, son sacrifice fut une offense, il demeure méprisable. Il fut méprisé et rejeté des hommes, ils rougissaient de lui et cachaient leurs faces, comme, dans le type, les Israélites se détournaient avec dégoût de l'odeur de la carcasse qui brûlait.

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 Nous voyons donc comment la vie de Jésus, pendant trois ans et demi, remplit ces trois aspects : le sacrifice de sa nature humaine parfaite fut une folie et une chose détestable aux yeux du monde ; un " sacrifice agréable à Dieu " pour les croyants ; un " parfum odoriférant " aux yeux de Jéhovah. Tout se termina à la croix. Le taureau fut complètement employé, la graisse pleinement consumée et tout l'encens offert lorsque Jésus s'écria : " Tout est accompli ! " et mourut. Ainsi l'homme Christ Jésus se donna-t-il lui-même en rançon pour tous.

 L'encens de " l'Autel d'or " l'ayant précédé et étant satisfaisant, le Souverain Sacrificateur passait sous le "second voile ", dans le " Très Saint ". Il en fut ainsi de Jésus : Ayant offert un encens agréable pendant trois ans et demi dans le " Saint ", ou condition de consécration et d'engendrement de l'Esprit, Il passa de l'autre côté du " Second Voile " - la mort. Pendant trois jours Il fut sous le « Voile », dans la mort ; alors il s'éleva dans la perfection de la nature divine au-delà de la chair, du Voile, " l'empreinte de la substance [ou de la personne] du Père ", " ayant été mis à mort chair, mais rendu vivant ", " semé corps animal [humain] ressuscité corps spirituel ". Ainsi notre Seigneur atteignit la condition du " Très Saint ", la perfection d'un être spirituel à sa Résurrection. - 1 Pierre 3:18 ; 1 Cor. 15:44.

 Son œuvre suivante fut de présenter à Dieu le sang de réconciliation (verset 14), le prix de notre rédemption : " Vous avez été rachetés... par le sang précieux (la vie sacrifiée) de Christ." (1 Pierre 1:19). Le Sacrificateur, en la présence de Jéhovah représenté par la vive lumière de la " Shékinah " placée entre les Chérubins sur le " Propitiatoire ", aspergeait ou présentait le sang à Jéhovah, faisant l'aspersion devant et sur le Propitiatoire. Ainsi notre Seigneur Jésus monta au ciel après quarante jours  " afin de comparaître POUR NOUS devant la face de Dieu ", et Il présenta en notre faveur la valeur et le mérite du sacrifice qu'Il venait de terminer au Calvaire, comme prix de notre rédemption. - Héb. 9:24.

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LE SECOND SACRIFICE DU JOUR DE RECONCILIATION

LE BOUC POUR L'ÉTERNEL

 Nous allons maintenant laisser le Souverain Sacrificateur devant le " Propitiatoire " pour revenir dans le " Parvis " afin d'être témoins d'un autre travail. Nous citons :

 " Et il prendra de l'assemblée des fils d'Israël deux boucs pour une offrande pour le péché. Il prendra les deux boucs et les placera devant l'Eternel à la porte du Tabernacle. Et Aaron jettera le sort sur les deux boucs" un sort pour l'Eternel et un sort pour Azazel (*). Et Aaron présentera le bouc sur lequel le sort sera tombé pour l'Eternel et il en fera une offrande four le péché. Et le bouc sur lequel le sort sera tombé pour Azazel sera placé vivant devant l'Eternel afin de faire une réconciliation avec lui pour l'envoyer au désert comme bouc pour Azazel " - Lév. 16: 5-10.

 Ces deux boucs, pris en Israël et amenés dans le « Parvis », typifiaient ou représentaient tous ceux qui, venant du monde et acceptant la rédemption de Jésus, consacrent pleinement leur vie, même jusqu'à la mort" au service de Dieu durant cet Age de l'Evangile. Pris d'abord dans le " Camp " ou condition du monde " pécheurs comme les autres ", ils sont amenés dans le " Parvis ", la condition de la foi ou condition justifiée. Là, ils se présentent devant l'Eternel (représentés par les boucs à la porte du Tabernacle) désirant mourir comme êtres humains avec leur Rédempteur Christ Jésus, et entrer dans les conditions célestes ou spirituelles comme Jésus le fit : premièrement, la condition d'engendrement spirituel de la mentalité ( " mind " - trad. ] spirituelle – le " Saint ", - secondement, la condition de naissance spirituelle du corps spirituel, le " Très Saint ".

 (*) Certaines versions rendent par " bouc émissaire "

 (Littéralement, pour Azazel, (qui détourne, qui pervertit c’est à dire Satan. - Voir note Crampon).

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 Notre Seigneur déclare cependant que ce ne sont pas tous ceux qui disent : " Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume ", de même aussi ce type montre que quelques-uns de ceux qui disent : " Seigneur, je te consacre mon tout ", promettent plus qu'ils ne tiennent. Ils ne connaissent pas la portée de la promesse qu'ils font, ou ce qu'il en coûte de renoncement pour prendre journellement sa croix et suivre les traces de l'homme Jésus [le taureau], pour " sortir vers lui hors du camp [pour le mépris complet et la destruction des espérances humaines, etc.] portant son opprobre ". - Hébreux 13:13.

 Dans ce type des deux boucs, les deux classes de ceux qui ont fait alliance pour mourir avec Christ sont représentées ; ceux qui suivent réellement ses traces en suivant l'exemple qu'Il nous a donné et " ceux qui par crainte de 1a mort (de cette mort], sont toute leur vie assujettis à la servitude ". (Héb. 2 : 15). La première classe est le " bouc pour l'Eternel ", la seconde est le " bouc pour Azazel ". Comme nous le verrons, ces deux classes de boucs auront une part dans l’œuvre de réconciliation - en amenant le monde en parfaite harmonie avec Dieu et avec sa Loi, lorsque ce a Jour de Réconciliation ", l'Age de l'Evangile, sera terminé. Mais seule la première classe, celle du " bouc pour l'Eternel ", ceux qui suivent le Maître, sont une partie de l'offrande pour le péché ", et seront finalement membres de son Corps glorifié.

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 Le tirage au sort pour savoir lequel des deux boucs serait le " bouc pour l'Eternel ", ou le " bouc pour Azazel ", indique que Dieu ne choisit pas entre ceux qui se présentent, ceux qui gagneront le prix. Il montre que Dieu ne détermine pas arbitrairement quels sont ceux des consacrés qui deviendront participants de la nature divine et cohéritiers avec Christ notre Seigneur et quels sont ceux qui ne le seront pas. Ceux qui souffrent avec lui, régneront aussi avec lui. Ceux qui se retirent en évitant les épreuves ardentes perdent aussi la cohérédité dans la gloire, par une course de compromission. - Rom. 8:17.

 Chaque croyant, chaque (Lévite) justifié qui est dans le " Parvis " et qui se présente pendant le Jour de Réconciliation, l'Age de l'Evangile, est agréé comme sacrifice  - maintenant est le temps favorable. Celui qui est fidèle à son alliance et achève son sacrifice est typiquement représenté par le " bouc pour l'Eternel ". Ceux qui ne s'offrent pas en sacrifices volontaires, " aimant le présent monde ", sont représentés par le " bouc pour Azazel ".

 Revenons au Souverain Sacrificateur : Ayant aspergé le propitiatoire, place où satisfaction est faite, sept fois (parfaitement) avec le sang du taureau, " il égorgera le bouc de l'offrande pour le péché, qui est pour le peuple, et il apportera son sang au-dedans du voile, et fera avec son sang comme il a fait avec le sang du taureau : il en fera aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire " (Lév. 16:14, 15). En un mot, tout ce qui avait été fait avec le taureau était répété avec le " bouc pour l'Eternel ". Il était égorgé par le même Souverain Sacrificateur ; son sang était aspergé de la même manière, sa graisse, etc., étaient aussi brûlés sur l'autel dans le " Parvis ". (Il est bon de remarquer que tandis qu'un taureau à la fleur de l'âge est toujours très gras, un bouc est généralement maigre. C'est ainsi que notre Seigneur Jésus, représenté par le taureau, a une grande abondance de graisse, de zèle et d'amour dans son sacrifice ; tandis que ses disciples, représentés par le bouc, sont maigres en comparaison). Le corps du " bouc pour l'Eternel " était brûlé de la même manière que celui du taureau - " hors du camp ".

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 L'apôtre Paul explique ici que ces animaux qui étaient les offrandes pour le péché étaient brûlés hors du camp ;" et il ajoute : " Sortons vers lui hors du camp,, portant son opprobre ". (Héb. 13:11-13). Cela fournit la preuve indiscutable non seulement que les disciples de Jésus sont représentés par ce " bouc pour l'Eternel ", mais aussi que leur sacrifice reconnu avec celui de Jésus, leur Tête, constitue une part de l'offrande pour le péché du monde : " Les outrages de ceux qui t'outragent sont tombés sur moi ". - PS. 69:9.  -

 II en est du bouc comme du taureau dans les offrandes pour le péché ; l'incinération " hors du camp " représente la mésestime dans laquelle l'offrande sera vue par ceux qui ne sont pas en relation d'alliance avec Dieu – les infidèles.

(1)     Peu nombreux sont ceux qui reconnaissent qu'au point de vue divin le sacrifice du Corps de Christ est un encens agréable à Dieu, qui pénètre jusqu'au propitiatoire ; il n'y a que ceux qui sont eux-mêmes dans le « Saint », - assis avec le Christ dans les lieux célestes ".

(2)     Ceux qui reconnaissent les sacrifices des saints, représentés par la graisse du " bouc pour l'Eternel " de l'offrande pour le péché, sur l'Autel d'airain, et qui comprennent que leur renoncement est agréable à Dieu, sont plus nombreux - ce sont tous ceux qui occupent la condition de justification du « Parvis » - la « maison de la foi »

(3)    Ceux qui sont en « dehors » du camp , qui ne voient ces sacrificateurs et leur renoncement que comme la combustion des " balayures du monde, du rebut ", sont une classe éloignée de Dieu - ses " ennemis par leurs mauvaises œuvres ". C'est de ceux-là que le Seigneur prédit : " Ils diront faussement contre vous toutes sortes de mal à cause de moi ".

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 Quelles sont les leçons que ces choses inculquent ? Qu'aussi longtemps que nous sommes nous-mêmes de vrais sacrificateurs dans le " Saint ", ou de vrais membres de la " maison de la foi " dans le " Parvis ", nous n'outragerons aucun de ceux qui sont de vrais sacrificateurs dans le temps présent. Nous ne serons pas aveuglés non plus par la malice, la haine, l'envie ou les querelles, ce qui nous rendrait incapables de voir les sacrifices qui sont agréables à Dieu. Que dirons-nous de ceux qui furent " d'abord " des frères, participant aux mêmes sacrifices, offrant sur le même " Autel d'or " et disciples de l'ordre de la " sacrificature royale " et qui sont changés et possédés d'un esprit d'opposition à un tel point qu'ils peuvent dire du mal continuellement de leurs compagnons de service dans la sacrificature royale? Nous craignons pour eux (Héb. 4:1), assurément, qu'ils n'aient quitté le " Saint " et le " Parvis " et soient en dehors de toute relation avec Dieu - dans les " ténèbres du dehors ". Nous devons faire tout notre possible pour les ramener (Jacq. 5:20). mais aucune considération ne doit nous faire quitter le " Saint " pour rendre le mal pour le mal, outrage pour outrage. Non, tous ceux qui sont de fidèles sacrificateurs doivent suivre les traces du Souverain Sacrificateur en aimant leurs ennemis et en faisant du bien à ceux qui les persécutent. Ils doivent imiter celui qui : " lorsqu'on lui disait des outrages n'en rendait pas mais s'en remettait à Celui qui juge justement ". - 1 Pierre 2:23.

 Le bouc pour l'Eternel représentait tous les fidèles disciples, le "Petit Troupeau " du Seigneur. Ils sont tous égaux, ils viennent tous par la même " voie étroite ", de sorte que ce qui est vrai pour la classe dans son entier, est vrai pour chacun de ses membres. C'est pourquoi le " bouc pour l'Eternel " typifiait chacun des membres et son sacrifice, sauf que le corps tout entier doit être complet et le sacrifice de tous achevé avant que le a sang " du bouc (représentant le Corps entier de Christ) soit présenté sur le " Propitiatoire ".

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 L'aspersion du sang sur et devant le " Propitiatoire " se faisait sous la forme d'une croix, avec le sommet ou tête de la croix sur le " Propitiatoire ". Nous voyons cela par la description suivante : " II fera aspersion avec son doigt sur [la face (L.), par devant (D.), ou sur la face orientale (Cr.)] le propitiatoire vers l'orient [vers le " Voile "] et devant [en travers] le propitiatoire ". C'est ainsi qu'étaient complétées les offrandes pour le péché pour les péchés d'Israël, - le taureau pour les sacrificateurs, le " corps " du Souverain Sacrificateur " et pour les Lévites, la " maison de la foi " de l'Age présent ; le bouc " pour le peuple ", Israël - type du monde entier qui, avec la connaissance et les occasions favorables de l'avenir, deviendra le peuple de Dieu.

 Nous voyons ainsi clairement que cet Age de l'évangile est un Age de souffrance et de mort pour ceux qui sacrifient leur nature humaine, terrestre, afin de devenir participants de la nature spirituelle, céleste. Aussitôt que le sacrifice de Jésus en faveur de son " Corps " et de sa " maison " fut complet et présenté devant le Père, après son ascension, le Père envoya la preuve qu'Il acceptait ce sacrifice par le baptême de la Pentecôte sur les représentants de son Eglise, son Corps et sa maison. C'est là que son onction, le saint Esprit (symbolisé par l'huile sainte de l'onction), vint sur l'Eglise et a toujours continué depuis sur tous les membres du Souverain Sacrificateur, sans qu'il y eût besoin d'une répétition ; car chacun de ceux; qui sont immergés en Christ comme membres de son Corps, sont en même temps immergés dans son Esprit saint, l'Esprit qui anime chaque membre de ce Corps.

 L'effusion du saint Esprit fut le gage de l'acceptation par Dieu des croyants en Jésus, déjà consacrés, et restant sous la direction du Maître, attendant que le Père accepte leurs sacrifices acceptables dans le Bien-Aimé, et leur engendrement filial par l'esprit de filiation. Cette venue du Pentecôte, fut montrée dans le type (v. 15) par le Souverain Sacrificateur venant à la porte du Tabernacle et égorgeant le " bouc pour l'Eternel " après avoir posé les mains sur lui. De même que l'Esprit du Père rendit Jésus capable d'accomplir tout ce qui était représenté par l’egorgement du taureau, ainsi le même esprit, l'esprit, pouvoir ou influence de Dieu, l'esprit ou influence de la Vérité, par Christ, sur les membres de la classe du " bouc pour l'Eternel ", les rend capables de se crucifier eux-mêmes comme hommes - d'égorger le bouc, la volonté dépravée dans l'espérance de la gloire, de l'immortalité et de l'honneur promis de la nature divine, comme « nouvelles créatures en Christ ».

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 C'est ainsi, par exemple, que l'Apôtre Paul, possédé de l'esprit du Conducteur, de la Tête put considérer toutes choses comme une perte et un rebut pourvu qu'il pût gagner [la position comme l'un des membres de] Christ; et qu'il fût trouvé en lui. Inspiré par cette espérance et cet esprit il pouvait dire : " Je [la nouvelle-créature] vis, non pas moi [la vieille créature représentée dans le bouc consacré]". Il fut consumé par l'opprobre et le mépris du monde - hors du camp. Les affections terrestres de Paul et ses facultés avaient toutes été présentées à Dieu en sacrifice vivant. Désormais, il avait Christ vivant en lui, l'espérance de la gloire - l'esprit [mind - trad.] de Christ crucifiant et assujettissant sa nature humaine dépravée et justifiée, ainsi que sa volonté.

 Bien qu'étant réellement dans le monde, il n'en faisait pas partie ; et cela était vrai dans une telle mesure qu'il pouvait dire : " Ce que je vis maintenant... je le vis dans la foi au Fils de Dieu " (Gal. 2:20). Oui, par la foi, il était considéré comme " une nouvelle créature ", à qui appartenaient les très grandes et précieuses promesses de la nature divine, s'il demeurait fidèle (1 Pi. 1:4). Il vivait dans la condition du " Saint ", se nourrissant des " pains de proposition ", éclairé continuellement par la lumière du " Chandelier d'or ". Ainsi rempli de connaissance et de force, il était capable d'offrir " l'encens " agréable à Dieu par Jésus-Christ ; autrement dit, le sacrifice de l'apôtre Paul était agréable à Dieu à cause du mérite de Jésus qui lui était imputé. C'est ainsi qu'il gardait la nature du bouc toujours sacrifiée ; non seulement il tenait la volonté charnelle pour morte, mais autant que possible il tenait le corps charnel " soumis " – assujetti à la nouvelle volonté. La même chose a été faite par les autres membres de cette classe du " bouc pour l'Eternel ", bien que tous n'aient pas été aussi connus. Ce fut un parfum très odoriférant qui monta du sacrifice de Paul ; ce fut vraiment un sacrifice de suave odeur à Dieu; cependant, comme pour les nôtres, ce ne fut pas à cause de sa propre valeur qu'il fut agréable à. Dieu, mais parce qu'il fut offert sur " l'Autel d'or " et participant du mérite de Christ, le Rédempteur.

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 De même que le bouc achevait ce qui restait de l'offrande pour le péché, complétant le sacrifice commencé par le taureau, ainsi le " Petit Troupeau ", venant après Jésus, " accomplit... ce qui reste des afflictions de Christ ". (Col. 1:24). Ce n'est pas que nos sacrifices soient valables par inhérence, comme l'était celui de notre Seigneur, car lui seul était parfait et convenait pour une rançon, pour une offrande pour le péché ; la raison de l'acceptation de nos offrandes est que le mérite de Jésus nous étant imputé, nous justifie d'abord ; et ensuite, par la grâce qui nous permet d'offrir notre moi Justifié dans et avec le sacrifice parfait de notre Seigneur, nous, comme membres de son Corps, sommes assurés d'une part dans les souffrances de Christ, afin que nous puissions finalement partager aussi sa gloire - participer à son œuvre future de bénir toute l'humanité par les privilèges et les occasions favorables du rétablissement.

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L'heure doit venir un jour où le sacrifice des derniers membres de ce " bouc pour l'Eternel " sera consumé, et l'offrande pour le péché finie pour toujours. Nous croyons fermement, d'après les faits évidents donnés ailleurs, que nous sommes maintenant à la clôture du " Jour de Réconciliation ", et que les derniers membres de cette classe du " bouc pour l'Eternel " sont maintenant sur l'autel. Bientôt les derniers membres de cette classe, le Corps de Christ, passeront au-delà du "second voile" - de l'autre côté de la chair - dans la perfection de la nature spirituelle, déjà commencée dans le nouvel esprit ["mind"-trad] ou nouvelle volonté qui contrôle maintenant leurs corps mortels. Non seulement cela, mais à ces fidèles, la plus haute des natures spirituelles - "la nature divine" – leur est promise. - 2 Pierre 1:4.

 Le passage du second "Voile" a la même signification pour le Corps que pour la Tête : la présentation du sang du bouc a la même signification que celle du sang du taureau. Le corps du sacrificateur passant le second "Voile", portant le sang du bouc, représentait le passage du Corps de Christ entièrement au-delà des conditions humaines dans la perfection de la nature divine, lorsque nous serons semblables au Christ Jésus, qui est maintenant "l'empreinte" de la substance du Père". 0 espérance bénie ! Les mots : "Quand je me réveillerai je serai rassasié de ton image", furent dits prophétiquement pour Jésus ; combien alors cette promesse est sublime pour nous : "Nous lui serons faits semblables !" - Héb. 1:3; Rom 8 : 29 ; Ps. 17 : 15 ; 1 Jean 3 : 2. Si nous voulons gagner le prix pour lequel nous courons, alors –

 

Périsse toute ambition.

Terrestre! Quoi qu'il arrive

Riche est notre condition,

La céleste perspective!

 

 Le " Très Saint " atteint, la preuve du sacrifice du " Corps" pour le peuple" sera présentée, comme cela est  typifié par le sang du bouc aspergé sur le "Propitiatoire".

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"Et il fera réconciliation pour le lieu saint à cause des impuretés des fils d'Israël, et de leurs transgressions, selon tous leurs péchés ; et il fera de même pour la tente d'assignation, qui demeure avec eux au milieu de leurs impuretés". - Lév. 16 : 16.

 Ainsi l'œuvre de réconciliation sera accomplie lorsque le sacrifice présenté « pour le peuple » sera accepté, comme le fut celui de notre glorieux Conducteur "pour lui-même" [son Corps], et pour sa maison [la maison de la foi]". Le péché et la condamnation seront entièrement couverts pour tous, et le grand œuvre de donner au monde les grands résultats de cette Réconciliation suivra promptement - de même que la bénédiction de la Pentecôte vint sur le "Corps", et que son influence se refléta sur la "maison ", aussitôt après l'acceptation du sacrifice de Jésus, après qu'il eût passé de l'autre côté du "Voile" de la chair, et présenté devant Dieu le sacrifice pour notre rançon.

 L'aspersion de toutes choses avec le sang montrait qu'il donne pleine satisfaction, et indiquait aussi que l'œuvre du " bouc pour Azazel " qui suivait, ne faisait pas partie de l'offrande pour le péché et n'était pas nécessaire pour compléter la " réconciliation ". Ainsi devons-nous y voir quelque autre but et signification.

  LE BOUC POUR AZAZEL

 "Et quand il aura achevé de faire propitiation pour le (lieu) "Saint" (le "Très Saint"], pour la tente d'assignation (le "Saint"] et pour l'autel [dans le "Parvis"], il présentera le bouc vivant. Et Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc [pour Azazel] vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des fils d'Israël (type du monde) et toutes leurs transgressions, selon tous leurs péchés ; il les mettra sur la tête du bouc et l’enverra au désert par un homme qui se tiendra prêt (quelqu'un qui convient pour cela] ". - Lév. 16 : 20-22.

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 Comme nous l'avons exprimé ci-dessus, nous comprenons que ce bouc pour Azazel qui avait été présenté pour le sacrifice avec l'autre, mais avait failli à ce sacrifice et n'avait pas suivi l'exemple du taureau, représentait une classe du peuple de Dieu qui, après avoir fait vœu de mourir au monde en sacrifiant sa nature humaine justifiée, a failli à l'accomplissement de son vœu de sacrifice. Ce "bouc" ne représente pas "ceux qui se retirent pour périr", ceux qui retournent "comme la truie lavée, se vautrer dans le bourbier du péché" (Héb. 10:39 ; 2 Pierre 2:22), mais une classe qui cherche à éviter le péché, à vivre moralement et à honorer le Seigneur ; cependant en cherchant en même temps les honneurs et les faveurs du monde, ils sont arrêtés dans l'accomplissement du sacrifice des droits terrestres, dans le service du Seigneur et de sa cause.

 Cette classe du "bouc pour Azazel" a existé pendant l'Age de l'évangile tout entier. Ce bouc et l'œuvre faite avec lui à la clôturé du "Jour de réconciliation", représentait dans un sens général, chaque individu de cette grande foule durant l'âge, bien qu'il représentât spécialement les membres de cette classe vivant à la fin de l'Age de sacrifice. Considérons d'abord ce que Dieu s'est proposé de faire à l'égard des membres de cette classe qui seront vivants lorsque l'œuvre de l'offrande pour le péché sera achevée - les derniers membres de la classe du "bouc pour Azazel" - et nous verrons après cela comment le type s'applique aussi aux membres de la même classe qui les ont précédés.

 N'oublions pas que nous nous occupons maintenant de choses futures, après "les offrandes pour le péché". Le " bouc pour l'Eternel " n'est pas encore entièrement consumé, par conséquent le " Petit Troupeau " représenté par le corps du Sacrificateur, n'est pas encore passé de l'autre côté du second "Voile " dans la condition de perfection spirituelle ; et l'œuvre spéciale avec le " bouc pour Azazel " vivant ne peut arriver qu'après cela [Note III].

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 D'autres passages (Apoc. 7:9, 13-17 et 1 Cor. 3:15) nous montrent qu'il y aura "une grande foule" dont les membres sont entrés dans la lice durant cet "Age" pour courir le grand prix du cohéritage avec Jésus, et qui n'ont pas couru de façon à l'obtenir. Ceux-là, bien que "réprouvés" en ce qui concerne le prix (1 Cor. 9:27) sont néanmoins les objets de l'amour du Seigneur ; parce que dans leurs cœurs ils aiment la justice et non le péché. A cause de cela, le Seigneur, par ses moyens providentiels à travers les circonstances de la vie, les fait passer par la "grande tribulation", accomplissant pour eux la " destruction de la chair; afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus" (1 Cor. 5:5). Ils ont consacré leur vie humaine justifiée ; Dieu a accepté cette consécration et les a considérés, selon leur alliance, comme morts en tant qu'êtres humains, et vivants comme "nouvelles - spirituelles - créatures". Mais, n'ayant pas exécuté tous leurs vœux de renoncement, ils se retranchent eux-mêmes de la "Sacrificature royale", - des membres du Corps de Christ. "Tout sarment, en moi qui ne porte pas de fruit il l’ôte" - Jean 15:2; Ils sont dans une condition pitoyable n’ayant pas gagné le prix, aucun d'eux ne peut avoir la nature divine, pas plus qu'ils ne peuvent être restaurés à l'état d'humains parfaits avec le monde, car dans leur consécration, ils échangèrent tous leurs droits et privilèges humains pour les spirituels et l'opportunité de courir dans la lice pour le grand prix - la nature divine. Bien qu'ils n'aient pas été volontairement vainqueurs, le Seigneur les aime, et veut délivrer ceux qui par crainte de la mort (par crainte du mépris, par crainte de l'opprobre portée par le taureau et le bouc en dehors du "camp" - dans le désert ou condition de séparation ou de mort), furent ' assujettis toute leur vie à la servitude - l'esclavage de la crainte des hommes, des traditions et des opinions des hommes qui sont toujours comme un filet tendu pour empêcher une pleine obéissance à Dieu, même jusqu'à la mort. -,Héb. 2 :15

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Par la faveur du Souverain Sacrificateur, cette grande multitude doit passer par la "grande tribulation" et avoir la chair détruite. Cela ne les rendra pas des vainqueurs volontaires et ne leur donnera pas le droit d'être membres dans le Corps - l'Epouse de Christ. Cela ne leur donnera pas une place sur le trône des rois et sacrificateurs, mais une position " devant le trône", comme êtres spirituels parfaits - non l'ordre, spirituel le plus élevé, le divin. Ils ne posséderont pas la couronne de vie, l'immortalité, mais s'ils ont été convenablement exercés par la tribulation, ils pourront atteindre quand même la condition "semblables aux anges". Ils serviront Dieu dans son Temple, bien qu'ils ne soient pas membres de ce temple symbolique qui est le Christ - Apoc. 7:14, 15.

 Cette classe, représentée par le "bouc pour Azazel", sera envoyée dans le Désert, condition de séparation du monde, y étant contraints par l'homme prêt - les circonstances défavorables - pour y être souffletés par l'adversité, jusqu'à ce qu'ils aient compris la vanité des appas trompeurs et autres puérilités mondaines, jusqu'à ce que leurs espérances et leurs ambitions humaines soient mortes et qu'ils soient disposés à dire : Ta volonté soit faite, ô Dieu, non la mienne ! Le monde est toujours prêt à mépriser et à rejeter ceux qui sont châtiés et affligés, quand bien même ses sourires trompeurs et ses vains honneurs ont été ardemment convoités par eux. Le corps du « bouc pour Azazel » n'était pas brûlé dans le désert ; Les offrandes pour le péché seules (le taureau et le bouc pour l'Eternel) l'étaient. (Hébreux 13:11). Le fait que les offrandes pour le péché étaient brûlées représentait la constante soumission de ces classes aux souffrances de la fournaise embrasée - fidèles [sacrifices volontaires] jusqu'à la mort". Ces deux classes souffrent même jusqu'à la mort de la volonté et du corps humains ; mais ceux de la première classe meurent volontairement : ils sont consumés par le continuel crucifiement de leur chair, comme cela est montré par le symbole du feu, brûlant continuellement jusqu'à ce que tout soit consumé. Ceux de la seconde classe sont simplement envoyés dans le désert et laissés là pour mourir involontairement. Leur amour de l'approbation du monde est enfin détruit par son dédain, son mépris et son opprobre, et pendant ce temps leur nouvelle nature Spirituelle mûrît à la vie. La classe du " bouc pour l'Eternel" abandonne volontairement Sa nature humaine et est aidée dans son sacrifice par l'esprit du Seigneur, librement ; la classe du "bouc pour Azazel" a sa chair détruite sous la providence divine afin que l'esprit puisse être sauvé.

73

 Non seulement ces choses s'accompliront promptement pour les derniers membres de cette classe du "bouc pour Azazel ", mais elles ont eu leur accomplissement dans une certaine mesure à travers l'Age de l'Evangile, parce qu'il y a toujours eu une classe, nombreuse, qui n'a voué sa propre volonté à la mort que par contrainte et qui, au lieu de se sacrifier volontairement, souffrit la "destruction de la chair" (1 Cor 5:15). Les classes représentées par les deux boucs se sont développées côte à côte à travers l'Age.

 Lorsque tous les membres du "Petit Troupeau" seront passés de l'autre côté du "Voile", la providence divine, la main du Seigneur, mettra en liberté ces esclaves - qui, "par crainte de la mort [au monde], ont été toute leur vie assujettis à la servitude", en renversant les nombreuses théories, traditions et credo humains, en détruisant les grandes organisations de l'église nominale dans, par, et pour laquelle son peuple, la classe du "bouc pour Azazel" fut retenue, - empêchée d'entendre la voix de son Seigneur et d'y obéir [Note III].

74

 Libérés de force par la chute de "Babylone", ces saints de la tribulation, en même temps qu'ils comprendront qu'ils ont perdu le grand prix, entendront alors la voix du Souverain Sacrificateur et se trouveront eux-mêmes forcément dans la condition du désert, de séparation et de destruction de la chair. Bien qu'il y ait eu, pendant tout l'Age de l'Evangile, quelques-uns de ces CONSACRÉS esclaves, il n'y en a jamais eu autant qu'à présent.

 Tous les consacrés de ces deux classes (celle du "bouc pour l'Eternel " et celle du " bouc pour Azazel ") doivent passer par de grandes épreuves et des afflictions ; cependant, par une de ces classes, ces afflictions sont estimées légères, acceptées joyeusement, et ils se réjouissent d'être trouvés dignes de souffrir. Leur sacrifice est volontaire comme celui de la Tête. Pour l'autre classe, elles sont importunes, ce sont de grandes afflictions presque sans joie - c'est une destruction forcée de la chair. Il est tout naturel qu'à la fin de la course leur position et leur récompense soient proportionnellement différentes.

 

LES HOLOCAUSTES DU JOUR DE RÉCONCILIATION

 "Et Aaron rentrera à la tente (au tabernacle) d'assignation [le "Saint"] et quittera les vêtements de lin dont il s'était vêtu quand il était entré dans le lieu saint [le "Très Saint"] et les déposera là , et il lavera sa chair dans le lieu Saint le [" Parvis "] et se revêtira de ses vêtements [habituels] [les vêtements de gloire et de beauté] ; et il sortira et il offrira son holocauste et l'holocauste du peuple, et fera réconciliation pour lui-même (le Corps - l'Eglise - "le Petit Troupeau"] et pour le peuple" (Lév. 16:23,24) ; c'est la même réconciliation illustrée ou typifiée à un autre point de vue.

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 L’holocauste consistait en deux béliers (versets 3, 5), l'un représentant le taureau et l'autre le bouc pour l'Eternel. La ressemblance de ces deux holocaustes montre l'harmonie et l'unité entre le sacrifice fait par Jésus et celui de ses disciples marchant sur ses traces. Aux yeux de Dieu c'est un seul sacrifice : " Car et celui qui sanctifie [Jésus] et ceux qui sont sanctifiés [le Petit Troupeau] sont tous d’un ; c'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères". - Héb. 2:11.

 Cela est en outre démontré par la façon d'opérer dans chacun de ces sacrifices. Les béliers de "l'holocauste" étaient découpés, lavés et les morceaux placés avec la tête sur l'autel et brûlés - un holocauste de bonne odeur à Jéhovah. Le traitement identique de ces deux béliers indique que dans la pensée de Jéhovah, ils faisaient tous les deux partie d'un même sacrifice : les membres joints à la Tête, acceptables dans leur entier, comme réconciliation pour les péchés du monde - satisfaisant ainsi les prétentions de la justice en faveur de l'humanité pécheresse.

 De même que les offrandes pour le péché illustraient la mort du Rédempteur comme sacrifice, ainsi, l'holocauste qui suit, illustrait l'acceptation manifeste de Dieu du même sacrifice. N'oublions pas que Dieu indique ainsi qu'Il ne manifestera pas son acceptation des " meilleurs sacrifices " que les bœufs et les boucs avant que les sacrifices pour les péchés soient complets, et que le vrai Souverain Sacrificateur soit revêtu de l'honneur et de la gloire de sa charge, ce qui est représenté par le changement de vêtements. Pendant qu'il offrait l'offrande pour le péché, il portait seulement les vêtements de lin blanc. Après cela (et habituellement) il portait les glorieux vêtements, insignes de la gloire et de l'honneur qui lui étaient conférés. Durant l'Age de l'Evangile les offrandes pour le péché ont continué, et aucun honneur n'a été dispensé aux sacrificateurs, mais, à sa clôture, viendra la manifestation extérieure de l'approbation de Dieu et de leur acceptation à la gloire et à l'honneur accordés aux sacrificateurs qui ont sacrifié, et en bénissant le peuple pour les péchés duquel ils ont fait réconciliation.  . .

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 L'holocauste était brûlé sur l'autel dans le "Parvis", enseignant ainsi que Dieu manifestera son acceptation du sacrifice du Corps tout entier (Tête et morceaux ou membres) à la vue de tous ceux dans la condition du "Parvis", c'est-à-dire à tous les croyants. Mais avant que cette manifestation aux croyants de l'acceptation du travail par Dieu ait lieu, la classe du "bouc pour Azazel" est envoyée au loin et le sacrificateur change de robe.

 De même que les robes blanches, revêtues durant tout le travail du sacrifice, recouvraient le Corps et représentaient sa justification, la pureté de ses membres aux yeux de Dieu, par Christ, ainsi les "vêtements de gloire et de beauté", revêtus après, représentent les gloires de la position de l'Eglise et de son travail dans l'avenir, lorsque les nouvelles créatures auront été rendues parfaites après leur passage de l'autre côté du "Voile". Le lavage d'eau, à ce moment, signifie que, si les vêtements blancs (la justice imputée au "Corps") ont été quittés, cela ne veut pas dire que le péché est imputé à nouveau, mais que s'achève la purification du "Corps" rendu parfait dans une pleine résurrection : les vêtements de gloire et de beauté représentent la gloire, l'honneur et l'immortalité de la Première Résurrection à la nature divine. Le lavage montre de plus, que les péchés du peuple pour lesquels réconciliation avait été faite, ne s'attachent pas au sacrificateur pour le souiller.

 C'est ainsi que se terminait ce type du développement de la sacrificature, et de la satisfaction donnée pour les péchés du monde ; mais nous voulons jeter un coup d'œil rapide sur quelques versets de ce chapitre (Lev. 16) bien qu'ils ne se rapportent pas aussi directement à notre sujet,

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 Verset 17. "Et personne ne sera dans la tente d'assignation quand il entrera pour faire réconciliation dans le lieu saint [le "Très Saint"] jusqu'à ce qu'il en sorte et ait fait réconciliation pour lui-même, pour sa maison et pour toute la congrégation d'Israël".

 Cette défense s'applique seulement à ce jour spécial, parce que l'apôtre dit : - " Les sacrificateurs entraient constamment dans le premier tabernacle [le "Saint"] accomplissant le service ; mais dans le second [tabernacle - le "Très Saint"] le souverain sacrificateur seul, allait une fois l'an", dans ce Jour de Réconciliation, qui se répète chaque année. - Héb. 9:7.

Les privilèges du vrai Tabernacle n'appartiennent qu'à ceux qui sont sacrificateurs membres du Corps du Souverain Sacrificateur - de sorte que soit, comme maintenant, dans la première de ces conditions célestes [de dispositions (« minded » trad.] spirituelles, de nouvelles-créatures, en Christ Jésus), ou soit, comme nous espérons l'être bientôt, dans la seconde, ou condition spirituelle parfaite, dans les deux cas, ce n'est plus comme hommes que nous y pouvons entrer, mais parce que nous sommes en Christ Jésus, de nouvelles créatures : " Vous n'êtes pas dans la chair [humains], mais dans l'esprit (spirituels, de nouvelles-créatures], si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous " - Rom. 8:9.

 Verset 28. " Et celui qui les aura brûlés [le taureau et le bouc de l'offrande pour le péché] lavera ses vêtements, et lavera sa chair dans l'eau, et après cela, il rentrera dans le camp ".

 Cela semble enseigner que ceux qui auront été les principaux instruments de l'opprobre, des outrages et de la destruction de la nature humaine de Jésus (le taureau) et de l'humanité de son " Petit Troupeau " (le bouc) ne subiront aucun châtiment Spécial pour cela, parce qu'ils l'ont fait par ignorance - accomplissant, en même temps, le plan de Dieu. Après s'être lavés et avoir été purifiés, ils rentreront dans le camp, c'est-à-dire dans la même condition que le reste des hommes qui sont tous pécheurs par hérédité, qui ont tous été rachetés de la dépravation et de la mort adamique et qui attendent tous le retour du grand Souverain Sacrificateur et la bénédiction qui s'étendra alors sur tous.

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 Verset 26. " Et celui qui aura conduit le bouc pour Azazel lavera ses vêtements et lavera sa chair dans l'eau; et après cela il rentrera dans le camp".

La même leçon est enseignée, concernant ceux qui seront des instruments de trouble et par conséquent de la destruction de la chair de ceux de la "grande foule" représentés par le "bouc pour Azazel". Ils seront obligés d'obtenir du Seigneur un pardon spécial pour ces injustices,  mais finalement ils seront considérés sur le même pied que les autres hommes.

 

BÉNÉDICTIONS QUI SUIVENT LES SACRIFICES DU " JOUR DE RÉCONCILIATION "

 Ainsi se terminait le "jour typique de Réconciliation"; et Israël, ainsi typiquement purifié du péché, n'était plus considéré comme souillé et séparé de Dieu, mais un [« at one » - trad.] avec Lui. Il n'était plus condamné par la justice, mais amené à comprendre que Dieu est présent au milieu d'eux dans une attitude de réconciliation pour le bénir, le protéger et le conduire dans le repos et la paix de Canaan.

 L'antitype du "Jour de Réconciliation" est cet Age de l'évangile [Note II], durant lequel Jésus et son Corps, l'Eglise (en vertu de la rédemption et de la justification qui en est résultée) font un sacrifice donnant pleine satisfaction à la Justice pour le péché adamique. Lorsque l’œuvre de réconciliation sera complète, Dieu reconnaîtra l'humanité et placera son sanctuaire au milieu des hommes. Alors sera accompli ce qui est écrit : " Le Tabernacle [l'habitation] de Dieu [l'Eglise glorifiée] est avec les hommes, il habitera avec eux, et ils seront [deviendront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu. ' Et Dieu essuiera toutes larmes de leurs yeux ; et la mort ne sera plus, et il n'y aura ni deuil, ni cri, ni peine car les premières choses [le règne de Satan, le péché et la mort] sont passées. Et celui qui était assis sur le trône dit : "Voici, je fais toutes choses nouvelles." - (Apoc. 21 :3-5).

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 Mais tandis que toutes ces bénédictions résulteront de l'établissement de la résidence de Dieu, ou de son sanctuaire, parmi les hommes, ("Et je rendrai glorieuse la place de mes pieds." - "La terre est mon marchepied" - Esaïe 60 : 13 ; 66 : 1); cependant les bénédictions qui suivront seront graduelles, et demanderont tout l'Age Millénaire pour leur accomplissement ; c'est-à-dire, pour la destruction progressive (essuiera) de la mort adamique, des peines, et des larmes. Cela commencera avec la seconde venue de Christ, le Sacrificateur royal, mais ne sera complètement achevé qu'à la fin de l'Age Millénaire.

 Le processus graduel par lequel L'HOMME SERA AMENÉ à la perfection de l'être, et dans une plénitude d'harmonie avec Jéhovah, est bien illustré dans les sacrifices typiques d'Israël faits après le "Jour de réconciliation"; leurs antitypes, comme nous allons le voir, s'accompliront durant le Millenium.

 Pour bien séparer et comprendre ces sacrifices typiques, il faut reconnaître préalablement que le présent Age de l'Evangile est le "Jour de réconciliation" envers Dieu pour le péché général de l'humanité ; et que, dans le type, tous les sacrifices venant après le "Jour de réconciliation" représentaient les accomplissements ou antitypes qui seront du temps marqué après que l'Age de l'Evangile sera terminé - durant l'Age Millénaire" - lorsque le monde pécheur pourra être réconcilié, en accord (" at one " -trad.] avec Dieu. [Note II].

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Nous voyons ainsi que la réconciliation se compose de deux parties : (1) L'accord ["at one" - trad.] avec la Justice, de sorte qu'Adam et ses enfants ne sont plus désormais sous la condamnation et la destruction à cause de son péché ; et (2) le retour du pécheur à la réconciliation [at one ment" - trad.] avec les justes lois de Dieu, les reconnaissant et y obéissant. La première de ces phases de l'accord ["at one ment"] ou réconciliation est entièrement faite par le service du Sacrificateur dans le " jour des sacrifices de Réconciliation ". L'autre, - la réconciliation du monde avec Dieu, ou l'acte d'amener beaucoup d'humains de bonne volonté en pleine unité [" at one ment "] ou harmonie avec Dieu, sera accomplie durant l'Age prochain, par la "Sacrificature royale", les rois et sacrificateurs glorifiés, qui, typifiés par Moïse, seront le Grand Prophète que l'Eternel suscitera pour enseigner et gouverner le peuple ; et ceux qui n'écouteront pas ce prophète seront retranchés de la vie - mourront de la seconde mort. - (Actes 3 : 23).

 Remarquons toutefois clairement que si les saints, les disciples de Jésus peuvent, comme cela est représenté par le " bouc pour l'Eternel ", avoir une part et être des membres de l'offrande pour le péché en faveur du monde, cela  ne veut pas dire qu'ils soient purs par nature ou meilleurs que le monde, parce qu'en Adam, sa race tout entière fut condamnée : " il n'y avait pas [parmi eux] de justes, non pas même un seul " (Rom, 3 : 10), personne ne pouvant donner une rançon pour son frère. - PS. 49 ; 7.

 C'est par faveur qu'ils participent au sacrifice pour les péchés afin d'avoir part avec Jésus à la nature divine promise, et être ses compagnons et cohéritiers. Ils sont les premiers à bénéficier de la mort de Jésus, qui les justifie et les purifie afin qu'ils puissent être capables de s'offrir eux-mêmes en sacrifices agréables à Dieu. C'est ainsi que sa mort bénit le monde par son Corps, l'Eglise.

 


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CHAPITRE V

UN AUTRE TYPE DES SACRIFICES DE RÉCONCILIATION

Lévitique 9.

Sacrifice de réconciliation répétés avec des détails différents. Moise et Aaron entrés dans le tabernacles en ressortent pour bénir le peuple « Il apparaîtra à ceux qui l’attendent ». Apres la mort . Le jugement. Manifestation de l’acceptation divine du sacrifice de réconciliation

 

 Nous avons dans ce chapitre une description plus condensée des sacrifices de réconciliation et de l’œuvre qui en découle, que dans celui que nous venons d'examiner (Lév. 16). De plus, certains aspects, à la lumière de ce qui précède nous intéresseront et nous seront vraiment profitables. C'est une autre description des sacrifices de réconciliation.

 "Et Moïse dit : C'est ici ce que l'Eternel a commandé, faites-le, et la gloire de l'Eternel vous apparaîtra " (v. 6). " Et Moïse dit à Aaron : Approche-toi de l'autel et offre ton offrande pour le péché, et ton holocauste, et fais une réconciliation pour toi [c'est-à-dire, qu'il le faut pour ceux qui seront appelés à être membres de "son Corps"] et pour le peuple [le monde]" (Verset 7).

 Ce type illustrait le fait que notre Seigneur Jésus (le taureau sacrifié pour les péchés) suffisait à racheter son -"Corps", le "petit troupeau", aussi bien que l'humanité tout entière. L'Eglise aurait pu être dispensée entièrement d'une part dans l'offrande pour le péché : les épreuves spéciales de notre "chemin étroit" auraient pu nous être épargnées ; nous aurions pu éviter les souffrances du sacrifice, et aurions pu être restaurés comme l'humanité le sera : à la perfection de la nature humaine. Mais il a plu à Jéhovah, non seulement de choisir Jésus pour ce grand œuvre de sacrifice, mais aussi d'en faire le Capitaine ou Tête de "l'Eglise » qui est son Corps", et que ceux-là, aussi bien que leur Chef, dussent être faits parfaits comme êtres SPIRITUELS en souffrant dans la chair, comme offrandes pour le péché. - Héb. 2:10 ; Col. 1:24-26.

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 L'apôtre Paul, parlant de notre relation intime avec notre Tête dit : "Béni soit le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes bénédictions spirituelles, dans les lieux célestes (le "Saint" et le " Très Saint] en Christ, selon qu'il nous a élus en lui avant la fondation du monde, à la louange de la gloire de sa grâce, par laquelle il nous ,a [justifiés ou] rendus agréables dans le, Bien-Aimé" (Eph. 1:4, 6). "Dieu vous a appelés par notre évangile, pour l'obtention de LA GLOIRE de notre Seigneur Jésus-Christ " (2 Thes. 2:14). De sorte que "si nous souffrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui". - 2 Tim. 2:12.

 Le Souverain Sacrificateur, ayant offert son propre sacrifice, devait "offrir l'offrande du peuple [le bouc] et faire une réconciliation pour eux [tout Israël] comme Jéhovah l'avait commandé". Cet arrangement pour la part que nous avons dans le sacrifice de réconciliation était une partie du commandement ou du plan originel de notre Père, ainsi que Paul l'atteste. - Col. 1:24, 26;

 "Et Aaron s'approcha de l'autel et égorgea le veau [héb. jeune taureau] de l'offrande pour le péché qui était pour [à sa place ou comme substitut de] lui [-même]; et les fils d'Aaron lui présentèrent le sang, et il trempa son, doigt dans le sang et le mit sur les cornes de l'autel et il fit fumer sur l'autel la graisse... [etc.]. Et là chair et la peau il les brûla au feu hors du camp. Et il égorgea l'holocauste,,[un bélier] et les fils d'Aaron lui présentèrent le sang et il, en fit aspersion sur l'autel tout autour. Et ils lui présentèrent l'holocauste en morceaux et la tête, et il les fit fumer sur l'autel, et il lava l'intérieur et les jambes; et il les brûla avec l'holocauste sur l'autel." (C'est le même récit qui est fait dans le chapitre 16, et il a la même signification).

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 Ainsi l'holocauste de Jésus a brûlé pendant tout le cours de l'Age de l'Evangile, en donnant la preuve à tous ceux qui se trouvaient dans la condition, du "Parvis" (les justifiés) que Dieu l'acceptait, ainsi que celui de tous les membres de "son Corps" - ajouté à la Tête sur l'autel.

 "Et il présenta l'offrande du peuple, et il prit le bouc de l'offrande pour lé péché, qui était pour le peuple (non pour les sacrificateurs et les Lévites, comme le premier], et l'égorgea et l'offrit pour le péché comme le premier", c'est-à-dire qu'il le traita exactement comme il avait traité le taureau. Ce bouc est le même que le "bouc pour l'Eternel" - dans l'autre figure, le "bouc pour Azazel" et ses différents traits étant passés sous silence à ce point de vue plus général. C'est une nouvelle confirmation de renseignement que ceux qui suivent les traces de Jésus sont participants dans l'offrande pour le péché.

 - "Et il présenta l'holocauste et le fit selon l'ordonnance; Et il présenta l'offrande d'aliment et il en remplit la paume de sa main et la fit fumer sur l'autel, en sus de l'holocauste du matin. Et il égorgea le taureau et le bélier pour un sacrifice d'offrande de paix qui était pour le peuple".

 Comme nous l'avons déjà décrit, l'offrande de paix représentait, un vœu ou une alliance. Lorsqu'elle était offerte avec l'offrande pour le péché du Souverain Sacrificateur, elle signifiait les vœux, les obligations et les alliances pris par le sacrificateur et basés sur l'offrande pour 1e péché. Dans le type, la paix était établie comme suit entre Jéhovah et Israël : L'offrande pour le péché ayant été faite, ainsi que l'holocauste qui montrait son acceptation par Dieu, il y avait paix entre Jéhovah et Israël, parce que son ancien péché adamique était ôté typiquement, ce qui l'obligeait ensuite à vivre dans l'obéissance à une alliance basée sur son pardon - c'est-à-dire, il devait garder la Loi -. Celui qui aura fait ces choses vivra par elles (comme une récompense pour les avoir gardées). Mais de même que nos sacrifices pour le péché sont meilleurs que ceux du type, il en est ainsi de l'offrande de paix ou alliance établie par ces sacrifices ; c'est une meilleure alliance. Ainsi dans ce sacrifice de paix, ou offrande d'alliance, le sacrificateur est vu pour servir d'exemple ou d'ombre des choses spirituelles – le médiateur d'une meilleure alliance (Héb. 8 : 6-13), sous laquelle le peuple sera béni par le RÉTABLISSEMENT (ou [restitution), et sera ainsi capable d'obéir à la loi parfaite et de vivre à toujours. 

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 " Et Aaron éleva ses mains vers le peuple et le bénit ; et il descendit après avoir offert l'offrande pour le péché, et les offrandes de paix". Ce type montre que si la bénédiction; ne vient pas complètement sur le peuple avant que tous les sacrifices soient achevés, une mesure de bénédiction est cependant dispensée maintenant par les membres du Sacrificateur, pendant l'Age du sacrifice, avant que nous ne soyons tous entrés dans le "Très Saint" ou condition spirituelle. Nous voyons combien cela est vrai : partout où se trouvent des membres de la sacrificature royale, découle sur ceux qui les entourent, une bénédiction plus ou moins marquée. 

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" ET MOÏSE ET AARON ENTRÈRENT DANS LE TABERNACLE  D'ASSIGNATION ; PUIS ILS SORTIRENT ET BÉNIRENT   LE PEUPLE ".

 

 Lorsque ce jour (Age) de sacrifice sera terminé, le Sacrificateur complet (Tête et Corps) apparaîtra devant Dieu, et donnera la preuve qu'il a Satisfait à toutes les demandes de la justice contre le peuple (le monde). Il est bon de remarquer que, si le type de Lévitique 16 divisait l'œuvre de propitiation, et montrait avec toutes les particularités comment le sacrifice du Seigneur rend le notre digne d'être accepté, etc.., ce type montrait aussi l'œuvre entière de l'Age de l'Evangile comme étant des offrandes successives, néanmoins réunies réellement en une seule - toutes les souffrances du Christ entier, suivies aussitôt par les bénédictions du rétablissement. L'entrée de Moïse et d'Aaron dans le tabernacle semble dire : la loi est pleinement satisfaite et sa justice affirmée dans le sacrifice de Christ. La loi (représentée dans le type par Moïse) témoignera en faveur de ceux qui étaient sous la Loi - Israël selon la chair- que tous ceux qui étaient condamnés par elle furent aussi justifiés pour vivre par les sacrifices du Sacrificateur qui "s'offrit lui-même" une fois pour toutes.

 Lorsque le sacrifice fût présenté, il était " saint et agréable à Dieu " dans son entier ; nous le voyons par le fait que Moïse et Aaron ne moururent pas au seuil du "Très Saint". Et "Moïse et Aaron sortirent et, ensemble, bénirent le peuple". Il en sera ainsi dans l'Age qui vient, le Christ bénira toutes les familles de la terre -(Gal. 3 :8, 16, 29 ; Gen. 12 : 3), non pas cependant en mettant de côté ou en ignorant la Loi de Dieu ou en  excusant le péché, mais en ramenant graduellement l'homme à la perfection humaine, condition le rendant capable de garder la loi parfaite de Dieu et d'être béni par elle. Béni par le sacrificateur, rendu parfait et capable de garder la Loi, celle-ci - obéir et vivre - " Celui qui pratique la justice, est juste " (1 Jean 3:7), sera une grande bénédiction ; car alors, quiconque le voudra, pourra obéir et vivre éternellement dans la félicité et la communion avec Jéhovah.

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"ET LA GLOIRE DE L'ÉTERNEL APPARUT A TOUT LE PEUPLE"

 Au fur et à mesure que la bénédiction progressera (que la race sera restaurée et s'élèvera mentalement et, physiquement), les résultats se manifesteront. Le peuple - le monde en général - reconnaîtra de plus en plus, chaque jour, le grand amour de Dieu. C'est ainsi que "la gloire de l'Eternel sera révélée et que toute chair ensemble la verra" (Esaïe 40:5). Les humains arriveront graduellement à voir la longueur, la largeur, la hauteur et la profondeur de l'amour de Dieu lequel surpasse toute connaissance.

 Il est bon de remarquer que la bénédiction mentionnée ici n'est pas pour les sacrificateurs. Non ! Eux sont représentés en celui qui bénit - en Aaron. La bénédiction venait sur tout le peuple d'Israël, qui, dans le type, représentait le monde. C'est à cette bénédiction du monde par la "semence" - le Christ au complet, après que le corps a achevé de souffrir les afflictions (Col. 1:24), que Paul fait allusion lorsqu'il dit : " La création tout entière [l'humanité] gémit et est en travail... attendant la manifestation des fils de Dieu ". Avant qu'ils puissent faire l'expérience de la délivrance de la servitude de la corruption (le péché et la mort) et du rétablissement à l'état de fils de Dieu (libres de la condamnation, du péché, de la mort, -etc.) comme en jouissait Adam, premier fils humain de Dieu (Luc 3 : 38), il faut que les sacrifices du Jour de Réconciliation soient terminés, et que les sacrificateurs qui sacrifient soient revêtus des vêtements glorieux, l'autorité et le pouvoir royaux, divins, pour qu'ils soient rendus libres. - Rom. 8 : 19-22.

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 Il n'y a aucun doute que c'est de cette même bénédiction de tout le peuple - c'est-à-dire, la délivrance de la mort et de son aiguillon, le péché - que parle Paul lors qu'il dit : " il apparaîtra une seconde fois sans péché » [c'est-à-dire qu'il ne viendra plus comme une offrande pour le péché et sans avoir été contaminé par ces péchés qu'il a portés pour les pécheurs] à salut pour ceux qui l'attendent (Héb. 9:28). Le monde a vu le Sacrificateur, - Tête et Corps - souffrir comme offrande pour le péché durant cet Age ; Jésus fut manifesté aux Juifs dans la chair (comme une offrande pour le péché), et tous ceux qui le suivent fidèlement peuvent dire comme Paul : "Christ est manifesté dans notre chair mortelle" (2 Cor. 4:11). De même que le Christ dans son entier a été manifesté de cette manière et a souffert dans la chair, ainsi seront-ils aussi glorifiés ensemble devant le monde ; "parce que la gloire [la bénédiction et le salut] de l'Eternel sera révélée et que toute chair ensemble la verra". Lorsqu'il apparaîtra, nous aussi apparaîtrons avec lui en gloire. - Col. 3:4.

 Mais ce Grand Souverain Sacrificateur du monde ne sera reconnu que par "ceux qui l'attendent". S'il devait apparaître comme un être charnel dans les nuées ou ailleurs, ce serait une apparition pour tous, qu'ils l'attendent ou non ; mais nous avons déjà vu que les Ecritures enseignent que la Tête a été faite parfaite comme être spirituel, et que son " Petit Troupeau " sera fait "semblable à lui", des êtres spirituels, de la nature divine, qu'aucun homme n'a vu ni ne peut voir (1 Tim. 6:16).  Nous avons vu que le monde verra l'Eglise glorifiée par la perception mentale, dans le même sens qu'on peut dire à propos qu'un aveugle voit. Dans le même sens, nous voyons maintenant le prix, la " couronne de vie ", "nos regards n'étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas [par les yeux de la chair], car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles" (2 Cor. 4:18). C'est de cette manière que l'Eglise entière de cet Age "regarde à Jésus" ; ainsi "nous voyons Jésus" (Héb. 2 :9 ; 12:2). C'est ainsi qu'avec les yeux de leur entendement, les "veilleurs" discernent la seconde présence du Seigneur en son propre temps, par la lumière de la Parole divine. C'est de la même manière que tout œil le verra, mais par la lumière des "flammes de feu" de ses jugements. - 2 Thess. 1:8.

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 Telle est la seule manière dans laquelle les êtres humains peuvent voir ou reconnaître des choses sur le plan spirituel. Jésus exprimait la même idée à ses disciples, en disant que ceux qui appréciaient son esprit ou sa pensée, et ainsi le connaissaient, connaîtraient aussi le Père de la même manière : "Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père" ; "et dès maintenant vous le connaissez et vous l'avez vu " (Jean 8:19 ; 14:7). C'est la le seul sens dans lequel le monde verra jamais Dieu, car "personne ne vit jamais Dieu" ("Qu'aucun homme n'a vu ni ne peut voir") "le Fils unique... lui, l'a [révélé, montré] fait connaître (1 Tim. 6:16 ; Jean 1;18). Jésus révéla ou fit voir le Père à ses disciples en leur faisant connaître son caractère - en Le révélant par sa parole ou par ses actes comme Dieu d'amour.

C'est de la même manière que Luther et plusieurs autres virent le système papal comme étant l’Antéchrist ; ou comme Paul l'avait prédit que ce faux système, l'homme de péché, fut alors révélé, bien qu'encore aujourd'hui beaucoup ne le voient pas ainsi.

 C'est de cette manière que notre Seigneur Jésus, la Tête, (présent maintenant pour rassembler les joyaux) est révélé dans ce temps aux membres vivants de son -"Petit troupeau ", quoique d'autres ne sachent rien de sa présence. - Luc. 17:26-30 ; Mal. 3:17.

 Il en sera de même dans le jour millénaire lorsque le Christ complet - le Sacrificateur - sera révélé. Il ne le sera qu'à ceux qui le chercheront et ceux-là seulement le verront. Ils le verront non pas par les yeux naturels, mais comme nous-mêmes, nous voyons maintenant les choses spirituelles -- notre Seigneur Jésus, le Père, le prix, etc., - par les yeux de la foi. Les hommes ne verront pas le Christ par la vue physique à cause de la différence des plans d'existence - l'un spirituel, l'autre charnel ; pour la même raison, ils ne verront jamais Jéhovah. Mais nous [le " Petit. Troupeau ", lorsque nous aurons été glorifiés] nous le verrons comme il est, parce que nous serons semblables à lui - 1 Jean 3:2.

 Cependant, bien qu'il n'y ait que "ceux qui l'attendent" qui seront capables de reconnaître le Christ comme le Libérateur qui veut les sauver de la domination de ta mort, tout le monde jouira de cette faveur, car il sera révélé de telle manière que tous pourront le voir : "Tout œil le verra"; et tous ceux qui sont dans leurs sépultures, même ceux qui l'ont percé, étant réveillés, se rendront compte alors qu'ils ont crucifié le Seigneur de gloire. "Il sera révélé [dans les nues ? Non !] en flammes de feu [jugements], exerçant sa vengeance sur ceux qui ne connaissent pas [ne reconnaissent pas] Dieu, et [aussi sur ceux] qui n'obéissent pas à l'Evangile de Christ." Il faudra peu de temps à l'humanité pour le reconnaître sous de tels aspects. Maintenant les bons souffrent, mais alors vous discernerez "entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas"; parce qu'en ce jour, la distinction sera manifeste. (Mal. 3:15-18). Alors tous, voyant clairement, pourront avoir la vie éternelle en acceptant Christ et son offre de vie sous la Nouvelle Alliance ; car "nous espérons au Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, spécialement de ceux qui croient" - 1 Tim. 4:10.

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" ET APRÈS LA MORT, LE JUGEMENT ".

 Un texte, qui est directement en rapport avec notre sujet comme cela ressort du contexte, et a été cependant mal appliqué et mal compris, plus peut-être qu'aucun autre de la Bible, c'est le suivant : "Et, comme il est réservé aux hommes [à Aaron et ses successeurs qui n'étaient simplement que des types du Souverain Sacrificateur de la nouvelle création] de mourir une fois (comme cela est représenté typiquement par l'animal mis à mort] et après cela (comme résultat de ce sacrifice] le jugement (de Dieu approuvant ou désapprouvant le Sacrifice} ainsi le Christ, ayant été offert une fois (ce sacrifice ne sera jamais répété] pour porter les péchés de plusieurs (de " chaque homme "] apparaîtra une seconde fois, sans péché (ni souillé par les péchés des autres qu'il a portés, ni pour répéter l'offrande pour le péché, mais] a salut pour ceux qui l'attendent" - pour donner la vie éternelle à tous ceux qui la désireront sous les conditions de foi et d'obéissance à Dieu. - Héb. 9:27, 28. (D).

 Chaque fois qu'un sacrificateur entrait dans le "Très Saint" le Jour de Réconciliation, il risquait sa vie ; parce que, si son sacrifice avait été imparfait, il serait mort en traversant le "Second Voile". Il n'aurait pas été accepté lui-même dans le "Très Saint", et son sacrifice imparfait n'eût pas été acceptable pour faire réconciliation pour les péchés du peuple. De sorte que tout manquement signifiait la mort pour lui, et la condamnation de tous ceux pour les péchés desquels il essayait de faire propitiation. C'était là le "jugement" mentionné dans ce texte, par lequel, dans le type, les sacrificateurs passaient chaque année, et duquel dépendaient leurs vies et la réconciliation typique annuelle pour les péchés du peuple.

 Notre grand Souverain Sacrificateur, Christ Jésus, traversa le "Second Voile antitype lorsqu'il mourut au Calvaire ; et si, en quelque manière, son sacrifice eût été imparfait, il n'aurait jamais été ressuscité des morts – le "jugement" de justice aurait été contre lui. Mais sa résurrection le troisième jour, prouva qu'il avait parfaitement accompli son œuvre et qu'il avait pu soutenir l'épreuve du "jugement" divin. - Voyez Actes 17 : 31.

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 La bénédiction du jour de Pentecôte fut une preuve de plus que notre Seigneur subit ce " jugement " avec succès et que son sacrifice avait été accepté ; c'était là aussi un avant-goût de la plus grande bénédiction future et de son expansion sur toute chair (Joël 2 : 28), une garantie ou assurance que plus tard il (et nous avec lui) sortira pour bénir le peuple - le monde, pour les péchés duquel il a fait une propitiation entière qui a été acceptée.

 Toute interprétation de ce texte qu'on applique à la mort commune des humains en général, est entièrement en contradiction et en opposition avec le contexte.

 Beaucoup ont espéré d'une manière indéterminée en un meilleur temps à venir - en une sorte d'éloignement de la malédiction du péché, de la mort et du mal en général, mais ils n'en ont pas compris le long délai. Ils n'ont pas discerné que le sacrifice du "Jour de réconciliation" est nécessaire et doit être terminé avant que la gloire et les bénédictions puissent venir, pas plus qu'ils ne voient que l'Eglise, "les Elus", le "Petit Troupeau" sont associés dans le sacrifice du Christ et dans ses souffrances comme ils le seront aussi dans la gloire qui suivra. "La création tout entière gémit et est en travail jusqu'à maintenant, attendant [bien que dans l'ignorance] la manifestation [de l'Eglise] des fils de Dieu".- Rom. 8:19, 22.

De plus, puisque le sacrificateur type représentait aussi bien le « corps » que la "tête" du Christ, le sacrificateur antitype, il s'ensuit que chaque membre de l'Eglise doit passer ce "jugement" - bien qu'il y ait beaucoup d'appelés, nul ne sera choisi comme membre définitivement accepté du Corps de Christ, sarment de la vraie vigne, s'il n'est un "plus que vainqueur" - fidèle jusqu'à la mort (Apoc. 3:21). Non pas que ceux-là doivent atteindre la perfection de la chair, mais la perfection du cœur, de la volonté, des intentions : ils doivent être "purs de cœur" - le trésor doit être d'or pur, épuré dans la fournaise, bien que son enveloppe actuelle ne soit qu'un vase de terre imparfait.

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COMMENT DIEU MANIFESTERA SON ACCEPTATION

 "Et le feu sortit de devant l'Eternel et consuma sur l'autel l'holocauste et la graisse, et tout le peuple le vit, et ils poussèrent des cris de joie et tombèrent sur leurs faces" - adorèrent. C'est la même pensée exprimée sous une autre forme. Le feu symbolisait l'acceptation de Dieu; le peuple reconnaissant cette acceptation, montre que le monde comprendra le sacrifice et sa valeur aux yeux de Dieu comme le prix de leur libération de la mort et du sépulcre ; et lorsqu'ils réaliseront cela, ils adoreront Jéhovah et son représentant, le Sacrificateur.

 Il est évident que cela n'a pas encore eu son accomplissement. Dieu n'a pas encore manifesté par le feu, qu'il avait accepté le sacrifice du grand "Jour de réconciliation"; le peuple n'a pas encore poussé des cris de joie et n'est pas encore tombé sur sa face en adorant le grand Roi et son Représentant. Non, le monde est toujours dans la méchanceté (1 Jean 5:19); le dieu de ce monde aveugle toujours plus ou moins l'humanité presque tout entière (2 Cor. 4:4); les ténèbres couvrent toujours la terre - et l'obscurité profonde le peuple - (Es. 60 :2). Nous ne devons pas nous attendre aux grandes bénédictions du rétablissement préfigurées dans ce type, jusqu'à ce que tous les membres de l'Eglise, le "Corps" du grand Souverain Sacrificateur aient d'abord traversé le Second Voile (la mort effective) et soient entrés dans le "Très Saint", par le changement de la résurrection. Cette bénédiction du type ne s'accomplira également qu'après le grand temps de détresse. Alors, d'une manière générale, les hommes châtiés, rendus sobres et humiliés, s'attendront au grand Christ, la "semence d'Abraham, et le chercheront pour qu'il les bénisse et les relève.

 N'est-ce pas merveilleux de voir combien ces types enseignent une pleine rançon pour tout le peuple et un rétablissement et une bénédiction rendus possibles pour tous ?

 Rien dans les types ne semble faire une distinction entre les vivants et les morts, et il peut venir à l'esprit de quelques-uns que, lorsque les sacrifices du Souverain Sacrificateur seront achevés et que la bénédiction commencera, il n'y a que ceux qui seront vivants alors qui en bénéficieront grandement. Nous répondons qu'il ne peut en être ainsi : Aux yeux de Dieu les vivants et les morts sont semblables ; II parle d'eux tous comme étant morts. Tous sont venus sous la sentence de mort en Adam, et la petite étincelle de vie que chaque homme possède maintenant n'est réellement qu'une étape de mourant. La race est maintenant une race morte à cause du péché d'Adam, mais à la clôture de ce "Jour de réconciliation "- antitype les bénédictions de justification et de vie s'étendront à tous, sous des conditions auxquelles tous pourront obéir, et quiconque voudra, pourra avoir de nouveau, par le Rédempteur qui donne la vie, tout ce qui a été perdu en Adam - la vie, la liberté, la faveur de Dieu, etc.-- aussi bien ceux qui ont passé tout ce temps dans la mort, que ceux qui sont encore au bord de "la vallée de l'ombre de la mort".

 Ainsi donc, l'objet des offrandes antitypes pour le péché est de délivrer "tout le peuple", toute l'humanité de la domination du péché et de la mort : de la ramener à la perfection d'existence, ce qui est essentiel pour le parfait bonheur et la réconciliation [« at-one-ment » - trad. [ avec le Créateur.

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Telle est la bénédiction qui doit venir sur toutes les familles de la terre, par la semence d'Abraham. Telle fût la bonne nouvelle qui fut prêchée à Abraham et que nous pouvons lire : "Dieu, prévoyant qu'il justifierait les païens [toute l'humanité - les Gentils] par la foi, a d'avance annoncé l'évangile [la bonne nouvelle] à Abraham, en disant : "En toi et en ta semence, toutes les nations seront bénies [justifiées]... laquelle semence est Christ [en premier lieu, la Tête, et en second lieu son Corps]. Or, si vous êtes [membres] du Christ, vous êtes donc la semence d'Abraham, et héritiers selon la promesse", C'est-à-dire faisant partie de cette classe bénie, la semence d'Abraham, qui bénira toutes les familles de la terre (Gal. 3:8 ; 16, 29). Mais cette "semence" doit être complète avant que vienne la bénédiction, comme cela est montré dans le type qui vient d'être considéré : l'offrande pour le péché doit être terminée avant que toutes les bénédictions qui en résultent puissent en découler.

 Quant à la restriction que le Souverain Sacrificateur seul devait entrer une fois chaque année dans le "Très-Saint" pour faire une réconciliation, il ne faut pas en conclure par une mauvaise interprétation, que lui et les sacrificateurs n'y entraient pas dans les jours qui suivaient après que le " Jour de réconciliation " avait fait une pleine réconciliation pour les péchés. Au contraire, le Souverain Sacrificateur y entrait souvent après ce jour-là. Il y venait chaque fois qu'il avait à consulter Jéhovah pour la prospérité d'Israël, etc., et il revêtait à cet effet, le pectoral du jugement, l'Urim et le Thummim. En outre, chaque fois qu'ils levaient le camp, et cela avait lieu souvent, les sacrificateurs y entraient pour enlever les "voiles" et envelopper l'arche et tous les vases saints, avant qu'il ne fût permis aux Lévites de les emporter. - Nombres 4 :5-16

 De plus, chaque fois qu'un Israélite (après que les sacrifices du "Jour de réconciliation" étaient achevés) présentait une offrande pour le péché aux sacrificateurs, tous ceux-ci le consommaient dans le " Très-Saint " (Nomb. 18;10). Il en est ainsi de l'antitype, lorsque le présent Jour de réconciliation sera passé ; la "Sacrificature royale" sera dans le "Très Saint" ou condition spirituelle parfaite, et là, acceptera (mangera) les sacrifices pour le péché, apportés par le monde pour ses propres transgressions (et non pour le péché originel ou adamique qui fut annulé au "Jour de réconciliation"). Dans cette condition spirituelle parfaite, la sacrificature instruira sur toutes choses, comme cela est représenté dans les décisions et les réponses données à Israël par l'Urim et le Thummim.

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LE GRAND SALUT

Rien à payer, pas un centime ;

Rien à donner, pas de rançon.

Le prix trop grand pour qu'on l'estime

Fut payé par Christ comme un don.

Du pécheur Il est la ressource

Ayant réglé sa dette à Dieu.

En Jésus la paix a sa source ;

II ouvrit pour nous le Saint Lieu.

Plus de terreur, de vaine crainte

Pour qui comprend un peu l'amour

Qui, sans demande, sans contrainte.

Donna pour nous son Fils un jour.

Plus de péché, pas une tache

Le sang ne laissa dans mon cœur,

Ma conscience est libre et ne cache

Aucune faute à son Sauveur.

Mon avenir est magnifique :

Avec tous les sanctifiés

Je chanterai le beau cantique,

L'hymne des saints glorifiés.

Gloire suivra pour les fidèles,

Pour la terre bénédictions ;

Délivrée un Jour des rebelles

Bonheur sera pour les nation".

Du clair matin l'aube s'élève

Où Christ en Maître bénira.

Le règne du malin s'achève,

Chantons le saint Alléluia.

 

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CHAPITRE VI

SACRIFICES QUI SE FONT APRÈS LE " JOUR DE RÉCONCILIATION "

 

Ces sacrifices typipient la repentance, les vœux, les alliances, ETC., qui se feront durant l'Age Millénaire. Les holocaustes du peuple. Leurs offrandes de paix. Leurs offrandes d'aliments et de culpabilité. Les types montrent que les distinctions de sexe cesseront.

 

Les sacrifices offerts par les membres du peuple (Israël, le monde) pour leur compte individuel, après les sacrifices du "Jour de réconciliation", et qui sont typifiés par les offrandes générales d'Israël, appartiennent à l'Age prochain, et seront alors présentés à la sacrificature royale glorifiée. Néanmoins, cela commence un peu maintenant; c'est ainsi que l'homme mondain qui possède des richesses est dans ce sens l'économe des choses de Dieu, et il doit employer maintenant ce "Mammon" à se faire des amis, afin que lorsque cet Age, pendant lequel Satan domine, sera terminé, et que le règne de Christ aura commencé (pendant lequel il ne sera plus désormais un économe), alors, ceux qu'il aura ainsi favorisés puissent le bénir. Si ces intendants des richesses mondaines (le Mammon ou dieu de cet Age) étaient sages, ils agiraient davantage en ce sens. Car quiconque aura donné seulement un verre d'eau au moindre de ces sacrificateurs, parce qu'il est tel, ne perdra pas sa récompense lorsque le royaume de Christ sera organisé et que son gouvernement aura commencé. - Luc 16 : 1-8 ; Matt. 10: 42.

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 Ces sacrifices, qui n'appartiennent pas à la même classe que ceux que nous avons appelés : "sacrifices du " Jour de réconciliation ", illustraient les sacrifices et les offrandes qui appartiennent à l'Age millénaire. Comme dans le type, les sacrifices du "Jour de réconciliation", précédaient tous les autres, et étaient une base au pardon général et à l'acceptation de tout Israël par Dieu, mais étaient suivis après ce jour par d'autres sacrifices individuels, appelés "offrandes pour le péché", "offrandes de culpabilité" et "offrandes de paix", il en est ainsi pour l'antitype. Après que les sacrifices de cet "Age de l'Evangile" auront amené le "peuple", le monde, dans une condition justifiée, il y aura encore des péchés et des transgressions commis, qui requerront une confession et une réconciliation et rendront nécessaires ces nouveaux sacrifices.

 Les sacrifices du Jour de réconciliation représentaient l'annulation du péché adamique par le sacrifice du Christ; mais pendant l'Age Millénaire, tandis que les bénéfices de la réconciliation seront appliqués au monde, tandis que ce dernier sera graduellement rétabli à la perfection, à la vie et à l'harmonie réelles avec Dieu, des erreurs seront commises pour lesquelles il sera en quelque sorte responsable. Pour cela il devra faire quelque compensation ou dédommagement accompagné de repentance avant d'être de nouveau en harmonie avec Dieu, par Christ, son Médiateur.

 La consécration existera aussi dans l'Age à venir, quoique par suite du changement de gouvernement du monde, cette consécration ne sera plus, comme maintenant, jusque dans {"unto" - trad.] la mort, mais au contraire elle sera pour la vie ; car, avec la clôture du règne du mal finiront les peines, les douleurs, et la mort, excepté pour les méchants. La consécration d'un individu doit toujours être une présentation volontaire de ses talents et c'est pourquoi elle est représentée par certains de ces sacrifices qui se font après le jour de réconciliation.

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 Puisque les sacrifices du " Jour de réconciliation ", seront la base pour tout pardon de péchés dans l'Age prochain, il était à propos pour le pécheur d'apporter, dans le type, quelque sacrifice qui indiquerait une reconnaissance des sacrifices du "Jour de réconciliation", comme base de nouveau pardon. Nous trouvons ainsi que toutes les offrandes du peuple, faites après le "Jour de réconciliation", étaient d'un genre qui appuyait ou reconnaissait les sacrifices de ce jour. Ces offrandes pouvaient être de bétail, de brebis, ou d'oiseaux (tourterelles, ou jeunes pigeons) ou de fleur de farine - l'article offert dépendant de la capacité de celui qui offrait.

 Durant l'Age Millénaire tous les hommes "parviendront à la connaissance de la vérité", et ainsi à la plus complète occasion d'être sauvés de la malédiction (condamnation ou sentence) de la mort adamique (1 Tim. 2:4). Lorsque nous nous rappelons que cette mort comprend toutes les maladies, les peines et les imperfections auxquelles l'humanité est assujettie maintenant, nous voyons que le plan de Dieu comprend une pleine restauration à la perfection humaine ; seuls ceux qui refuseront délibérément, ou négligeront volontairement les occasions favorables mises à leur disposition mourront de la Seconde Mort. Mais la perfection viendra graduellement et elle exigera sans cesse la coopération de la VOLONTÉ du pécheur pour l'atteindre. Il devra faire tout ce qu'il pourra pour remonter vers la perfection, et pour cela il aura toute l'assistance nécessaire. Cela est montré par ces sacrifices en général ; ils devaient être offerts selon la capacité de chacun. Tout dégradé par le péché et imparfait qu'il soit, chaque homme devra, en venant à la connaissance de la vérité, se présenter lui-même à Dieu, l'offrande indiquant sa condition. La tourterelle ou le jeune pigeon, apporté dans le type par les plus pauvres, représente le tout justifié des pauvres et dégradés moralement; la chèvre offerte par d'autres plus aisés, représente le tout de quelques autres moins dégradés, tandis que le taureau représente le tout de ceux qui ont atteint la perfection de la nature humaine. De même que dans les sacrifices de ce Jour de propitiation, on se servait d'un taureau pour représenter la nature humaine parfaite (beaucoup de graisse) du sacrifice de Jésus, et d'un bouc (capricieux et maigre) pour représenter la nature humaine imparfaite des saints, ainsi, d'une façon similaire, ces animaux représentaient ceux qui, dans leur consécration, faisaient l'offrande (Israël, type du monde croyant dans l'Age Millénaire).

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Nous devons nous souvenir que ces holocaustes et ces offrandes de paix de l'avenir représentent le peuple se consacrant - se donnant lui-même à l'Eternel. Ils ne représentent pas, comme le font les sacrifices du Jour de réconciliation, les offrandes pour le péché qui garantissent la réconciliation. Ils étaient en effet des offrandes de culpabilité, qui étaient dans un sens des offrandes du péché pour des individus ; mais celles-ci, comme nous allons le voir, étaient entièrement différentes des offrandes nationales pour le péché du "Jour de réconciliation".

 Lorsqu'à la clôture de l'Age Millénaire les hommes qui auront accepté volontairement la grâce de Dieu, auront été amenés à la perfection, il n'y aura plus alors aucun pauvre n'ayant pas les moyens d'offrir un taureau, dans le sens d'incapacité mentale, morale ou physique. Tous seront des hommes parfaits, et leur offrande sera leur moi parfait, typifié par des taureaux. David dit en parlant de cela : " Alors tu prendras plaisir aux sacrifices de justice [de droiture], à l'holocauste, et au sacrifice (qu'on brûle) tout entier ; alors on offrira des taureaux [sacrifices parfaits] sur ton autel " (PS. 51:19). Il est évident que ce langage de David ne doit pas être compris comme signifiant le rétablissement typique, littéral et sanglant, des sacrifices types ; car, en rapport avec les mêmes choses il dit : " Tu ne prends pas plaisir aux sacrifices [soit types ou antitypes, une pleine réconciliation pour le péché ayant été accomplie à ce moment une fois pour toutes "]... Les sacrifices de Dieu sont un esprit brisé, ô Dieu! tu ne méprises pas un cœur brisé et humilié ". Tous ces sacrifices devaient être présentés librement par celui qui les offrait. - Lév. 1:3.

 L'accomplissement total de la consécration était montré par la mort de l'animal - ce qui veut dire que chaque membre de la race doit consacrer sa volonté ; mais cette consécration ne sera suivie ni par la destruction de la nature humaine (la chair brûlée hors du camp), ni par le changement de vie à une nouvelle nature - dans le " Très Saint ". Les sacrificateurs seuls peuvent y entrer, comme cela est montré dans les sacrifices de réconciliation. Etant consacrés, ils sont acceptés comme êtres humains et seront parfaits comme tels - leur droit à la vie comme tels ayant été acquis par le Souverain Sacrificateur, dont les vainqueurs de l'Eglise représentent les membres du Corps. Les consécrations représentent, de la part de ceux qui offrent, une appréciation de la rançon, et l'acquiescement à la loi de Dieu comme la condition par laquelle ils pourront continuer à vivre éternellement, en harmonie et en faveur avec Lui.

LES HOLOCAUSTES DU PEUPLE

 Les holocaustes des sacrificateurs devaient demeurer continuellement sur l'autel et le feu ne devait jamais s'éteindre : " C'est ici la loi de l'holocauste. C'est l'holocauste parce qu'il brûlera sur le foyer, sur l'autel toute la nuit jusqu'au matin et le feu de l'autel brûlera sur lui... On ne le laissera pas s'éteindre. Et le sacrificateur allumera du bois sur ce (feu) chaque matin et y arrangera l'holocauste... le feu brûlera continuellement sur l'autel, on ne le laissera pas s'éteindre ". - Lév. 6 : 2, 5, 6. Darby (*).

(*) Dans la version anglaise (v. Synodale également), Lév. 6 commence au verset 20 du chapitre 5. Les versets cités correspondent aux versets anglais.

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C'est ainsi que chacun de ceux qui faisaient l'offrande avaient présent à l'esprit que l'autel était déjà sanctifié ou mis à part, et que leurs offrandes seraient acceptées parce que Dieu avait accepté les sacrifices du Jour de réconciliation. C'est à cet autel que l'Israélite apportait librement son offrande volontaire, comme cela est dit en Lévitique 1. Ce sacrifice était fait de la manière habituelle : l'animal était coupé en morceaux, lavé et placé sur l'autel, la tête et les morceaux, puis entièrement brûlé, un sacrifice d'agréable odeur à l'Eternel. Cela servait à typifier une prière de reconnaissance à Jéhovah - une reconnaissance pour sa miséricorde, sa sagesse et son amour manifestés dans le Corps brisé du Christ - leur rançon.

LES OFFRANDES DE PAIX DU PEUPLE

 Cette offrande devait être prise du troupeau et pouvait être faite pour accomplir un vœu (d'alliance) ou pour être une offrande volontaire de "reconnaissance ". Une partie devait en être présentée à Jéhovah par celui qui l'offrait. - « Ses mains apporteront les offrandes faites par le feu à l'Eternel; il apportera la graisse avec la poitrine"; et le sacrificateur brûlera la graisse sur l'autel et tournoiera la poitrine devant l'Eternel. Mais la poitrine sera pour le sacrificateur ainsi que l'épaule. Celui qui fait l'offrande doit manger le sacrifice. - Lév. 3, et 7 : 11-18, 30-34.

 Cela semble montrer que si quelqu'un veut venir alors, dans une condition de pleine paix et harmonie avec Dieu (et tous devront le faire ou autrement être rejetés dans la Seconde Mort), il devra manger ou traiter alliance devant Dieu par une entière consécration. Mais si, après avoir été amené à la perfection, il se souille de nouveau en péchant volontairement, il mourra (la Seconde Mort) comme cela est montré par le châtiment infligé à ceux qui avaient touché aux choses impures. - Lév. 7:19-21 ; comparer Apoc. 20:9, 13-15.

103

 En même temps que ce sacrifice, étaient présentés une offrande de gâteaux sans levain, pétris à l'huile, des galettes ointes d'huile, représentant la foi de celui qui offrait dans le caractère de Christ, qu'il voulait imiter ; et du pain levé, indiquant que celui qui l'offrait reconnaissait son imperfection au moment de sa consécration – le levain étant un type du péché. - Lév. 7 : 11-13.

LES OFFRANDES D'ALIMENTS DU PEUPLE

 C'étaient des gâteaux sans levain, de fleur de farine avec de l'huile, etc., qui étaient présentés à l'Eternel par le sacrificateur. Ils représentaient probablement les louanges et l'adoration qui seront offertes à l'Eternel par le monde, par l'entremise de son Eglise. " A lui la gloire dans l'Eglise par le Christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles " (Eph. 3:21). Ces gâteaux étaient acceptés par les sacrificateurs. Un échantillon offert sur l'autel montrait qu'il était approuvé et agréé par Jéhovah.

LES OFFRANDES POUR LE PÉCHÉ OU LES TRANSGRESSIONS DU PEUPLE

 " Si quelqu'un a commis une infidélité et a péché par erreur dans les choses saintes de l'Eternel... Si quelqu'un a péché et a fait, à l'égard de l'un de tous les commandements, ce qui ne doit pas se faire et qu'il ne l'a pas su, il sera coupable et portera son iniquité. Et il amènera au sacrificateur un bélier sans défaut, pris du menu bétail selon l'estimation du sacrificateur en sicles d'argent selon son estimation... il ajoutera par dessus un cinquième, et le donnera au sacrificateur en plus, et cela sera son offrande ; et le sacrificateur fera réconciliation pour lui... Et si quelqu'un a péché et a menti à son prochain... il restituera le principal et ajoutera un cinquième par dessus (vingt pour cent d'intérêt) ; et il le donnera à celui à qui cela appartient... Et il amènera pour l'Eternel... son sacrifice pour le délit, un bélier sans défaut..." – Lév. 5 : 15-19, 21-26. Darby.

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 Ces paroles enseignent que pour chaque tort il devait être fait une restitution avec intérêt, subordonnée elle-même à une sincère repentance ou à une demande de pardon à l'Eternel, par l'Eglise (la Sacrificature). Le bélier présenté montre que le transgresseur reconnaît ses propres imperfections, et la valeur de la rançon.

 Nous devons remarquer la différence du traitement fait à ces offrandes pour le péché, avec les offrandes pour le péché du " Jour de réconciliation ". Ces dernières étaient offertes à Dieu (Justice) dans le " Très Saint " comme les " meilleurs sacrifices " ; les premières étaient offertes aux sacrificateurs, qui, pendant le Jour de réconciliation, ont racheté le peuple. La reconnaissance du peuple ira à son Rédempteur. Le sacrificateur, en effet, prenait et offrait à l'Eternel une portion de l'offrande comme un " mémorial ", comme une reconnaissance que le plan tout entier de la rédemption tel qu'il a été exécuté pendant le Jour de réconciliation (l'Age de l'Evangile) était de notre Père céleste ; mais il s'appropriait le reste pour lui-même - en le mangeant.

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 Tous les humains, rachetés par le précieux sang (vie humaine) de Christ, se présenteront à la "Sacrificature royale " pour le pardon de leurs transgressions, dont l'acceptation, par elle, de leurs dons ou consécrations signifiera le pardon. C'est à cela que se rapportent les paroles de notre Seigneur Jésus à ses disciples : " II souffla sur eux et leur dit : recevez l'Esprit saint. A quiconque vous remettrez les péchés, ils seront remis ; et à quiconque vous les retiendrez, ils leur seront retenus ". _ (Jean 20 : 22, 23).

 Bien que ce " ministère de réconciliation " appartienne dans son sens le plus absolu à l'âge à venir, lorsque tous les sacrifices de réconciliation auront été achevés, cependant, déjà, tout membre de la " sacrificature royale "peut dire à celui qui croit et qui se repent : " Tes péchés te sont pardonnes ", comme le fit notre Chef, regardant par la foi au temps de l'achèvement des sacrifices pour les péchés ; de plus, ces sacrificateurs savent maintenant dans quels termes et conditions le pardon est promis, et ils peuvent parler avec autorité chaque fois qu'ils voient la demande en rapport avec les conditions imposées.

 Comme nous l'avons vu, les offrandes du Jour de réconciliation étaient toujours brûlées (Lév. 6:30 (Syn.) Héb. 13:11), mais les nouvelles offrandes de culpabilité offertes après le Jour de réconciliation, n'étaient pas brûlées mais mangées (appropriées) par les sacrificateurs.

LES DISTINCTIONS DE SEXE CESSERONT

  " C'est ici la loi de l'offrande pour le péché [offrande de culpabilité]... Le sacrificateur qui l'offre pour les péchés la mangera... " Tout mâle d'entre les sacrificateurs en mangera ". - Lév. 6 : 18-23-D.

 Il est parlé, dans les Ecritures, du Seigneur et de tous les saints anges comme étant des mâles, et de tous les saints ensemble comme d'une femelle, une "vierge", que notre Seigneur Jésus, comme mari, épousera. Mais la femelle humaine était à l'origine une partie de l'homme, créé à l'image de Dieu, et elle est toujours (bien que séparée temporairement pour les besoins de la propagation humaine) une partie de l'homme - ni l'un ni l'autre n'étant complet séparément. De même que l'homme parfait fut nommé Adam, il en fut ainsi lorsqu'ils furent deux, Dieu appela leur nom Adam ". - (Gen. 5:1), la direction restant au mâle, qui fut le préservateur ou celui à qui incombe le soin de la femelle, comme étant une partie de son corps (Eph. 5:23, 28). Cette division sexuelle ne rendit pas Adam imparfait, elle partagea simplement sa perfection entre deux corps desquels il était la « Tête ».

 Les Ecritures indiquent que, finalement à la clôture des « temps de rétablissement ", tous (mâles et femelles) seront restaurés à la condition parfaite - condition qui est représentée en Adam avant qu'Eve fût tirée de lui. Ce n'est pas que nous comprenions que les mâles ou les femelles perdront leur identité, mais que chacun reprendra les qualités qui lui font défaut maintenant. Si cette pensée est exacte, elle semble indiquer que l'extrême délicatesse de quelques femmes et l'extrême grossièreté (ou rudesse) de quelques hommes sont des suites de la chute, et que la restauration à une perfection dans laquelle les éléments des deux sexes seront parfaitement confondus et harmonisés sera l'humanité idéale des desseins de Dieu. Lorsque notre cher Rédempteur était " l'homme Christ Jésus ", il n'était probablement ni grossier, ni musculeux, ni efféminé. La force mentale et la grandeur de l'homme se confondaient le plus délicieusement en lui avec la noble pureté, la tendresse et la grâce de la vraie femme. N'était-il pas l'homme parfait qui mourut pour notre race et racheta les deux sexes ? N'oublions pas, que comme homme il n'eut pas de compagne : c'est pourquoi ne fallait-il pas qu'il fût complet en lui-même pour payer pleinement le prix correspondant pour Adam (mâle et femelle)? Il fallait bien qu'Eve fût représentée ainsi dans la grande rançon, ou par son mari comme sa " Tête ", - autrement Eve n'aurait eu aucune part à la rançon ce qui serait en désaccord avec d'autres passages des Ecritures.

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 Il est en effet parlé dans les Ecritures de l'Eglise de l'évangile comme d'une " Epouse ", non toutefois comme l'épouse de " l'homme Christ Jésus ", mais comme l'Epouse du Christ ressuscité et hautement exalté. Comme nouvelles créatures, engendrées de l'Esprit de Dieu à la nature spirituelle, nous sommes fiancées au Jésus spirituel, et nous devons avoir part à son nom, à son honneur et à son trône. L'Eglise n'est pas l'Epouse de l'homme Christ Jésus sacrifié, mais du Seigneur Jésus glorifié, qui, à son second avènement, la revendique comme sienne. - Rom. 7:4.

 Comme pour l'homme et la femme dans l'Age à venir, ainsi en sera-t-il pour Christ et l'Eglise - lorsque l'Eglise aura été glorifiée, toute féminité disparaîtra - " nous lui serons semblables " - membres de son Corps : " Voici comment on l'appellera {alors - du nom de son Seigneur); la Justice de Jéhovah ". (Jér. 33: 16 ; 23 : 6)

(Note II, Vol. V] Comme Corps du grand Prophète, Sacrificateur et Roi, l'Eglise sera une partie du Père Eternel ou Donateur de vie au monde. - Esaïe 9:6. - (D).

 Cette même pensée se retrouve dans toute la Parole ; les mâles seuls de la tribu sacerdotale avaient le droit à offrir des sacrifices, et comme nous l'avons vu plus haut, de manger les offrandes de culpabilité ; seuls ils pouvaient entrer dans le Tabernacle et passer de l'autre côté du Voile. De même, dans l'arrangement du saint Esprit pour cet Age de l'Evangile - " II a donné les uns apôtres [mâles], les autres prophètes [mâles], les autres évangélistes [mâles], les autres pasteurs et instructeurs [mâles], en vue de la formation des saints pour le travail de service, pour l'édification du corps de Christ (de l'Oint]" (Eph. 4 : 11,12-Diaglott). Le mot mâle, ci-dessus, devrait paraître en français comme il figure dans le texte grec, et les indications du Seigneur et des apôtres y correspondent : " Je ne souffre pas (dans l'Eglise] qu'une femme enseigne, ou usurpe l'autorité sur l'homme " déclare clairement l'Apôtre (1 Tim. 2:12). C'est là une illustration des relations actuelles de Christ et de l'Eglise qui, d'après ce que nous comprenons, cesseront et se termineront avec la fin de cet âge, lorsque les vainqueurs auront été glorifiés et faits réellement un avec le Seigneur - comme " frères ".

 Cela ne veut pas dire, toutefois, que dans l'Eglise, les sœurs ne peuvent pas aussi, " offrir leur corps en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu ", et remplir un important " travail de service " comme membres de la « sacrificature royale" ; elles sont aussi agréables au Seigneur que les frères, parce qu'en réalité, du jour où nous sommes devenus de " nouvelles créatures dans le Christ Jésus " (2 Cor. 5 : 17 ; Gal. 3:28), toutes distinctions de sexe, de couleur et de condition, ont été ignorées et mises de côté par Dieu ; mais le type, la figure, la leçon doit être continuée et les distinctions maintenues d'une façon scrupuleuse dans les parties spéciales et plus importantes du service de l'Eglise de Christ.

 Au contraire, l'Adversaire a toujours cherché à contrôler l'homme au point de vue religieux par l'amour et l'estime que les hommes portent aux femmes ; - c'est dans cet ordre d'idées que nous voyons l'exaltation de la vierge Marie au rang de déesse et son adoration parmi les catholiques. Il en était de même chez les Egyptiens de l'Antiquité dont Isis était la déesse, et aux jours de l’apôtre Paul où Diane était déesse d'Ephèse. Satan n'a-t-il pas toujours cherché à agir avec et par les femmes, comme dans le Jardin d'Eden ? Ses principaux médiums du spiritisme et ses principaux apôtres et prophètes de la Théosophie et de la Science chrétienne ne sont-ils pas des femmes ?

109

 Le choix de Satan de faire des femmes ses porte-parole n'a pas été à leur avantage. Au contraire, dans les pays où les règles de la Bible sont reconnues et respectées, les femmes qui gardent leurs qualités de vraies femmes, sont plus appréciées et occupent une place sociale et intellectuelle plus élevée parmi ceux qui suivent le plus soigneusement les règles des Ecritures.

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MON SACRIFICE

Je suis sur ton autel, ô mon Seigneur, mon Père.

Veuille accepter ce don pour l'amour de Jésus .

Je n'ai pas de joyaux, d'ornement de la terre

Acceptable à tes yeux, non, je n'ai rien de plus.

Mais je t'apporte, ô Dieu, d'une main bien tremblante

Toute ma volonté, ce don paraît petit ;

Tu me comprends toujours, pensée édifiante,

Tu vois que c'est mon tout et cela me suffit.

Ton regard qui me sonde a pu voir en mon âme

Mes luttes, mes penchants, les visions que j'aimais.

Tu vois ce que je suis : ma plus secrète flamme

Mon amour est pour toi, mon espoir à jamais.

Les yeux mouillés de pleurs, je t'ai fait ma requête,

A toi je suie venu ; l'ai déposé mon tout

A tes pieds et j'ai dit : Ta volonté soit faite !

Je te suivrai Seigneur, conduis-moi jusqu'au bout;.

Ma volonté. Seigneur, que ce soit bien la tienne.

Garde-la ! que jamais je n'en reprenne rien.

A toute heure, en tout temps, qu'à toi, mon Dieu, je vienne:

Puis-je entendre un jour : Bon serviteur, c'est bien !

Que caché, Christ en toi je ne puisse plus dire

Sur cette terre encore une chose est à moi.

Qu'encouragé toujours par ton divin sourire

Je vive auprès de toi, désormais, ô mon Roi !

 


 

111

. CHAPITRE VII

" LA CENDRE D'UNE GÉNISSE RÉPANDUE SUR CEUX QUI SONT SOUILLÉS ".

HÉBREUX 9 : 13.

Ce n’est pas un des sacrifices du jour de réconciliation. Pas d’avantage un des sacrifices postérieurs pour le peuple. La classe typifiée par ce sacrifice l’Apôtre Paul. Le sacrificateur qui témoigne concernant cet antitype. L’aspersion de la cendre pour la purification du peuple se fera durant l’âge millénaire. Comment cette purification se fera

Un des traits de la loi cérémonielle d'Israël, relaté en Nombres 19, requérait l’égorgement d'une génisse (vache) rousse - elle devait être sans tares, et n'avoir jamais porté le joug. Ce n'était pas une des offrandes pour le péché, du Jour de réconciliation, ni une des offrandes pour le peuple, faites après le Jour de Réconciliation. En vérité, ce n'était en aucune manière " une offrande ", car aucune portion n'en était offerte sur l'autel de l'Eternel, ni mangée par les sacrificateurs. Elle était sacrifiée, mais pas dans le même sens, ni dans le même lieu que les offrandes - dans le Parvis. Elle n'était même pas égorgée par l'un des sacrificateurs ; et son sang n'était pas porté dans le Saint ni dans le Très Saint. La génisse rousse était menée en dehors du camp d'Israël, y était tuée et réduite en cendres, chair, graisse, peau, sang, etc., sauf un peu de sang prélevé par le sacrificateur et aspergé sept fois vers le devant du Tabernacle (D).

 Les cendres de la génisse n'étaient pas apportées dans le Saint, mais laissées hors du Camp, rassemblées en un tas facilement accessible à tous ceux du peuple qui voulaient en user. D'après la Loi, une portion des cendres devait être mélangée avec de l'eau dans un vase, et l'aspersion sur les personnes, les vêtements, les tentes, etc., reconnus souillés d'après là Loi, devait être faite au moyen d'une branche d'hysope, trempée dans le mélange, pour les purifier.

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 Nous pouvons voir que cette génisse n'a aucun rapport avec ce qui concerna les sacrifices du " Jour de réconciliation ", qui figurent par avance les meilleurs sacrifices de cet Age de l'Evangile (accomplis par la sacrificature royale, Christ, Tête et Corps), et évidemment ne typifie aucun des sacrifices des temps actuels. De plus, elle est également différente des sacrifices qui furent acceptés en faveur du peuple d'Israël après le Jour de réconciliation, et qui, nous venons juste de le montrer; figuraient leur repentance et leur affliction pour les péchés durant l'Age Millénaire, et la pleine consécration d'eux-mêmes à l'Eternel. Le fait que la génisse était brûlée n'avait non plus aucun rapport avec ces sacrifices qui étaient faits par les sacrificateurs, dans le Parvis. Nous devons chercher ailleurs l'antitype de cette génisse rousse parce que si, dans quelque sens du mot, elle représentait les sacrificateurs, elle eût été égorgée par l'un d'eux comme indication du fait.

 Que signifiait alors ce sacrifice de la génisse rousse? - Quelle classe ou quelles personnes ayant souffert hors "du " Camp " représentait-elle, et en quel sens du mot leurs souffrances auraient à faire avec la purification du peuple de Dieu - y compris ceux qui deviendront encore son peuple durant l'Age Millénaire ?

 Nous répondons qu'une classe du peuple de Dieu qui n'est pas de la " Sacrificature royale ", souffrit pour la cause de la justice hors du " Camp " ; une courte histoire de ceux-ci et des terribles épreuves qu'ils ont en La Génisse Rousse durées nous est donnée par l'Apôtre en Hébreux 11. Après avoir raconté les exploits de foi de quelques-uns d'entre eux, il dit : " Que dirai-je encore ? Car le temps me manquera si je discours de Gédéon, de Barac et de Samson et de Jephté ; de David et de Samuel et des prophètes qui, par la foi, subjuguèrent des royaumes, accomplirent la justice, obtinrent les promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, de faibles qu'ils étaient furent rendus vigoureux, devinrent forts dans la bataille, firent ployer tes armées des étrangers. Des femmes reçurent leurs morts par une (V Diaglott) résurrection; et d'autres furent torturés, n'acceptant pas la délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection, et d'autres furent éprouvés par des moqueries et par des coups, et encore par des liens et par la prison ; ils furent lapidés, sciés, tentés ; ils moururent égorgés par l'épée ; ils errèrent ça et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dans le besoin, affligés; maltraités, desquels le monde n'était pas digne. » - Héb. 11 : 32 à 38.

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 Nous avons ici une classe s'adaptant à ce qui nous est dit de la génisse rousse - une classe dont les membres ont laissé leur vie hors du " Camp ", une classe en tous points honorable et qui, cependant, n'est pas une classe sacerdotale. Cette classe ne faisant pas partie du Corps du Souverain Sacrificateur, ne pouvait avoir aucune part ou portion dans les offrandes pour le péché du Jour de Réconciliation - ni être admise dans les conditions spirituelles typifiées par le Saint et le Très Saint. Il peut sembler étonnant à quelques-uns que nous puissions déclarer avec une telle certitude que les Anciens Dignes ne sont pas membres de la " Sacrificature royale ", tandis que nous soutenons avec autant de certitude que les non moins fidèles serviteurs de cet Age de l'Evangile sont membres de cette " Sacrificature royale ". Notre certitude à ce sujet est celle que nous puisons dans la Parole de Dieu qui déclare avec tant d'abondance en rapport précisément avec le récit de la fidélité de ces patriarches : "Tous ceux-ci ayant obtenu un bon témoignage à cause de leur foi, ne reçurent pas la promesse (ne reçurent pas la bénédiction principale]. Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection " (Héb. 11:39, 40).

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Il ne nous est pas difficile non plus de comprendre que, bien qu'il y ait eu des Lévites antitypes (justifiés par la foi en une réconciliation à venir) avant que notre Seigneur ne vînt dans le monde, il ne pouvait pas, cependant, y avoir de sacrificateurs antitypes parce qu'il était la Tête ou Souverain Sacrificateur, qu'en toutes choses il a la prééminence et qu'il a fait réconciliation pour les défauts de " son Corps " et de " sa maison " avant que personne ne pût devenir son frère et membre de la sacrificature royale. Notre Seigneur Jésus lui-même en parle d'une manière très formelle et établit succinctement la ligne de démarcation entre les fidèles qui l'ont précédé, et les fidèles qui viendraient après lui, marchant sur ses traces et devenant ses cohéritiers. Il dit de Jean-Baptiste : " Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femme, il n'en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui " (Mat. 11:11). Jean-Baptiste appartenait à cette classe de la Génisse Rousse qui souffrit "hors du Camp" même jusqu'à la mort, mais il n'avait rien à faire avec les sacrifices meilleurs encore - durant le Jour de réconciliation - de la sacrificature royale, dont la graisse et les organes vitaux étaient offerts sur l'autel de Dieu dans le " Parvis ", et dont le sang était porté dans le " Très-Saint ", typifiant ceux qui deviennent de nouvelles créatures en Christ Jésus, membres de son " Corps ", l'Eglise, cohéritiers avec lui en toutes choses.

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 Mais si ces Anciens Dignes n'ont part en aucun sens à l'offrande pour le péché, ils ont néanmoins un rapport avec la purification du péché : leurs cendres (la connaissance et le souvenir de leur fidélité jusqu'à la mort), mélangées avec l'eau de la vérité, et appliquées avec la purgative et purifiante hysope, ont de la valeur pour purifier et sanctifier tous ceux qui désirent venir en pleine harmonie avec Dieu, - et "aspergeant ceux qui sont souillés, sanctifient pour la purification de la chair". Ces leçons de fidélité dans le passé n'ont toutefois de valeur pour nous que par leur association avec les offrandes pour le péché du Jour de Réconciliation, auxquelles fait allusion l'apôtre dans le même ordre d'idées : - " le sang des taureaux et des boucs ". Non seulement la mémoire et les leçons de fidélité des Anciens Dignes (typifiées par les cendres de la génisse rousse) ont un pouvoir sanctifiant pour nous maintenant, mais c'est dans un sens bien plus étendu qu'elles seront applicables et en bénédiction à l'humanité en général durant l'Age Millénaire. En effet, comme nous l'avons vu ailleurs, l'arrangement divin est que ces Anciens Dignes, dont le plus grand aura moins d'honneur que le plus petit dans le Royaume, occuperont néanmoins une place d'honneur et de haute distinction sous ce Royaume de Dieu - comme ses agents et ses représentants ; car ils seront les " princes dans toute la terre ", les agents des jugements du Royaume, et les canaux de ses bénédictions, pour " toutes les familles de la terre ". Ainsi, la fidélité de ces Anciens Dignes était-elle représentée par le monceau de cendres de la génisse rousse, laissées en provision pour un usage futur comme d'utiles leçons d'expérience, de foi, d'obéissance, de confiance, etc., qui, appliquées dans l'âge à venir à ceux qui chercheront la purification, les sanctifieront et les purifieront, non sans les sacrifices du Jour de Réconciliation, mais en connexion avec eux et basées sur eux. - PS. 45 : ï6.

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 Un sacrificateur était témoin du brûlement de la génisse et prenait du bois de cèdre, une branche d'hysope, et un cordon d'écarlate et jetait le tout au milieu de la génisse qui brûlait. L'hysope représentait la purgation ou la purification, le bois de cèdre, ou arbre toujours vert, la vie éternelle, et le cordon d'écarlate, le sang de Christ. L'acte de jeter ces trois choses au milieu du feu impliquerait que l'ignominie amoncelée sur les Anciens Dignes, qui furent lapidés, sciés, etc.., et desquels le monde n'était pas digne, permit que le mérite du précieux sang, la purification par la vérité et le don de la vie éternelle leur soient imputés par la foi ; et que, après leur mort, ils soient reconnus purifiés, justifiés et acceptés. Le sacrificateur (non pas Aaron, qui typifiait le Seigneur Jésus) qui voyait reconnaissait et approuvait l'incinération de la génisse, et qui prenait de son sang et le répandait dans la direction de la porte du Tabernacle, semblerait bien trouver son antitype dans ce grand sacrificateur, l'apôtre Paul, qui, avec l'aide de Dieu (le nom Eléazar veut dire : " aidé de Dieu "), a, non seulement identifié pour nous les offrandes du jour de réconciliation, mais nous indique aussi, dans ses écrits (Hébreux 11), les points qui nous rendent capables d'identifier le sacrifice de la génisse rousse comme typifiant les Anciens Dignes. Et ainsi, il lance leur sang vers le Tabernacle, montrant que leurs vies étaient en harmonie complète avec les conditions du Tabernacle - bien qu'ils ne vécussent pas au temps de cet appel céleste et n'eussent donc pas le privilège de devenir membres du Corps du grand Souverain Sacrificateur, la sacrificature royale [Note IV].

 Du fait que la génisse rousse n'avait jamais porté de joug, elle représentait une classe de personnes justifiées - libérées de l'Alliance de la Loi. Bien que la plupart des Anciens Dignes fussent nés sous la loi, et par conséquent légalement assujettis à ses conditions et à sa condamnation par l'imperfection de la chair, néanmoins, nous voyons que Dieu les justifia par la foi, comme enfants du fidèle Abraham. L'Apôtre atteste et corrobore pleinement, cela, lorsqu'il dit : " Tous ceux-ci ayant reçu un bon témoignage de Dieu par la foi" - le "Cela va bien", témoignage qu'ils plaisaient à Dieu, et qu'il avait pourvu pour eux à des bénédictions en accord avec sa promesse bien qu'ils ne pussent recevoir alors ces bénédictions et qu'ils dussent les attendre pour les recevoir par la Semence spirituelle d'Abraham, - le Christ. Le fait que ce sacrifice devait être une vache et non un taureau, servait à le différencier du grand sacrifice du Jour de réconciliation, qui pouvait être un taureau seulement. Le fait que la vache devait être rousse semblerait enseigner que ces Anciens Dignes qui étaient acceptés de Dieu avant le grand sacrifice du Jour de Réconciliation, n'étaient pas exempts de péché, mais étaient des "pécheurs comme les autres". Le fait de leur purification ou justification par la foi était indiqué d'une autre façon ainsi que nous l'avons suggéré ci-dessus.

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 Les purifications pour lesquelles les cendres de la vache rousse étaient prescrites étaient d'une sorte particulière, notamment pour ceux qui venaient en contact avec la mort. Cela semblerait indiquer que ces cendres de la génisse n'étaient pas destinées à éloigner la culpabilité individuelle - non, cette culpabilité morale ne pouvait être purifiée que par le mérite des sacrifices du Jour de Réconciliation. La purification de la souillure du contact avec les morts semblerait enseigner que cette purification par les expériences des Anciens Dignes s'appliquera spécialement aux humains pendant l'Age Millénaire, lorsqu'ils chercheront à se débarrasser de toutes les souillures de la mort adamique - s'efforçant d'atteindre la perfection humaine. Tous les défauts de la condition déchue sont autant de contacts avec la mort ; toutes les faiblesses de constitution et les défauts héréditaires sont des contacts avec la mort; et les cendres de la Génisse Rousse devront être employées par tous ceux qui voudront devenir le peuple de Dieu pour se purifier de ces choses. De même que les cendres de la génisse rousse sont rassemblées en un lieu pur, ainsi les résultats des douloureuses expériences des Anciens Dignes seront une provision de bénédictions, d'instructions et d'aide par lesquelles, lorsqu'ils auront été faits " princes " subordonnés dans le Royaume, ils aideront au travail de rétablissement. Chaque pécheur pardonné, "qui désirera être parfaitement purifié devra non seulement se laver avec de l'eau (vérité), mais il devra aussi s'appliquer les instructions de ces "princes", - ces instructions étant typifiées par l'aspersion des cendres de la génisse, qui représentent les leçons salutaires de foi et d'obéissance que cette classe apprit par l'expérience. - Ex. 12:22 ; Lév. 14:4, 49 ; PS. 51:7 ; Héb. 9:19.

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PLEIN SALUT

Chantons en tous lieux la nouvelle

Du libre et plein salut

De l'humanité, pour laquelle

L'an jubilaire échut.

Vous qui pleurez, criez de joie !

Yeux clos dessillez-vous !

Pour vous, captifs, s'ouvre la voie !

Au Sauveur, chantez tous !

Chantons à Christ notre allégresse

Pour son don émouvant ;

Paix sur terre, aux hommes sagesse

Et gloire au Dieu vivant !

Salut délivrance.

Don de Dieu par la foi ;

Salut délivrance,

Par Christ Seigneur et Roi !

 

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CHAPITRE VIII

AUTRES TYPES SIGNIFICATIFS

Les poteaux du parvis. Les courtines blanches. Les agrafes d'argent. Les poteaux de la porte du Saint et du Très Saint. La table d'or. Le chandelier d'or. Les sacrificateurs antitypes qui voient les choses cachées et les lévites qui ne les voient pas. L’autel d'or. L'arche de l'alliance dans le très saint. Son contenu et sa signification. Le propitiatoire. Les deux chérubins. Le sacrificateur sans tache. Le Mystère caché dans tous les ages.

 DANS la description précédente nous avons, à dessein, omis de donner l'explication de quelques détails intéressants, qui peuvent être mieux compris maintenant par ceux qu'une étude soigneuse a mis à même d'avoir une claire compréhension du grand plan général du Tabernacle, de ses services et de sa signification typique.

 Les poteaux, qui se trouvaient dans le " Parvis " et soutenaient les courtines blanches, représentaient les croyants justifiés, - le "Parvis", comme nous l'avons déjà vu, représentait la condition justifiée. Les poteaux étaient de bois, substance corruptible, impliquant ainsi que ceux que cette classe typifiait ne sont pas réellement parfaits comme êtres humains ; car, du moment que la perfection humaine était représentée dans le type par le cuivre, ces poteaux auraient dû être, soit en cuivre ou recouverts de cuivre pour représenter des êtres humains réellement parfaits. Mais, bien que faits de bois ils étaient enchâssés dans des socles de cuivre, ce qui nous enseigne que, bien que réellement imparfaits, leur position est celle d'êtres humains parfaits. Il est impossible de représenter plus clairement la justification par la foi.

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 Les courtines blanches, qui étaient soutenues par ces poteaux et qui formaient le "Parvis", représentaient bien la même justification ou pureté. Ainsi, les justifiés devraient maintenir continuellement aux yeux du monde, (le Camp") le lin pur, qui représente la justice de Christ comme étant leur couverture.

 Les agrafes d'argent, par lesquelles les courtines étaient retenues aux poteaux, symbolisent la Vérité, L'argent est un symbole général de vérité. Les croyants justifiés, représentés par les poteaux dans le "Parvis", peuvent ainsi réellement et véritablement dire que la justice de Christ couvre toutes leurs imperfections (Ex. 27 :11 à 17). De plus, c'est seulement par l'aide de la vérité qu'ils sont capables de persévérer dans leur justification.

 Les poteaux de la porte à l'entrée du Tabernacle –à la "porte" du "Saint" - étaient couverts par le premier "Voile". Ils étaient complètement différents des poteaux du "Parvis", et représentaient les "nouvelles créatures" en Christ - les saints consacrés. La différence qui existe entre ces poteaux et ceux du "Parvis", représente la différence entre la condition des croyants justifiés et celle des croyants sanctifiés. Nous avons vu que la consécration jusqu'à la mort d'un homme justifié est la voie pour entrer dans le "Saint " - en passant par le premier " voile ", qui est la mort de la volonté humaine, de l'esprit charnel. Ces poteaux devraient donc illustrer ce changement, et il en est ainsi, car ils étaient recouverts d'or, symbole de 1a nature divine. Leur base, appuyée sur des socles de cuivre, représentait comment "nous avons ce trésor [la nature divine] dans des vases de terre" (2 Cor. 4:7) ; c'est-à-dire que notre nouvelle nature est toujours basée et repose sur notre humanité justifiée. Nous devons nous rappeler que cela correspond exactement avec ce que nous avons trouvé comme étant le symbole du "Saint", c'est-à-dire, notre place ou position comme nouvelles créatures, non parfaites encore. - Ex. 26 : 37,

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 Les poteaux de la porte du a Très-Saint étaient en dedans du second "Voile", et représentaient ceux qui passent entièrement de l'autre côté de la chair (voile) dans la perfection de la condition spirituelle. Ces poteaux étaient construits de façon à illustrer cela pleinement. Ils étaient recouverts d'or, représentant la nature divine mais ils ne reposaient pas sur des socles de cuivre – ne dépendant plus d'aucune condition humaine - ils reposaient sur des socles d'argent (réalité, sincérité, vérité) et semblent nous dire : lorsque vous pénétrerez en dedans de ce voile vous serez parfaits - réellement et véritablement de nouvelles créatures. - Ex. 26 : 32.

 La Table d'Or qui, dans le "Saint", portait les pains de proposition, représentait l'Eglise comme un tout – y compris Jésus et les apôtres - tous les sanctifiés en Christ qui servent "en portant la parole de vie" (Phil. 2:16). Le grand travail de la véritable Eglise, durant cet Age, a été de nourrir, de fortifier et d'éclairer tous ceux qui entrent dans la condition spirituelle d'alliance. L'Epouse de Christ doit se 'tenir prête (Apoc. 19:7). Le témoignage au monde durant l'Age présent est tout à fait secondaire et accidentel. La pleine bénédiction du monde suivra, au "propre temps" de Dieu, lorsque l'Age de l'Evangile (le Jour de réconciliation antitype avec ses offrandes pour le péché) sera terminé [Note II].

 Le Chandelier d'Or, qui se trouvait placé du côté opposé à la Table d'or, et qui éclairait tout ce qui était dans le "Saint", était d'or, forgé au marteau tout d'une pièce. Il avait sept branches, dont chacune soutenait une lampe, ce qui faisait sept lampes en tout - soit un nombre parfait ou complet. Cela représentait l'Eglise entière, depuis la Tête, Jésus, jusque et y compris le dernier membre du "Petit Troupeau", qu'il retire du milieu des hommes pour les faire participants de la nature divine (l'or). Notre Seigneur dit : " Les sept chandeliers que tu as vus sont les sept églises (Apoc. 1 : 20) -, l'église unique dont les sept stages ou développements furent symbolisés par les sept congrégations de l'Asie Mineure (Apoc. 1:11). Oui, ce chandelier représentait l'Eglise entière des premiers-nés - non pas l'église nominale, mais la véritable Eglise, celle dont les noms "ont écrits dans les cieux - les vrais porte flambeaux - la " Sacrificature Royale ".

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 Sa forme était un travail merveilleux - à un fruit et une fleur succédaient un fruit et une fleur - ce qui représentait que, du premier au dernier membre, la véritable Eglise est belle et féconde. La lampe placée au sommet de chaque branche était façonnée en forme d'amande ; nous en verrons la signification, lorsque nous considérerons celle de la verge d'Aaron.

 La lumière de cette lampe était produite par de l'huile d'olives "battue" ou raffinée ; et les lampes devaient être gardées toujours allumées. Cette huile était le Symbole du Saint-Esprit et sa lumière représentait l'illumination sainte - l'esprit de la vérité. Les sacrificateurs seuls jouissaient de sa lumière, car il n'était permis à personne d'autre de la voir et d'en profiter. Ainsi était représenté l'esprit ou la mentalité de Dieu, donné pour éclairer l'Eglise sur les choses profondes de Dieu qui sont entièrement cachées à l'homme naturel (1 Cor. 2:14), quand bien même il est un croyant - un homme justifié (un Lévite). Seuls ceux qui sont vraiment consacrés, la "Sacrificature Royale", sont autorisés à voir cette lumière profondément cachée dans le "Saint". Les sacrificateurs, (le Corps consacré de Christ) ont toujours accès dans le "Saint" ; c'est leur droit et leur privilège ; elle a été projetée pour eux (Héb. 9:6). La classe lévitique ne peut pas voir ce qui est en dedans, à cause du voile de l'esprit [« mind » - trad.] humain qui se met entre elle et les choses sacrées; la seule manière d'écarter ce voile est de consacrer et de sacrifier totalement la volonté et la nature humaines.

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 Les lampes devaient être mouchées et remplies chaque matin et chaque soir par le Souverain Sacrificateur - Aaron et ses fils qui lui succédaient dans sa charge (Ex. 27:20, 21 ; 30:8). Ainsi notre Souverain Sacrificateur nous remplit journellement, de plus en plus, de l'esprit de Christ, et nettoie les scories de la vieille nature - la mèche par laquelle le saint Esprit opère.

 

SACRIFICATEURS ET LÉVITES-ANTITYPES.

 N'avons-nous pas été quelquefois embarrassés de savoir pourquoi certaines personnes religieuses ne peuvent voir autre chose que des choses naturelles, ne peuvent discerner les profondes vérités spirituelles de la Parole ? Pourquoi elles peuvent discerner le rétablissement pour les hommes naturels, mais ne peuvent pas voir l'appel divin, céleste ? Ces leçons du Tabernacle nous montrent pourquoi il en est ainsi. Ils sont frères dans la justification, de la "maison de la foi", mais non frères en Christ - n'étant pas pleinement des consacrés, - n'étant pas des sacrificateurs. Ils sont des Lévites - dans le "Parvis", ne s'étant jamais consacrés, comme sacrificateurs, pour sacrifier leurs droits et leurs privilèges humains ; par conséquent, ils ne peuvent entrer dans le "Saint", ni voir les choses qui n'ont été préparées que pour la classe sacerdotale. "Ce que l'œil [naturel] n'a pas vu, et que l'oreille n'a pas entendu, qui n'est pas monté au cœur de l'homme, les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Mais Dieu nous les a révélées [à nous qui par la consécration sommes devenus de "nouvelles créatures", appelés à devenir " participants de la nature divine "] par son Esprit [la lumière de la lampe], parce que l'Esprit sonde [révèle] toutes choses, même les choses profondes [cachées] de Dieu". - 1 Cor. 2:9,10.

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 L'Eglise nominale a toujours renfermé à la fois les classes justifiée et sanctifiée - des Lévites et des Sacrificateurs - aussi bien que des hypocrites. Certaines parties des lettres de l'Apôtre Paul étaient adressées à la classe justifiée (Lévites) qui n'était pas entièrement consacrée. Ainsi, il écrit aux Galates que "ceux qui sont de Christ ont crucifié la chair avec ses affections et ses convoitises" (Gal. 5:24). Il semble impliquer ainsi que quelques-uns, seulement d'entre eux s'étaient soumis à l'appel de l'Evangile pour le sacrifice - la crucifixion de la chair.

 C'est dans le même sens qu'il écrit aux Romains (12:1) : "Je vous exhorte, donc, frères [croyants - justifiés par la foi en Christ - des Lévites], par les compassions de Dieu [manifestées dans notre justification par Christ], à présenter vos corps en sacrifice vivant [que vous vous consacriez entièrement - devenant ainsi des sacrificateurs], saint, agréable à Dieu". Tous ceux qui, de cœur, renoncent au péché et acceptent la grâce de Dieu en Christ sont justifiés gratuitement par la foi en Jésus, - Dieu les acceptant comme s'ils étaient sans péché, ou saints. Et Dieu a déclaré lui-même qu'il veut accepter par Christ de tels sacrificateurs et leurs offrandes durant ce Jour de réconciliation (l'Age de l'Evangile) et jusqu'à ce que le nombre des élus de la sacrificature royale soit complété. C'est "maintenant le temps favorable" - le temps où de telles offrandes seront acceptées. Comme nous l'avons vu, Dieu acceptera les sacrifices du monde, et ce sera toujours la seule bonne course à poursuivre, - rendre à l'Eternel leurs êtres rachetés. Mais, lorsque cet Age sera terminé, le sacrifice jusqu'à la mort et les souffrances ne seront plus permis - de tels sacrifices seront impossibles lorsque le nouvel Age et ses règlements auront été inaugurés.

 Il semble évident que, de beaucoup, la grande proportion des membres des églises primitives (beaucoup plus encore dans le mélange mondain moderne, la "Babylone" de confusion du jour présent) n'étaient pas consacrés jusqu'à la mort, et par conséquent ne faisaient pas partie de la "sacrificature royale antitype, mais étaient simplement des Lévites, faisant le service du Sanctuaire, mais ne sacrifiant pas.

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 En jetant un coup d'œil en arrière sur le type dans la Loi, nous trouvons qu'il y avait 8.580 Lévites établis dans le service typique, tandis qu'il n'y avait que cinq sacrificateurs désignés pour la sacrificature typique (Nomb. 4:46-48 ; Ex. 28:1). Il se pourrait qu'il en soit de ceci comme de beaucoup d'autres aspects des "figures", et qu'il y avait là une intention d'illustrer la proportion des croyants justifiés et de ceux qui se sont sacrifiés et se sont consacrés. Bien que de nos jours l'église nominale se chiffre par millions, cependant en ne comptant pas les hypocrites, et en supposant que sur dix-sept cents croyants un seul soit un sacrifice vivant (c'est bien peu, et cependant c'est dans une proportion exacte avec le type), il paraît tout à fait évident que le Seigneur ne se trompait pas lorsqu'il déclarait que (la " Sacrificature Royale ") ceux qui recevraient le Royaume seraient "un petit troupeau.') (Luc 12:32). Et lorsque nous nous rappelons que, sur les cinq sacrificateurs, deux furent détruits par l'Eternel comme symbole de la mort (*) des sacrificateurs négligents et infidèles, nous trouvons que la proportion de 3 sacrificateurs à 8.580 lévites n'est seulement que d'un sur

2.800,

 (*) (Note parue dans l'édition anglaise de 1915) : Quand nous arrivons, à discerner plus clairement le haut degré de caractère exigé "de tous ceux auxquels sera toujours accordée la vie éternelle sur un plan quelconque, et combien peu semblent faite sérieusement profession d'amour parfait ou d'efforts pour y parvenue comme principe directeur de leurs vies, nous sommes conduit à nous demander si les deux fila d'Aaron qui furent détruite par l'Eternel ne le furent pas à dessein pour typifier la grande proportion des consacrés et des engendrés de l'esprit qui n'atteignirent pas au haut niveau du cœur nécessaire, et qui, en conséquence, ne seront dignes de quelque vie que ce soit, mais, au contraire, sombreront dans l'oubli - la seconde mort. (Note 1)

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 Le fait que nous voyons des croyants qui s'efforcent de mettre de côté leurs péchés n'est pas une preuve qu'ils sont des "sacrificateurs", parce que les Lévites, tout aussi bien que les sacrificateurs, doivent pratiquer la "circoncision du cœur" - "rejetant les impuretés (péchés] de la chair". Tout cela est symbolisé par la Cuve d'eau qui se trouvait dans le "Parvis", et dans laquelle à la fois les sacrificateurs et les Lévites se lavaient. Un esprit de douceur, de bonté, de bienveillance et de moralité, n'indique pas toujours non plus une consécration à Dieu. Ces qualités appartiennent à un homme naturel parfait (l'image de Dieu), et, occasionnellement, elles survivent, en partie, aux ruines de la chute. Mais il n'est pas rare que de telles marques évidentes, dans l'église nominale, tiennent lieu de preuves d'une pleine consécration.

 De même, lorsque nous voyons des croyants qui se consacrent à quelque bonne œuvre de réforme politique ou morale, cela n'est que la preuve qu'ils se sont consacrés à une œuvre, et n'implique pas qu'ils se sont consacrés à Dieu. Quel que soit le travail à accomplir, la consécration à Dieu dit : "Je prends mes délices à faire ta volonté, ô Dieu. Ta volonté - la tienne seule – soit faite". Alors, la consécration à Dieu assurera une recherche de son plan révélé dans sa Parole, afin que nous puissions être capables de nous dépenser et d'être dépensés pour lui dans son service, d'accord avec son plan tel qu'il l'a arrangé et révélé.

 Ne soyons donc pas étonnés s'il y en a si peu qui soient amenés à voir les glorieuses beautés à l'intérieur du Tabernacle : il n'y a que les sacrificateurs qui peuvent les voir. Les Lévites n'en savent que ce qui leur en est dit. Ils n'ont jamais vu la lumière cachée et sa beauté ; ils n'ont jamais mangé des " pains de proposition ", ni offert l'encens agréable sur "l'Autel d'or". Non ! pour jouir de cela ils doivent passer de l'autre côté du "Voile" dans une entière consécration à Dieu, par le sacrifice durant le Jour de réconciliation.

127

 L'Autel d'Or qui était dans le " Saint " semblerait représenter le "Petit Troupeau", l'Eglise consacrée dans sa condition actuelle de sacrifice. De cet autel monte le suave encens qui est agréable à Dieu par Jésus Christ - les services volontaires des sacrificateurs : leurs louanges, leur obéissance volontaire - toutes choses qu'ils font à la gloire de Dieu. Ceux qui offrent ainsi un encens agréable à Dieu (1 Pi. 2:5) viennent véritablement dans l'intimité de leur Père - tout près du "Voile" qui les sépare du "Très Saint" et, s'ils ont des requêtes à adresser ils peuvent les présenter avec l'encens - "beaucoup de parfums' avec les prières des saints" (Apoc. 8:3). Les prières de ces sacrificateurs de Dieu sont efficaces. Notre Seigneur Jésus gardait l'encens continuellement brûlant, et il pouvait dire : " Je sais que tu m'exauces toujours " (Jean 11: 42). C'est ainsi que les sacrificateurs, "membres de son Corps", seront toujours entendus s'ils offrent continuellement l'encens de la foi, de l'amour et de l'obéissance à Dieu, mais aucun de ceux qui ne gardent pas leur alliance, ne doit s'attendre à ce que ses requêtes soient reconnues - "Si vous demeurez en moi et que mes paroles [aies enseignements] demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez et il vous sera fait" (Jean 15:7). La nécessité d'une claire conception des enseignements" de Christ pour nous guider dans nos requêtes et nos désirs, afin que nous ne "demandions" pas "mal", et en désaccord' avec le plan de Dieu, est clairement montrée par ce passage, mais elle est rarement remarquée,

 Par les types que nous avons précédemment considérés, nous avons appris quelque chose de la gloire du "Très Saint" (la condition divine parfaite) de laquelle aucun homme ne peut approcher (1 Tim. 6:16), mais dans laquelle les "nouvelles créatures en Christ Jésus", rendue" participantes de la nature divine - viendront finalement, lorsque le Corps de Christ entier, la " Sacrificature Royale" aura achevé l'offrande de l'encens et que le nuage de parfum les précédant en la présence de Jéhovah leur permettra de vivre au delà du "Voile", étant rendues agréables à Dieu, par Jésus-Christ, leur Seigneur.

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DANS LE TRÈS-SAINT

 L'Arche de l'Alliance ou "Arche du Témoignage ", était le Seul meuble qui se trouvait dans le Très-Saint (Voyez  Héb. 9:2 à 4 et les annotations de la Diaglott et de la version française Crampon); son nom suggère qu'elle est la matérialisation du plan de Jéhovah, plan qu'il s'était proposé en lui-même avant le commencement de la création -, avant que le plus petit développement de son plan fût commencé. Elle représentait l'éternel dessein de Dieu - l'arrangement prévu des richesses de sa grâce pour l'humanité dans le Christ (Tête et Corps) - " le mystère caché ". C'est pourquoi l'arche représente Christ Jésus et son épouse le "Petit Troupeau" qui doivent devenir participants de la nature divine et être revêtus de puissance et d'une grande gloire - le prix de notre haut appel - la joie placée devant notre Seigneur, et devant tous les membres de son Corps.

 Comme nous l'avons déjà dit, c'était un coffre rectangulaire, recouvert d'or, représentant la nature divine accordée à l'Eglise glorifiée. Il contenait les deux Tables de la Loi (Deut. 31:26), fa Verge d'Aaron qui avait fleuri (Nom. 17:8), et le Vase d'or plein de manne (Ex. 16:32). La Loi montrait comment le Christ Subirait pleinement toutes les exigences de la Loi parfaite de Dieu, et aussi qu'il recevrait de plein droit l'autorité légale comme exécuteur de la Loi.

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 La justice de la Loi fut réellement accomplie en notre Tête, et elle est aussi considérée comme accomplie en toutes les nouvelles créatures en Christ, "qui marchent, non selon la chair, mais selon l'Esprit"; c'est-à-dire, qui marchent dans l'obéissance au nouvel esprit (Rom. 8:1). Les infirmités de la vieille nature, que nous crucifions Journellement, ayant été couvertes une fois, par le prix payé pour notre rançon, ne nous sont plus de nouveau imputées - aussi longtemps que nous demeurons en Christ.

 Quand il est écrit que la "justice de la loi est accomplie en nous", cela signifie que la fin de notre course (la perfection), est portée à notre compte parce que nous marchons après ou vers cette perfection réelle qui, lorsque nous l'aurons atteinte, sera la condition du "Très-Saint", représentée par l'Arche de l'Alliance.

 

LE CONTENU DE L'ARCHE

 La " Verge d'Aaron qui avait fleuri" montrait le caractère d'élus de tout le Corps de Christ, comme membres de la "Sacrificature Royale". Lorsque nous lisons Nombres 17, nous voyons que la verge fleurie signifiait l'acceptation par Jéhovah, d'Aaron et de ses fils - la sacrificature typique, représentants de Christ et de l'Eglise - comme étant les seuls individus qui puissent remplir l'office de médiateur du sacrificateur. Cette verge représentait donc l'acceptabilité de la "Sacrificature royale" : - le Christ, Tête et Corps. La verge avait fleuri et porté des amandes. L'amandier a ceci de particulier que les fruits en formation apparaissent avant les feuilles. Il en est de même pour la "Sacrificature royale" : ils sacrifient ou commencent à porter du fruit avant que les feuilles des manifestations ne paraissent.

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 Le Vase d'Or plein de manne représentait l'immortalité comme étant une des possessions du Christ de Dieu. Sans doute notre Seigneur Jésus faisait-il allusion à cela lorsqu'il dit : "A celui qui vaincra je lui donnerai à manger de la manne cachée". - Apoc. 2:17.

 La manne était le pain qui vint des cieux pour soutenir la vie d'Israël. Elle représentait le pain vivant que Dieu envoya au monde par Christ. Mais de même qu'il était nécessaire que les Israélites récoltassent chaque jour cette manne, sinon ils auraient été dans le besoin et seraient morts de faim, ainsi le monde devra s'approvisionner constamment de vie et de grâce, s'il veut vivre éternellement.

A ceux qui deviennent cohéritiers de Christ, membres du Corps oint, Dieu fait une offre spéciale d'une, sorte de manne particulière, la même et cependant différente de celle qui est donnée aux autres - "la manne cachée". Une particularité de la manne de ce vase c'était d'être incorruptible, illustrant ainsi très bien la condition immortelle et incorruptible promise à tous les membres de la "Semence" - l'Eglise. La manne, ou soutien de la vie, envoyée à Israël n'était pas incorruptible, et c'est à cause de cela qu'on devait la ramasser chaque jour. Ainsi ceux du monde qui obéiront et qui seront bientôt reconnus comme de vrais Israélites seront pourvus de la vie éternelle, mais sous la condition de s'en approvisionner et de la renouveler ; tandis qu'aux membres du "Petit Troupeau" qui sous les conditions actuelles défavorables, sont de fidèles "vainqueurs", il sera donné une part incorruptible l'immortalité. - Apoc. 2:17.

 Ici donc, dans l'Arche d'or, était représentée la gloire qui doit être révélée dans le divin Christ : dans la verge fleurie, la sacrificature choisie de Dieu ; dans les tables de la Loi, le juste Juge; dans la manne incorruptible du Vase d'or, l'immortalité, la nature divine. Au-dessus de cette Arche, et lui constituant un couvercle ou chapiteau, se trouvait :

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 "Le Propitiatoire", table d'or massif aux deux extrémités de laquelle, et du même morceau de métal, étaient formés deux chérubins avec leurs ailes étendues comme s'ils étaient prêts à voler, leurs faces tournées vers le centre de la table sur laquelle ils se trouvaient placés. Entre les chérubins, sur le "Propitiatoire", une brillante lumière représentait la présence de Jéhovah.

 Comme l'Arche représentait le Christ, ainsi le "Propitiatoire", la Lumière glorieuse et les Chérubins, représentaient ensemble Jéhovah Dieu - la "Tête du Christ c'est Dieu" (1 Cor. 11 : 3). Il en est de Jéhovah comme de Christ : il est ici représenté par des choses qui illustrent les attributs de son caractère. La lumière, appelée la " gloire de la Shékinah ", représentait Jéhovah lui-même comme la Lumière de l'univers, de même que Christ est la Lumière du monde. Cela est abondamment témoigné par de nombreux passages bibliques : "Toi, qui es assis entre les chérubins, fais luire ta splendeur". - PS. 80 :1; 1 Sam. 4:4; 2 Sam. 6:2; Esaïe 37:16.

 Les humains ne peuvent entrer dans la présence de Jéhovah : c'est pourquoi les sacrificateurs royaux, Tête et Corps, représentés par Aaron, doivent devenir de nouvelles créatures, " participants de la nature divine ", (ayant crucifié et enseveli la nature humaine), avant de pouvoir paraître dans la présence de cette gloire excellente.

 La plaque d'or appelée le "Propitiatoire", (parce que c'est dessus que le Sacrificateur offrait le sang des sacrifices qui était la propitiation ou satisfaction des exigences de la justice divine), représentait le principe immuable du caractère de Jéhovah - la justice. Le trône de Dieu est basé ou établi sur la Justice. "La justice et le jugement sont les bases de ton trône". - PS. 89:14 ; Job 36:17; 37:23 ; Esaïe 56:1 ; Apoc. 15:3

132

 L'apôtre Paul emploie le mot grec (hitasterion} pour propitiatoire, lorsqu'en parlant de notre Seigneur Jésus, il dit : - "Que Dieu a présenté pour propitiatoire (*) [ou siège de miséricorde]... afin de montrer sa justice... en sorte qu'il soit juste et justifiant celui qui est de la foi de Jésus". - D. (Rom. 3:25, 26). La pensée émise ici est d'accord avec ce qui a été présenté plus haut. La Justice, la Sagesse, l'Amour et la Puissance sont de Dieu, aussi bien que le plan par lequel tous ceux-ci coopèrent au salut humain : mais il a plu à Dieu que toute sa propre plénitude habitât en son Fils bîen-aimé, notre Seigneur Jésus, et soit représentée par lui à l'humanité. Ainsi, dans le type, le Souverain Sacrificateur sortant du Très Saint, était le vivant représentant de la Justice, de la Sagesse, de l'Amour et de la Puissance de Jéhovah envers les hommes - le représentant vivant de la miséricorde, du pardon et de l'apaisement divins. Bien que l'être divin soit voilé, caché aux yeux des humains, ses attributs divins sont destinés à être manifestés à tous les hommes par notre grand Souverain Sacrificateur, qui, comme le vivant propitiatoire s'approchera de l'humanité à la clôture de cet Age et fera comprendre, à tous, les richesses de la grâce divine.

(*) Le mot hilasterlon a été mal traduit par quelques traducteurs de la version commune de la Bible par " propitiation ".

Le mot hilasmos qui signifie satisfaction, est convenablement traduit par propitiation en- 1 Jean 2 : 3 et 4 : 10.

 Les deux Chérubins représentaient deux autres éléments du caractère de Jéhovah tels qu'ils sont révélés dans sa Parole ; c'est-à-dire, l'Amour divin et la Puissance divine. Ces attributs, la Justice, principe fondamental et l'Amour et la Puissance de la même qualité ou essence, et extraits d'elle (la Justice) sont en parfaite harmonie. Ils sont tous faits d'une seule pièce ; ils sont tout a fait un; ni l'amour, ni la puissance ne peuvent s'exercer avant que la Justice n'ait été pleinement satisfaite. Alors ils voleront pour aider, pour relever et pour bénir. Ils sont prêts à prendre leur vol, mais attendent, regardant à l'intérieur vers le " propitiatoire ", vers la Justice, pour savoir quand il faudra agir.

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 Lorsque le Souverain Sacrificateur s'approchait avec le sang des sacrifices de réconciliation, il n'en répandait pas sur les Chérubins.

 Non : la Puissance divine, pas plus que l'Amour, ne réclament le sacrifice ; c'est pourquoi il n'était pas nécessaire que le Souverain Sacrificateur aspergeât les Chérubins. De même que c'est la Justice qui a dit : " Le salaire du péché, c'est la mort ", c'est cette même Justice ou cette qualité ou attribut de Dieu qui ne veut par aucun moyen acquitter le coupable. Quand, par conséquent, le Souverain Sacrificateur, voudrait donner une rançon pour les pécheurs, c'est à la Justice qu'elle doit être payée. De là apparaît la convenance de la cérémonie consistant à répandre le sang sur le Siège de miséricorde – le PROPITIATOIRE.

 L'amour fit naître le plan de rédemption tout entier. C'est parce que Dieu a tant aimé le monde qu'il a envoyé son Fils unique pour le racheter en payant à la Justice le prix de sa rançon. Ainsi l'Amour a été actif, préparant la rédemption depuis que le péché est entré; et même "avant la fondation du monde". - 1 Pierre 1 : 20.

" L'Amour d'abord trouva la voie pour sauver l'homme pécheur. "

 Lorsque les sacrifices du Jour de réconciliation (taureau et bouc) sont terminés, l'Amour, attend pour voir les résultats de son plan. Quand le sang est versé, la Justice crie : " C'est assez, tout est accompli." Alors le moment arrive où l'Amour et la Puissance pourront agir, et ils prendront leur vol pour bénir la race rachetée. Lorsque la Justice est satisfaite, la Puissance commence son action de concert avec l'Amour, en employant le même agent - Christ, l'Arche ou sûr dépositaire des faveurs divines.

134

 La parenté et l'unité de cette famille divine - le Fils et son Epouse, représentés par l'Arche, en harmonie et unité avec le Père, représentées par le Couvercle étaient montrées par ce fait que le Propitiatoire était le couvercle de l'Arche, et en était ainsi une partie – son sommet ou sa Tête. De même que la Tête de l'Eglise est Christ Jésus, ainsi la Tête du Christ dans son entier, est Dieu (1 Cor. 11:3). C'est là l'unité pour laquelle Jésus priait, disant : " Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés " - " afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous et que le monde croie [alors] ". Jean 17 : 9, 21.

 LE SACRIFICATEUR DOIT ÊTRE SANS TACHE

 Il est significatif également que tout membre de la sacrificature qui avait une tare à l'œil, à la main, au nez, au pied, ou quelque part, ne pouvait remplir la charge de Sacrificateur (Souverain Sacrificateur), pas plus que celui qui avait quelque superfluité, tel qu'un doigt de plus à la main ou au pied. Cela enseigne que chaque membre du Corps de Christ glorifié, sera complet - il n'y manquera rien ; et aussi que dans ce " Petit Troupeau " il n'y en aura ni un de plus, ni un de moins, mais exactement le nombre préconnu et pré-ordonné. Lorsque le Corps de Christ sera définitivement complet il n'y sera plus ajouté personne, - aucune superfluité. C'est pourquoi, tous ceux qui ont été " appelés " par ce " haut-appel ", à devenir membres, chacun en particulier, du Corps de Christ, et qui l'ont accepté, doivent rapidement chercher à affermir (comme membres de ce " Petit Troupeau ") leur appel et leur élection, en courant pour obtenir le prix. Si quelqu'un par son insouciance, manque d'atteindre le prix, quelqu'un d'autre le gagnera à sa place, parce que le Corps doit être complet; il n'y manquera aucun membre, et il ne doit y en avoir aucun de superflu. " Prends garde que personne ne ravisse ta couronne ". - Apoc. 3 :11

.LE MYSTÈRE CACHÉ DÈS LES AGES ET DÈS LES GÉNÉRATIONS"

COL. 1 : 26.

 

 C'est une chose surprenante pour quelques-uns, que la gloire et la beauté du Tabernacle - sa clôture d'or, son ameublement d'or, merveilleux et si riche, ses voiles d'un si curieux travail - étaient si complètement couverts et cachés aux yeux du peuple ; que même la lumière solaire venant du dehors en était exclue - sa seule lumière étant la Lampe du Saint et la gloire de la Shékinah du Très Saint. Mais cela est en parfaite harmonie avec les leçons que nous avons reçues de ses services. De même que Dieu avait couvert le type et caché sa beauté sous des courtines de tissus grossiers et de peaux de chèvres déplaisantes, ainsi les gloires et les beautés des choses spirituelles ne sont vues seulement que par ceux qui entrent dans la condition consacrée - la " Sacrificature Royale ". Ceux-là entrent dans un état caché, mais glorieux, qui n'est pas apprécié par le monde ni par ceux qui sont en dehors. Leurs glorieuses espérances ainsi que leur état de " nouvelles-créatures » sont cachés pour leurs compagnons.

 

Ceux-ci sont de divine race

Tous enfants de l'éternel Roi ;

Héritiers des biens de la grâce

Ils sont Heureux sous cette loi.

 

Pourquoi sont-ils sans apparence.

Persécutés, désapprouvés ?

Ils apprennent l'obéissance,

L’amour, avant d'être élevés.